44 000 EUROS IMPAYÉS : UNE ENTREPRISE AUDOISE EN DANGER APRÈS UN CONTRAT AVEC UNE SOCIÉTÉ ESPAGNOLE11/11/2025 ILS ONT TOUT PERDU À CAUSE D’UNE SOCIÉTÉ ÉTRANGÈRE : UN COUP DE POIGNARD POUR UNE PME AUDOISE À Capendu, à vingt minutes de Carcassonne, David et Candy Lacote vivent une descente aux enfers que rien n’annonçait. Leur entreprise de transport, créée en 2010, fonctionnait sans bruit. Une PME locale comme il en existe des milliers, discrète, efficace, dédiée à ses clients et à ses salariés. Quinze ans d’efforts balayés par une société espagnole aujourd’hui en liquidation judiciaire. Et un couple qui se bat pour ne pas tout perdre. Car au-delà d’un cas isolé, l’histoire soulève une question lourde : comment des PME françaises, fragiles mais essentielles, peuvent-elles résister aux erreurs — ou aux abus — d’acteurs internationaux beaucoup plus puissants ? Tout bascule en février 2022. La société espagnole Logistique & Distribution France JL Pantoja, sous-traitante d’Ikea, missionne l’entreprise audoise pour livrer des meubles chez des particuliers dans l’Aude, le Tarn, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales. Un contrat ambitieux, prometteur. Sauf que Pantoja gère elle-même l’auto-facturation. « Ils éditaient nos factures, mais sans appliquer les tarifs fixés dès le début du contrat », raconte Candy Lacote. Les écarts s’accumulent : 44 000 euros d’impayés, chiffre établi par leurs propres factures rectificatives. Malgré les relances, malgré un entretien en décembre 2023 où le directeur local reconnaît les erreurs, un seul règlement tombe : 2 766,05 euros, en avril 2024. Puis plus rien. Silence complet. Le coup de massue arrive presque par accident. En octobre 2024, convaincus que Pantoja tente d’échapper à ses obligations, les Lacote envoient une lettre recommandée. Réponse : la société cesse son activité en France. Mais aucune mention de la liquidation judiciaire. Ce n’est que le 24 juillet 2024 qu’ils apprennent, « par hasard », que Pantoja est en liquidation… depuis mars 2025. Personne ne les a informés. Ils se retrouvent hors délai pour déclarer leur créance. Ils déposent alors une requête en relevé de forclusion devant le tribunal de commerce de Narbonne. Audience le 23 octobre 2025. « Le juge a été attentif, on espère la décision officielle qui nous permettra enfin de déclarer notre créance », souffle David. Mais déclarer une créance n’assure pas qu’il y aura de l’argent. Si les fonds manquent dans la liquidation espagnole, ils ne toucheront rien. Conséquence directe : leur entreprise est en redressement judiciaire depuis novembre 2024. Ils ont dû licencier trois salariés sur six. Certains fourgons sont immobilisés faute de missions. Aujourd’hui, ils ne travaillent plus que localement, pour quelques enseignes – C Chez Vous, But, Château d’Ax, Lapeyre ou encore Promen – en espérant décrocher de nouveaux contrats. « Nous n’avons pas les moyens de payer un avocat. On se bat juste pour survivre », confie Candy, qui cumule en parallèle un emploi à la mairie de Capendu. Pour tenir, ils ont même créé une cagnotte en ligne. Dernier recours avant l’arrêt définitif. Quinze ans de travail suspendus au verdict d’un tribunal, et à l’éventuelle existence de fonds dans une liquidation dont ils ont été tenus à l’écart. La situation des Lacote révèle l’angle mort des circuits de sous-traitance internationaux. Des PME locales, solides, finissent fragilisées par des décisions d’entreprises étrangères qui échappent aux contrôles. Où sont les garde-fous lorsque des auto-facturations erronées privent une petite entreprise de sa trésorerie ? Comment protéger des employeurs qui, comme les Lacote, créent des emplois plutôt que des dettes ? La justice dira si leur créance est recevable. Reste à savoir si elle sera payée. Ce qu’il faut retenir, c’est l’urgence d’un cadre qui rééquilibre les rapports de force. Parce que derrière les contrats européens, il y a des vies, des familles, des PME qui n’ont pas d’autres filet que leur bonne foi. _________________________________ Jean Michel JUMEAU, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci LIMOUX : POLE CULTUREL, AMBITIONS AFFICHÉES ET PREMIÈRES POLÉMIQUES – LE PROJET SOUS LA LOUPE10/11/2025 CULTURE, PARKING ET POLITIQUE : LE CHANTIER QUI ENFLAMME LIMOUX Un chantier à 29 millions d’euros, dix ans de gestation, un bâtiment présenté comme « stratégique » pour l’avenir du territoire. Ce Pôle culturel de Limoux, inauguré lors du Salon des maires de l’Aude, devait être la vitrine du renouveau local. Pourtant, dès le premier événement, l’équipement débute dans un climat tendu : stationnement saturé, habitants excédés, bataille politique. À peine ouvert, « La Tuilerie » cristallise les attentes, les critiques, et une question : ce projet servira-t-il réellement les Limouxins ? Pour ses défenseurs, à commencer par Pierre Durand, maire de Limoux et président de la communauté de communes, le projet est d’abord un choix de territoire. « Maîtriser une emprise exceptionnelle et préserver un site chargé d’histoire », explique-t-il. Dès 2008, la collectivité acquiert l’ancienne tuilerie. Sept ans plus tard, le travail architectural démarre. Objectifs annoncés : centraliser les services intercommunaux répartis jusque-là dans des bâtiments vieillissants, créer une salle de diffusion polyvalente, et offrir enfin une école de musique adaptée à ses 300 élèves. L’investissement est lourd, mais selon l’élu, anticipé : « Dix ans de préparation pour ne pas compromettre les finances. » La salle de diffusion, elle, assume ses ambitions : 3 000 places debout, gradins modulables, scène mobile, et promesse d’accueillir des spectacles qu’on ne pouvait pas faire venir à Limoux faute de jauge suffisante. « Les habitants attendaient cet écrin », assure Durand, convaincu que cette structure sera « un fer de lance pour l’attractivité du territoire ». Mais à peine inauguré, le site se heurte à la réalité. Le parking du Pôle culturel se révèle trop petit pour absorber le flux des visiteurs. Les rues du quartier Saint-Antoine débordent de voitures, les résidents perdent leurs places de stationnement, et le ton monte sur les réseaux sociaux. Au même moment, des familles de gens du voyage s’installent sur le parking voisin de l’EHPAD, en l’absence d’aménagement achevé sur l’aire qui leur était destinée depuis… 2019. Au-delà du désordre, une question : comment un projet pensé comme structurant a-t-il pu négliger un point aussi concret que la circulation et l’accueil du public ? L’opposition dénonce une « conception déconnectée du terrain ». Pour Maxime Bot (RN) ou encore Frédérique Garrigue, Christophe Bachère et Pierre Bac (LR), la dérive est plus profonde : « 29 millions pour un projet qui débute dans le chaos, c’est le symbole d’une gouvernance hors-sol », accusent-ils. La critique politique s’intensifie lorsque l’inauguration voit les premiers rangs occupés quasi exclusivement par des élus de gauche, déclenchant chez l’opposition la dénonciation d’une « appropriation partisane d’un équipement financé par tous ». La querelle ne s’arrête pas là. L’opposition pointe « la communication luxueuse » autour du projet, financée via un publi-reportage dans la presse locale. Durand rétorque : « On parle de culture, pas de rentabilité. » Selon lui, l’équipement générera des recettes grâce aux locations hors programmation, et les coûts d’exploitation seront contenus par une organisation mutualisée des services. Mais les élus opposants alertent sur les charges à venir et redoutent qu’un projet culturel ambitieux se transforme en gouffre financier. Ce Pôle culturel est-il une chance ou une erreur stratégique ? La question mérite d’être posée sans caricature. Oui, disposer d’une grande salle modulable, d’une école de musique moderne et d’un siège administratif rationnel représente une avancée pour l’offre culturelle et pour le service public local. Non, commencer avec un site inaccessible, un voisinage en colère et un lancement politisé ne permet pas d’embarquer la population. Un équipement public n’est jamais seulement une architecture : c’est un usage. Et il ne réussit que si les habitants le prennent en main. La Tuilerie peut devenir un outil puissant de dynamisation culturelle et sociale. Mais seulement si la collectivité corrige dès maintenant les angles morts : mobilité, transparence budgétaire, dialogue avec les riverains. La balle est dans le camp des élus. Feront-ils de ce début chaotique un incident de parcours ou le symptôme d’un projet déconnecté ? À Limoux, l’avenir du Pôle culturel se jouera désormais sur sa capacité à prouver sa nécessité… et son utilité quotidienne. _________________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CARCASSONNE PRIVÉE DE SON CIEL BELGE : RYANAIR SUSPEND LA LIGNE VERS BRUXELLES À partir du 24 octobre, plus aucun avion ne décollera de Carcassonne en direction de Bruxelles-Charleroi. Ryanair suspend la liaison jusqu’à fin mars, invoquant la hausse de 180 % de la taxe de solidarité aérienne votée dans le dernier budget. Un coup d’arrêt qui tombe mal pour l’économie locale et l’attractivité du territoire, alors que cette ligne drainait à la fois des touristes belges et des voyageurs audois en quête de mobilité européenne. Derrière ce bras de fer fiscal, c’est tout un bassin qui se retrouve en suspens, dépendant des décisions d’une compagnie low-cost. La compagnie irlandaise avait prévenu : en mars dernier, elle avait brandi la menace de supprimer 25 liaisons et 750 000 sièges en France. Carcassonne paie aujourd’hui l’addition. « On ne peut pas dire que ce soit une bonne nouvelle », reconnaît Cyril Dall’ava, directeur de l’aéroport. Il rappelle toutefois que la suspension intervient pendant la saison creuse, avec seulement deux rotations par semaine, ce qui limite l’impact immédiat. Mais l’inquiétude demeure : Bruxelles reste une destination stratégique, tant pour le tourisme que pour les échanges économiques. Dans le même temps, d’autres aéroports régionaux – Brive, Bergerac, Strasbourg – subissent la même cure d’austérité aérienne. Un contexte qui nourrit la fragilité structurelle des petits aéroports, déjà accusés de dépendre trop fortement d’un seul opérateur. Les élus locaux tentent de relativiser, tout en préparant la riposte. Régis Banquet, président de Carcassonne Agglo, promet des investissements sur la piste et des discussions avec d’autres compagnies. « Il faut diversifier l’offre et ne plus être pris en otage par les soubresauts de Ryanair », plaide-t-il. À la Région, le vice-président chargé des transports assure qu’aucune discrimination particulière n’est à déplorer, mais regrette l’absence totale de communication de la compagnie. Au fond, la question dépasse la simple saisonnalité : jusqu’à quand Carcassonne acceptera-t-elle de voir son ciel tributaire des arbitrages fiscaux et commerciaux d’un seul acteur ? La réouverture annoncée pour mars suffira-t-elle à rassurer habitants et acteurs économiques, ou révèle-t-elle une fragilité plus profonde de la desserte aérienne française en région ? _________________________________ Christopher GREEN, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱Téléchargez : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci UN TRAIN DU FUTUR SUR LA LIGNE LIMOUX-CARCASSONNE : LA RÉGION PARIE SUR LE DRAISY Et si la ligne Carcassonne-Limoux devenait un laboratoire grandeur nature pour la mobilité du futur ? C’est le pari de la Région Occitanie, qui soumettra au vote, le 3 octobre prochain, une enveloppe destinée à financer des études pour tester un train inédit : le Draisy. Totalement électrique, équipé de batteries rechargeables en gare, cet engin de nouvelle génération promet de bouleverser le quotidien des petites lignes ferroviaires. Derrière ce projet, une ambition claire : réinventer le transport régional en conciliant innovation technologique, transition écologique et viabilité économique. Imaginé par un consortium mené par l’industriel alsacien Lohr, le Draisy se distingue par sa légèreté et sa capacité à fonctionner sans caténaire. Un atout majeur sur des lignes secondaires souvent coûteuses à entretenir. Avec ses 80 places, dont 30 assises, il vise un double objectif : offrir une alternative crédible aux TER classiques tout en divisant par deux les coûts d’exploitation et de maintenance. Le vice-président de la Région, Jean-Luc Gibelin, insiste : « Il ne s’agit pas d’un train low-cost, mais d’un outil de mobilité pour le futur ». Capable de transporter des vélos et du fret léger, doté de systèmes d’aide à la conduite et de détection d’obstacles, il promet aussi de réduire les émissions de CO₂ de 10 à 20 fois par rapport aux engins actuels. Déjà testé dans le Grand Est, le Draisy suscite des retours positifs, mais il reste encore à franchir l’étape cruciale de l’expérimentation locale. Reste une question : ce pari technologique peut-il suffire à redynamiser une ligne qui peine à attirer les voyageurs ? Si les premiers trajets sont annoncés pour 2026, sous réserve de financements validés et d’études concluantes, le projet soulève déjà des enjeux plus larges. Au-delà de l’innovation, c’est la pérennité des dessertes rurales et l’accès équitable à la mobilité qui sont en jeu. Car le Draisy, aussi innovant soit-il, ne pourra être la solution miracle sans une politique globale de soutien aux petites lignes, trop souvent menacées de fermeture. Le train du futur doit donc aussi convaincre par sa capacité à répondre à une urgence très actuelle : celle de maintenir un lien vital entre les territoires. _________________________________ Christopher GREEN, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱Téléchargez : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES : LES PHARMACIENS EN GUERRE CONTRE LE DÉCRET DU 4 AOÛT La tension ne retombe pas dans les pharmacies. Moins d’un mois après une grève nationale suivie par 90 % des officines, Philippe Besset, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France, a interpellé le ministre de la Santé Yannick Neuder ce mardi 2 septembre, en marge d’une visite officielle dans l’Aude. Face au décret du 4 août réduisant les remises sur les médicaments génériques, le pharmacien de Limoux a brandi un avertissement clair : « cette mesure est un passe-droit accordé aux laboratoires » qui menace non seulement les comptes des officines mais aussi l’accès aux soins des patients. Les griefs sont précis. Le plafonnement des remises freinerait la politique du générique, pilier d’une maîtrise des dépenses de santé, tout en fragilisant les pharmacies déjà confrontées à des marges serrées. Derrière ce bras de fer budgétaire, Besset pointe des conséquences concrètes : risque de fermetures supplémentaires, surtout dans les villages ou les quartiers où l’officine reste le dernier maillon du soin de proximité. Le président de la FSPF met aussi en garde contre une opacité croissante sur les prix et des ruptures d’approvisionnement plus fréquentes. Autant de menaces qui, selon lui, s’ajoutent à une profession déjà éprouvée par les tensions sur les stocks de médicaments et la désertification médicale. L’affaire dépasse le simple rapport de force entre l’État et les pharmaciens : elle pose la question du modèle de santé que la France veut défendre. L’économie réalisée à court terme sur les génériques ne risque-t-elle pas de coûter plus cher à long terme si des territoires entiers se retrouvent privés de pharmacies ? Philippe Besset exige la suspension immédiate du décret et une « clause de revoyure » pour protéger les génériques et garantir une santé de proximité. Une demande qui place le ministre face à un dilemme : préserver les équilibres financiers du système ou sécuriser l’accès aux soins, partout et pour tous. #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole _________________________________ BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Sté Begin/Gabriel Belloc, Buzee Prod 2025 📱Téléchargez : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci L’AFPA CARCASSONNE OUVRE SES PORTES POUR PRÉPARER L’AVENIR PROFESSIONNEL À Carcassonne, le centre Afpa s’apprête à accueillir le public mardi 16 septembre pour une journée de rencontres, d’ateliers et de découvertes. Derrière ce rendez-vous en apparence institutionnel se cache un enjeu central : celui de l’emploi et de la reconversion, dans un département durement frappé par le chômage. De 9 h à 16 h 30, le site offrira aux visiteurs une immersion dans ses plateaux techniques et ses formations, avec l’objectif clair de lever les doutes, d’ouvrir des perspectives et de montrer que des solutions existent pour bâtir un avenir professionnel solide. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’Afpa, près de 73 % des stagiaires trouvent un emploi dans les six mois suivant leur formation. Une donnée qui, dans un contexte de marché du travail tendu, prend tout son sens. Le centre présentera ses formations diplômantes et certifiantes, mais aussi des dispositifs souvent méconnus comme la validation des acquis de l’expérience (VAE) ou les bilans de compétences. Les ateliers pratiques permettront de voir concrètement ce que recouvre chaque métier : gestes techniques, conditions de travail, mais aussi débouchés. L’événement s’adresse à un large public : demandeurs d’emploi, jeunes en alternance, salariés en quête de reconversion ou encore adultes cherchant à valider une expérience professionnelle. Les équipes locales répondront aussi à des questions pratiques, notamment sur le financement via le CPF ou les contrats d’alternance, en lien avec les 8 500 entreprises partenaires de l’organisme. Mais au-delà des chiffres et des dispositifs, cette journée a une portée symbolique. Dans l’Aude, où l’insertion professionnelle reste un défi majeur, l’Afpa incarne un tremplin, parfois la dernière chance pour des parcours cabossés. En 2024, plus de 7 000 alternants ont signé leur contrat grâce à cette structure, preuve de son rôle actif dans l’économie locale. En ouvrant ses portes, l’Afpa veut aussi adresser un message : chacun, quel que soit son âge ou son passé, peut trouver une voie. Car l’enjeu n’est pas seulement de former des individus, mais bien de redonner confiance et d’ancrer la solidarité dans un territoire où l’avenir dépend largement de la capacité collective à créer des opportunités. Reste une question : la société saura-t-elle reconnaître à leur juste valeur ces lieux qui, loin des projecteurs, forment la main-d’œuvre de demain ? #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole _________________________________ William ESCORA, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱Téléchargez : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci LES VIGNERONS DE L’AUDE EXIGENT UN PLAN MARSHALL POUR SAUVER LEUR VIGNOBLE Un cri d’alarme résonne dans les Corbières. Ce mardi 26 août à Narbonne, les Vignerons indépendants de l’Aude ont tenu leur traditionnelle réunion des vendanges, mais cette année, l’heure n’était pas aux réjouissances. La viticulture locale, frappée de plein fouet par les incendies du début du mois et minée par des années de crises climatiques et économiques, se retrouve à un tournant. « C’est tout l’avenir du territoire qui se joue », a lancé leur président, Christophe Gualco, appelant sans détour à la mise en place d’un « véritable plan Marshall » pour sauver ce pan de l’économie audoise. Car derrière les chiffres, il y a une réalité brutale. Le feu du 5 août a détruit des milliers d’hectares de végétation et frappé au cœur le vignoble des Corbières, déjà affaibli par quatre à cinq années de sécheresses, de gelées et de marchés mondiaux instables. Les vignerons ont salué l’élan de solidarité né de la catastrophe, des coopérateurs aux élus, en passant par les habitants. Mais la solidarité ne suffira pas. Les aides d’urgence arrachées grâce à l’action conjointe de Jean-Marie Fabre, président des Vignerons indépendants de France, et de Ludovic Roux, président de la Chambre d’agriculture, ne sont qu’un premier pas. « L’immédiat est crucial, mais le plus important reste de savoir ce que nous voulons faire de ce territoire », insiste Gualco. Une question de survie autant que de vision collective. Derrière cet appel se dessine une urgence plus large : comment réinventer une viticulture qui n’est plus adaptée aux chocs climatiques et économiques du XXIe siècle ? Les vignerons exigent de lever les blocages administratifs, réclament un « réel courage politique » et interpellent assurances, banques et négociants. Le constat est clair : sans une alliance forte entre l’État, la Région, les élus locaux et les professionnels, la viticulture audoise risque de s’effondrer. À l’heure où le vin français peine à trouver sa place dans un marché mondialisé et saturé, le département doit décider s’il veut simplement panser ses plaies ou bâtir une agriculture nouvelle, durable, capable de tenir tête aux défis qui s’annoncent. Les vignerons, eux, ont choisi : ils réclament un plan d’ensemble, à la hauteur des périls. Mais la vraie question demeure : la France, qui aime tant célébrer ses terroirs, sera-t-elle prête à sauver celui des Corbières ? _________________________________ Christopher GREEN, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci LENGA D’OC E D’AQUI : QUAND LES MOTS DU PAYS DEVIENNENT UNE MARQUE Et si une expression entendue au marché, dans un café ou sur la plage devenait l’emblème d’un territoire ? À Narbonne, l’association Convergencia Narbonesa a décidé de transformer le parler local en véritable marque. Son idée : donner une place officielle aux mots occitans, ces expressions chantantes qui font partie du quotidien, et les mettre au service des professionnels. Commerçants, hôteliers, restaurateurs ou vignerons pourront ainsi afficher leur attachement au territoire en intégrant cette identité linguistique dans l’accueil de leurs clients, touristes compris. « A quicòm pròche », « Qué sacò », « Anam bolegar »… Autant de mots colorés qui racontent un mode de vie, une mémoire collective, et qui risquent parfois de se perdre. Pour éviter ce glissement, l’association lance la marque Lenga d’Oc E D’Aqui. Concrètement, les professionnels volontaires seront référencés et identifiables grâce à un écusson. Quatre modèles sont proposés au vote : un « OC » dans une bulle de dialogue, un soleil stylisé, une évocation de la croix occitane et la couleur verte de l’olivier. Les habitants sont invités à choisir en ligne, sur le site www.docedaqui.eu, le symbole qui deviendra l’image officielle de cette initiative. Derrière ce geste, c’est la volonté de faire du patrimoine linguistique un outil de séduction, un marqueur d’authenticité face à une mondialisation qui tend à uniformiser les paysages culturels. La démarche interroge : la langue peut-elle être un produit d’appel touristique sans être réduite à un simple folklore ? Ce pari repose sur un équilibre fragile : valoriser l’occitan sans le dénaturer, en l’inscrivant dans les gestes de la vie courante plutôt que dans une vitrine figée. Mais en donnant aux mots une visibilité nouvelle, cette marque invite aussi chacun à regarder autrement son environnement. Derrière une enseigne, une rue ou un métier se cache un héritage immatériel qui mérite d’être transmis. La vraie question n’est peut-être pas de savoir quel écusson sera choisi, mais jusqu’où la société est prête à reconnaître la richesse d’un parler qui, loin d’être un vestige, continue de dire l’avenir d’un territoire. Pour choisir parmi les quatre écussons, se connecter sur www.docedaqui.eu/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole _________________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱Téléchargez : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci VIVRE EN BORD DE MER SANS SE RUINER : L’AUDE, NOUVEL ELDORADO IMMOBILIER À l’heure où les prix de l’immobilier explosent sur le littoral méditerranéen, posséder un pied-à-terre en bord de mer paraît inaccessible. À Saint-Tropez, Ramatuelle ou Saint-Jean-Cap-Ferrat, il faut débourser entre 12 000 et 15 000 € du mètre carré, des sommes réservées à une élite. Pourtant, un classement publié par la plateforme De particulier à particulier (PAP) remet les pendules à l’heure : trois communes de l’Aude figurent parmi les dix villes côtières les moins chères de France. Une réalité qui interroge sur l’avenir de ce littoral encore préservé, mais de plus en plus convoité. En troisième position du palmarès, Sigean affiche un prix moyen de 1 896 € le mètre carré. L’étude décrit une ville « atypique », posée entre garrigue, étangs et Méditerranée, offrant un cadre de vie ensoleillé et accessible. Plus bas dans le classement, Port-La Nouvelle se distingue avec un prix moyen d’environ 2 500 €. Station populaire mais loin de la frénésie de ses voisines, elle conserve une identité locale forte, grâce à son marché, son port actif et sa grande plage. À quelques kilomètres, La Palme, village vigneron, grimpe à 2 600 €/m² et séduit par son authenticité et son calme, tout en attirant les amateurs de sports de glisse. Des prix qui paraissent dérisoires face à Gruissan (2 900 à 4 500 €/m²) ou Leucate (jusqu’à 3 850 €/m² pour une maison). Ces chiffres traduisent une singularité : l’Aude reste l’un des derniers littoraux français où habiter face à la mer demeure abordable. Une attractivité qui pourrait toutefois modifier l’équilibre local. Car si l’essor de ces communes est une chance pour dynamiser le marché immobilier et attirer de nouveaux habitants, il comporte aussi des risques : flambée des prix, pression touristique accrue, perte d’identité. La question se pose désormais : combien de temps ces territoires pourront-ils conserver cet avantage unique, entre accessibilité et authenticité ? _________________________________ Christopher GREEN, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES : LES PHARMACIENS EN GRÈVE FACE À UNE MARGE RÉDUITE Acheter un simple antidouleur ou un traitement chronique risque de tourner au casse-tête ce samedi 16 août. Près de 90 % des pharmacies de l’Hexagone baisseront le rideau, répondant à l’appel à la grève générale lancé par l’ensemble des syndicats de la profession. En cause, la décision du gouvernement de réduire progressivement les remises accordées sur les médicaments génériques. Un décret publié le 4 août prévoit de ramener cette remise de 40 % à 30 % dès septembre, puis à 20 % d’ici 2027. Un détail comptable ? Pas vraiment. Pour les pharmaciens, il s’agit d’un bouleversement qui pourrait mettre en péril l’équilibre économique de milliers d’officines, notamment en zones rurales. Concrètement, la marge bénéficiaire s’effondre. L’Audois Philippe Besset, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France, résume : « Un médicament à 10 euros, auparavant payé 6 grâce à la remise, rapportait 4 euros de marge. Demain, avec la nouvelle règle, il sera payé 8, pour seulement 2 euros de marge. » Une division par deux qui menace directement la survie des petites structures. Depuis janvier, 143 pharmacies ont déjà fermé leurs portes. Le syndicat USPO alerte : près d’un tiers des officines pourraient disparaître à terme. Et avec elles, un service de santé de proximité déjà fragilisé. Car les pharmacies rurales, souvent seules à maintenir un lien médical dans certains villages, ne disposent pas d’activités complémentaires pour compenser. Le manque à gagner, estimé à 30 000 euros par an et par pharmacie, pourrait provoquer une vague de fermetures sans précédent. Au-delà des chiffres, c’est une question de modèle qui se pose. Le gouvernement justifie sa décision par un plan d’austérité visant à combler le déficit budgétaire. Mais l’Assurance maladie, qui rembourse les médicaments au prix fixé par les laboratoires, ne dépensera pas moins. Pour les pharmaciens, il s’agit d’une « américanisation du système de santé », où la logique financière prime sur la santé publique. Le paradoxe est clair : économiser sur le dos des pharmacies ne réduit pas la facture des soins, mais affaiblit un maillon essentiel de la chaîne sanitaire. En milieu rural, où chaque fermeture prive les habitants d’un accès direct au médicament, la mesure soulève une question cruciale : jusqu’où peut-on rogner sur la santé au nom de l’équilibre budgétaire ? _________________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CASTELNAUDARY : LA GALERIE O CASTEL SE VIDE, LE DÉSESPOIR DES COMMERÇANTS FACE À LA FUITE DES CLIENTS Rideaux baissés, vitrines désertées, couloirs silencieux. À Castelnaudary, la galerie marchande O Castel n’a plus grand-chose de la vitrine commerciale qu’elle ambitionnait d’être. Située aux portes du centre-ville, au cœur d’une zone où trônent encore quelques enseignes phares comme Bouygues Telecom, Julien d’Orcel ou Excel Coiffure, elle donne aujourd’hui l’image d’un lieu en perte de souffle. Les fermetures s’enchaînent, laissant un goût amer aux habitués et un sentiment d’abandon aux commerçants restants. Dernier coup dur : le bar O Copains, ouvert en février 2024, vient de baisser le rideau. Avant lui, d’autres noms se sont effacés : le studio photo Bouchard, parti à Bram, la boutique Ana Hickmann, Pimkie, Devred… À l’intérieur, les clients se font rares. Le flot de consommateurs qui fréquente l’Intermarché voisin ne se traduit plus en passages dans la galerie. Lucie Maillet, manageuse d’Excel Coiffure, ne cache pas son découragement : « Cela me démoralise complètement. On peut venir à n’importe quelle heure, il n’y a personne. Ce n’est plus l’esprit d’une galerie marchande ». Un constat partagé par sa clientèle, qui regrette la disparition de commerces appréciés. Doriant Taderent, responsable de Yes Store, pointe une évolution des comportements : « Les gens viennent pour leurs courses et repartent aussitôt. Beaucoup préfèrent Carcassonne, Labège ou Internet ». Pour un autre commerçant, qui préfère garder l’anonymat, « aujourd’hui, avoir un magasin, ce n’est plus viable ». Les causes de cette désertification sont multiples. Baisse de fréquentation, loyers jugés trop élevés, manque d’animations, offre commerciale réduite, crise nationale du prêt-à-porter : tout concourt à fragiliser les boutiques. La fermeture de Devred en témoigne : un message laissé sur la vitrine évoque la « période difficile » du secteur et un arrêt « indépendant de la volonté » du gérant. Selon la Banque des Territoires, le taux de vacance commerciale a encore augmenté en 2024, atteignant 10,64 % contre 9,73 % en 2023. Et si O Castel n’est pas un cas isolé, comme le rappellent les habitués Henri et Marie-Paule, l’effet domino des fermetures successives est bien réel : « Le monde attire le monde. Quand il n’y a plus de boutiques, il n’y a plus de clients », résume un commerçant. Face à cette érosion, quelques résistants tiennent bon. Excel Coiffure maintient sa clientèle grâce au bouche-à-oreille. Une nouvelle boutique Orange doit ouvrir prochainement, redonnant un mince espoir. Mais au-delà de Castelnaudary, cette situation pose une question plus large : quelle place auront encore, demain, les galeries marchandes face à l’essor du commerce en ligne et aux zones d’attractivité plus vastes ? Sans réponse rapide, le risque est clair : voir ces espaces se transformer en coquilles vides, symboles d’une époque révolue. _________________________________ William ESCORA,, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d'illustration,Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci FRANCE TRAVAIL À LIMOUX : UNE NOUVELLE DIRECTRICE FACE À UN TERRITOIRE EN QUÊTE D’EMPLOI DURABLE Elle connaît déjà les rouages. Elle connaît le terrain. Claire Tassin a officiellement pris ses fonctions à la tête de l’agence France Travail de Limoux, dans un contexte local où les attentes sont fortes et les défis nombreux. Ancienne directrice adjointe à Narbonne, impliquée de longue date dans les actions de terrain, elle arrive avec un profil solide, forgé entre Normandie, littoral audois et engagement dans l’insertion. Mais son nouveau poste n’a rien d’un simple changement de bureau. Le bassin d’emploi de Limoux concentre à lui seul nombre de problématiques sociales, économiques et structurelles propres aux territoires ruraux. Plus que jamais, la réussite passera par une capacité à comprendre les réalités locales… et à agir concrètement. Avec 4 150 demandeurs d’emploi recensés dans le bassin selon le rapport de mai 2025, dont 61 % en catégorie A (recherche active et disponibilité immédiate), la mission de France Travail est claire : accompagner, former, insérer. Ce territoire vaste – qui couvre Limoux, les Pyrénées Audoises jusqu’aux confins de Carcassonne et Narbonne – souffre de plusieurs fractures. D’abord, une saisonnalité écrasante : 65 % des offres concernent des postes temporaires, contre 54 % à l’échelle du département. Ensuite, une certaine précarité démographique : la moitié des demandeurs d’emploi ont entre 25 et 49 ans, et une personne sur deux est inscrite depuis moins d’un an. Si cela témoigne d’une certaine dynamique, cela traduit aussi une instabilité des parcours, un manque de visibilité, voire une lassitude croissante. Claire Tassin ne débarque pas les mains vides. Elle a déjà montré son goût pour l’innovation sociale, en impulsant à Narbonne des dispositifs comme le Littoral Job Tour ou Stade vers l’emploi. Son approche se veut ouverte, décloisonnée, tournée vers des publics souvent oubliés. Reste à voir comment elle saura adapter cette méthode à l’identité du Limouxin. Ici, les réalités ne sont pas celles des zones littorales ou périurbaines. L’économie y repose sur la viticulture, le tourisme patrimonial, mais aussi sur un tissu artisanal et associatif fragile. Il faudra écouter les employeurs locaux, dialoguer avec les élus, et surtout convaincre ceux qui ne poussent plus la porte de l’agence. La réussite de cette nomination dépendra moins d’un curriculum que de la capacité à faire lien. Et à rappeler que même dans une France périphérique, le droit au travail digne et stable n’est pas une option. _________________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci APRÈS ACTION, L’ARRIVÉE DE GÉMO À LIMOUX RELANCE LE DÉBAT SUR L’AVENIR COMMERCIAL DE LA VILLE Encore une. Après Lidl, Aldi, Gifi, puis Action, c’est désormais au tour de Gémo d’ouvrir ses portes à Limoux. Une nouvelle enseigne, une nouvelle inauguration, un nouveau sourire de circonstance. Sur le papier, cette diversification semble positive : plus de choix, plus de dynamisme commercial, plus d’emplois peut-être. Mais en grattant un peu, une question dérange : pourquoi toutes ces enseignes dites « low-cost » viennent-elles s’installer ici, les unes après les autres ? Limoux est-elle en train d’être classée, silencieusement, comme un territoire pauvre, destiné uniquement à consommer à bas prix ? Personne n’ignore que ces enseignes ciblent une clientèle en quête de petits prix. C’est leur modèle économique. Mais leur concentration dans une même ville soulève une inquiétude : celle d’un territoire que les investisseurs perçoivent comme un marché captif, sans pouvoir d’achat, ni perspectives. En dix ans, la zone commerciale s’est transformée. La moyenne gamme recule, les indépendants ferment, les enseignes bon marché prolifèrent. À chaque ouverture, les prix baissent, mais les choix aussi. Et derrière l’euphorie des inaugurations, le tissu local s’appauvrit : quels produits ? Quelle qualité ? Quelle durabilité ? Que reste-t-il du commerce de proximité, de l’identité d’une ville qui ne peut vivre uniquement au rythme des bacs de déstockage et des files de caisses automatiques ? La question est là, crue, brutale : les Limouxins sont-ils en train d’être réduits à une caricature de consommateurs fauchés ? Et si oui, que dit cela de l’image de la ville ? D’un côté, une tradition festive forte, joyeuse, généreuse — la cigale limouxine chante et enchante. De l’autre, une logique d’implantation économique qui ne jure que par le volume et les prix cassés — la fourmi des affaires, elle, compte. Ce décalage illustre une fracture plus large : celle entre la culture d’un territoire et sa représentation marchande. Il ne s’agit pas de rejeter en bloc ces enseignes, ni d’idéaliser un passé révolu. Mais de poser une question simple : quel cadre de vie veut-on pour Limoux ? Une ville de fins de mois ou une ville d’avenir ? Une zone de consommation ou un lieu de vie ? Si l’arrivée de Gémo peut satisfaire des besoins immédiats, elle révèle aussi un déséquilibre. Et interroge, en creux, l’ambition collective que nous portons pour ce territoire. Reste à savoir si les élus, les habitants et les commerçants veulent reprendre la main, ou laisser le marché décider pour eux. _________________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d'illustration, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci LIMOUX L’ÉTÉ, CARNAVAL À TOUT PRIX : LE CHOIX D’UNE VILLE QUI TOURNE EN ROND ? Ce samedi matin encore, à Limoux, les tambours ont résonné sur la place de la République. Cuivres, fanfares et sourires en série. Une scène désormais familière, presque attendue. Mais à y regarder de plus près, la répétition a fini par interroger. Sous le soleil de juillet, alors que nombre de villes redoublent d'efforts pour attirer touristes, familles et commerces, Limoux semble camper sur une ligne unique : celle du Carnaval, encore et toujours. Jusqu’à l’épuisement ? Le Carnaval de Limoux, plus long carnaval du monde, est une fierté locale. Personne ne le conteste. Trois mois d’animations hivernales, de traditions ancestrales et de convivialité populaire. Mais voilà que ce rituel se décline désormais à toute saison, à toute heure, jusqu’à l’essoufflement. Ce samedi matin, ce qui devait être un rendez-vous matinal ordinaire s’est transformé en un énième défilé carnavalesque. Pas de confettis, peu de public. Juste une bande déguisée, fidèle à elle-même, et quelques curieux ou habitués pour applaudir. Où est la nouveauté ? Quelle place reste-t-il pour d’autres formes de culture, d’expression ou d’initiatives locales ? La question mérite d’être posée. Car pendant que Limoux joue à se déguiser, d’autres communes investissent dans des événements d’été variés, des marchés nocturnes, des spectacles ouverts, des festivals contemporains ou des rencontres sportives. À Castelnaudary, à Narbonne ou à Carcassonne, l’été rime avec dynamisme économique, attractivité touristique et diversité culturelle. À Limoux, on préfère recycler le même schéma. Certains habitants commencent à en sourire, d’autres s’en inquiètent. À l’heure où la ville cherche à revitaliser son cœur historique, à soutenir ses commerçants, à séduire de nouveaux visiteurs, peut-on vraiment tout miser sur le folklore d’un carnaval hors saison ? Le maire Pierre Durand, souvent perçu comme un défenseur passionné de l’animation festive, semble avoir fait du Carnaval un marqueur de son mandat. Mais cet entêtement — certains y verront une fidélité, d'autres une absence de vision — laisse un goût amer. Un territoire qui se renouvelle peu, une image répétitive, un air de déjà-vu qui masque les urgences d’une ville moyenne en quête de projets, d’avenir, d’équilibre. Alors oui, Monsieur le Maire, le Carnaval, c’est bien. C’est même précieux. Mais en excès, cela devient un rideau de fumée. Et un rideau, fut-il de confettis, ne remplace ni une politique culturelle cohérente, ni une stratégie économique ambitieuse. Limoux vaut plus que ça. Encore faut-il le croire. __________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci LIMOUX : LA FÊTE COMME FACADE D’UN DÉCLIN ÉCONOMIQUE ? Il y a dans l’air de Limoux ce parfum d’été, de vin frais et de cuivre éclatant. Chaque semaine, les titres s’enchaînent comme des refrains : « Open Caves », « Guinguettes », « Festi Limos »… Ici, la fête est devenue une seconde nature, un mode de vie presque institutionnalisé. Mais derrière les lampions et les gobelets en plastique, une question inquiète : cette effervescence festive ne masque-t-elle pas un malaise plus profond ? Car pendant que les verres se lèvent, les entreprises, elles, baissent le rideau. Le tissu économique local se délite. Et ceux qui devraient faire l’avenir – les jeunes, les entrepreneurs – partent chercher ailleurs ce que leur ville ne semble plus pouvoir offrir. Les chiffres ne mentent pas. Le dynamisme économique de Limoux est en berne. Peu de créations d'entreprises, peu d’emplois durables, une jeunesse qui peine à se projeter. En parallèle, Carcassonne, Castelnaudary ou même des bourgs voisins accueillent de plus en plus d’initiatives, d’investissements, de projets innovants. Pourquoi ce décrochage ? La réponse est moins simple qu’il n’y paraît. À Limoux, la culture de la fête est profondément ancrée. Le carnaval, les bandas, les caves ouvertes : c’est une richesse, un patrimoine vivant. Mais lorsque cette dynamique festive devient le seul levier de visibilité et d’animation, le risque est grand de transformer une tradition en écran de fumée. Car pendant que la cave Anne de Joyeuse bat des records de fréquentation, qui parle encore de développement économique local ? Qui porte un projet structurant pour l’avenir de la ville ? Et surtout, à quel moment la ligne rouge est-elle franchie entre mise en valeur d’un terroir viticole et incitation à la consommation excessive d’alcool, notamment chez les jeunes ? L’omniprésence du vin dans les événements publics, bien qu’économiquement compréhensible, interroge à l’heure où les alertes sur la santé publique, les conduites à risque et la banalisation de l’alcool chez les mineurs se multiplient. La loi Évin, qui visait à encadrer cette exposition, semble ici contournée par un habillage culturel et festif. En définitive, Limoux incarne un paradoxe troublant. Ville festive, oui. Ville accueillante, sans doute. Mais aussi ville en perte d’élan, qui semble s’accrocher à ses traditions pour ne pas regarder en face les défis de demain. Promouvoir le vin, les fêtes, les soirées, c’est valoriser une part de l’identité locale. Mais que reste-t-il quand cela devient l’unique discours ? La fête ne peut être un projet de territoire à elle seule. Il est temps pour Limoux de se réinventer, de redonner envie d’entreprendre, d’attirer les talents, d’accompagner les jeunes autrement que par le fond d’un verre. L’équilibre est possible, mais il suppose un courage politique : celui de ne plus confondre animation et vision, et de préférer la construction à l’euphorie. Alors Monsieur Durand, qu’attendez-vous pour agir ? __________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci LE GRAND RETOUR D’UNE SOURCE OUBLIÉE, L’EAUX D’ALET Quatorze ans de silence. Quatorze longues années durant lesquelles les bouteilles d’eau minérale d’Alet-les-Bains ont disparu des étals, reléguant cette ressource millénaire au rang de souvenir local. Mais à l’issue d’un interminable feuilleton administratif, économique et politique, le projet de relance vient enfin de trouver son dénouement. C’est le groupe Elior, géant de la restauration collective, qui a été désigné pour remettre en exploitation cette richesse du sous-sol audois. À l’horizon 2028, l’eau d’Alet devrait à nouveau couler dans nos verres. Une renaissance attendue avec impatience dans une Haute Vallée de l’Aude en quête de souffle économique. L’annonce officielle est tombée lors du conseil communautaire du 25 juin : après l’appel à manifestation d’intérêt lancé cette année, c’est Elior – filiale du groupe Derichebourg – qui a été retenu pour investir 30 millions d’euros dans la création d’une usine d’embouteillage à Cournanel. Le site, actuellement à l’état de friche, deviendra l’épicentre de la relance industrielle d’un produit naturel aux vertus reconnues depuis l’Antiquité. Mais au-delà du geste technique, c’est un véritable partenariat public-privé qui s’ébauche : la source reste propriété de la commune d’Alet-les-Bains, les canalisations appartiendront à l’intercommunalité, et l’usine sera bâtie sur un terrain public. De quoi garantir un ancrage local fort, tout en ouvrant la voie à une distribution à grande échelle. Pour Elior, cette relance a du sens : maîtriser la chaîne d’approvisionnement en produits de qualité est stratégique pour un acteur de la restauration. D’autant que le groupe affiche des ambitions solides, avec plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires semestriel et un réseau de 20 000 restaurants dans le monde. « Nous croyons au potentiel de l’eau d’Alet, à son goût, à son image, et aux bénéfices pour les territoires », a déclaré Patrick Campi, porte-parole du groupe. De son côté, le président de l’intercommunalité Pierre Durand a salué « une avancée majeure après des années de blocages », tandis que la maire d’Alet-les-Bains, Ghislaine Tafforeau, évoquait un projet « porteur d’avenir pour tout un territoire rural ». Mais derrière l’enthousiasme, des défis persistent. Autorisations, délais de travaux, contraintes sanitaires : les trois années à venir seront décisives. La Haute Vallée de l’Aude, souvent confrontée à la désertification économique, voit renaître une espérance. Cette relance peut-elle durablement irriguer l’emploi local ? À quelles conditions cette eau minérale pourra-t-elle se différencier sur un marché ultra-concurrentiel ? Et surtout, comment faire en sorte que ce projet profite avant tout aux habitants de la vallée ? Autant de questions qui guideront les élus dans leur suivi du dossier. Une chose est certaine : ce retour de l’eau d’Alet est bien plus qu’un simple chantier industriel. Il symbolise une reconquête. Celle de l’identité d’un territoire qui veut, enfin, se donner les moyens de ses ambitions. __________________________ Christopher GREEN, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, DDM Didier DONNAT, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci CARCASSONNE : L’HÔPITAL EN SOUFFRANCE MALGRÉ UNE ACTIVITÉ EN HAUSSE Dix ans après son inauguration, le centre hospitalier de Carcassonne symbolise à la fois l’espoir et l’impasse d’un service public à bout de souffle. Avec une activité en progression et un rôle central pour les 164 000 habitants de l’ouest audois, l’établissement peine pourtant à répondre à ses missions. Deux obstacles majeurs freinent son redressement : une pénurie médicale alarmante et une dette écrasante héritée de sa reconstruction. Derrière les chiffres, ce sont des patients qui attendent, des rendez-vous qui s’annulent, et un hôpital qui, malgré ses efforts, voit sa vocation de service de proximité se diluer. Avec 364 lits, 29 places en médecine-chirurgie-obstétrique et plus de 1 900 équivalents temps plein, l’hôpital de Carcassonne devrait être un pilier sanitaire solide. Il affiche un budget annuel de 210 millions d’euros en 2023. Pourtant, la réalité est plus fragile. Le manque de médecins allonge les délais de consultation, oblige certaines spécialités à fermer temporairement ou à réorienter les patients vers des structures privées, voire vers Toulouse. Résultat : les plus précaires renoncent à se soigner. Cette « fuite » de la patientèle n’est pas anodine. Elle affaiblit la capacité de l’hôpital à financer son activité et remet en question l’égalité d’accès aux soins sur le territoire. À cette crise humaine s’ajoute une tension budgétaire sévère. La dette contractée pour la reconstruction du site – équivalente à 65 % des recettes de l’établissement en 2023 – pèse lourdement sur ses marges de manœuvre. Elle freine les investissements et limite le renouvellement des équipements, souvent remplacé par de la location, plus coûteuse à long terme. Dans ce contexte contraint, certains leviers pourraient être mieux activés. L’amélioration du codage des actes médicaux, par exemple, permettrait de mieux valoriser l’activité réalisée et d’accroître les recettes. Le développement de la chirurgie ambulatoire, également, pourrait soulager les capacités d’hospitalisation tout en répondant à une demande croissante des patients. Mais au-delà des solutions techniques, c’est la coordination à l’échelle du territoire qui interroge. Le groupement hospitalier de territoire de l’ouest audois (GHTOA), censé renforcer la coopération entre les établissements de Carcassonne, Castelnaudary et Limoux-Quillan, est en sommeil. Sa relance, portée par une stratégie médicale claire et des ressources partagées, pourrait redonner souffle et cohérence à un système en tension. En somme, l’hôpital de Carcassonne n’est pas à l’agonie, mais à un tournant. L’enjeu est clair : préserver un accès équitable aux soins dans l’Aude. Et cela passera autant par des moyens que par une volonté politique à la hauteur de l’urgence. __________________________ Jean Michel JUMEAU, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci MORATOIRE SUR L’ÉOLIEN ET LE SOLAIRE : L’AUDE À L’ARRÊT, ET DEMAIN ? L’Aude s’apprête-t-elle à refermer la porte aux énergies renouvelables ? Jeudi 19 juin, l’Assemblée nationale a adopté un amendement qui provoque la stupeur dans les territoires ruraux. Porté par le député Les Républicains Jérôme Nury, il impose un moratoire total sur tout nouveau projet éolien ou photovoltaïque en France. Jusqu’à nouvel ordre. Le temps, dit-on, de conduire une étude « objective et indépendante » sur le bon équilibre énergétique. Un coup de frein brutal, soutenu par les trois députés Rassemblement national de l’Aude – Julien Rancoule, Christophe Barthès et Frédéric Falcon – qui n’est pas sans conséquences pour un département historiquement engagé dans la transition écologique. Car ce moratoire, s’il est définitivement voté dans le cadre de la loi de programmation énergie-climat 2025-2035, viendra bloquer net les 315 projets en cours dans l’Aude. Ici, le territoire s’appuie déjà sur 365 zones d’accélération dédiées aux énergies renouvelables, avec des objectifs ambitieux : produire 43 500 GWh par an d’ici 2030. Autant de chantiers, d’investissements, d’espoirs, qui risquent aujourd’hui de s’évanouir. Le député Frédéric Falcon assume sa position : « Nous refusons les énergies intermittentes, coûteuses, peu rentables et largement subventionnées. L’argent public doit soutenir des filières fiables comme l’hydroélectricité ou l’hydrogène, pas l’éolien ou le solaire à grande échelle ». En filigrane, une ligne claire : réindustrialiser par le nucléaire et redonner la priorité à une agriculture productive. Mais sur le terrain, élus locaux et professionnels de l’énergie dénoncent une décision aveugle. «Stopper net, c’est ignorer les réalités économiques de nos communes», alerte Jean-Claude Pons, maire de Luc-sur-Aude. Dans le Val-de-Dagne, certains viticulteurs espéraient arrondir leurs revenus grâce à des installations photovoltaïques. Pour eux, ce moratoire, c’est la double peine. Moins de revenus, moins d’autonomie, plus de dépendance. « Le solaire et l’éolien ne sont pas des panacées, mais ils constituent des relais précieux », poursuit l’élu. D’autant plus que les solutions alternatives restent lointaines : relancer le nucléaire prendra une décennie au minimum, même en accélérant les délais. En attendant, que fait-on ? « On prive le territoire de réponses concrètes à la crise climatique », déplore-t-il. Ce débat réactive une fracture de plus en plus visible entre Paris et les territoires. Entre une vision centralisée, industrielle de l’énergie, et des initiatives locales, souvent plus souples, plus adaptées. Il interroge aussi sur la capacité des pouvoirs publics à mener une transition juste et réaliste, conciliant impératifs écologiques, économiques et sociaux. Faut-il geler les projets au nom de la rentabilité ? Ou permettre aux territoires de continuer à innover, quitte à encadrer davantage les installations ? L’Assemblée nationale se prononce ce mardi. En cas d’adoption, le texte ira au Sénat, où la majorité de droite pourrait bien lui ouvrir la voie. Dans l’Aude, les panneaux solaires attendront. Le soleil, lui, continuera de briller. Mais pour qui ? __________________________ Christopher GREEN, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci PEUGEOT FAIT RUGIR LE LABEL GTI AVEC UNE E-208 ÉLECTRIQUE QUI VISE JUSTE Quarante ans après le mythe 205 GTI, Peugeot ressuscite sa légende sportive dans une version 100 % électrique. Un pari risqué, mais aussi un coup de maître en apparence, tant la e-208 GTI semble taillée pour faire frissonner les passionnés comme les nostalgiques. Présentée en marge des 24 Heures du Mans, cette citadine survoltée assume son héritage tout en regardant vers l’avenir, à l’heure où les moteurs thermiques cèdent peu à peu leur place aux électrons. Et si l’électrique pouvait aussi rimer avec plaisir de conduite ? Sous son look provocateur, la e-208 GTI cache un ADN profondément retravaillé. Plus basse, plus large, plus affûtée, la lionne revient avec une silhouette qui évoque subtilement la 205 GTI tout en s’inscrivant dans l’air du temps. Lignes tendues, jantes ajourées, rouge flamboyant : chaque détail crie « performance ». À l’intérieur, Peugeot soigne l’ambiance avec des matériaux valorisants, un i-Cockpit modernisé et une ambiance visuelle rouge vif qui ne laisse aucun doute sur l’intention : faire battre le cœur du conducteur. Surtout, la mécanique suit. Embarquant un moteur de 280 chevaux et un couple impressionnant de 345 Nm, cette GTI nouvelle génération abat le 0 à 100 km/h en 5,7 secondes. Une prouesse qui la place devant sa rivale directe, l’Alpine A290. En matière d’équipement et de technologie, elle n’est pas en reste : recharge rapide, autonomie de 350 km, compatibilité V2L... L’électrique ne sacrifie ni la polyvalence, ni la modernité. Mais ce retour flamboyant pose plusieurs questions. À commencer par celle du prix : si le tarif annoncé dépasse les 45 000 €, la GTI électrique risque de se couper d’un large public, bien loin de l’esprit populaire qui faisait la force des précédentes générations. S’y ajoutent les doutes des puristes : une GTI sans bruit moteur ni boîte manuelle est-elle encore une vraie GTI ? Pourtant, il serait injuste de condamner ce modèle sans lui accorder le bénéfice du doute. Car dans un marché automobile contraint par des normes toujours plus strictes, Peugeot tente ici de concilier passion et transition écologique. Cette e-208 GTI est donc autant un symbole qu’un test grandeur nature. Le début d’une nouvelle ère ? Peut-être. Reste à voir si cette sportive silencieuse saura faire autant de bruit que ses aînées.__________________________ Jean Michel JUMEAU, William ESCORA, Alicia BREITMAN, Christopher GREEN, Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci ENTRE ÉMOTION ET TRANSITION ÉCOLOGIQUE : LA RENAULT 4 E-TECH S’OFFRE UNE SECONDE VIE DANS L’AUDE15/6/2025 UN RETOUR AUX SOURCES POUR UNE RENAULT D’AVENIR : LA R4 ÉLECTRIQUE DÉVOILÉE À CASTELNAUDARY PAR FABRICE CAMBOLIVE Un parfum d’enfance et d’avenir planait sur Castelnaudary ce 12 juin. Dans sa ville natale, Fabrice Cambolive, directeur général de Renault, a choisi de présenter au grand public la nouvelle Renault 4 électrique. Une décision symbolique, presque intime. Devant une foule émue, il a rendu hommage à ses racines tout en célébrant le renouveau d’un modèle mythique, désormais réinventé pour répondre aux défis environnementaux d’aujourd’hui. Ce n’était pas seulement un lancement automobile, mais un moment de transmission : celle d’un territoire, d’une histoire, et d’une vision industrielle durable. Le choix de Castelnaudary n’a rien d’anodin. L’enfant du pays y a retrouvé ses souvenirs de jeunesse, ses anciens camarades, ses professeurs, ses coéquipiers de sport. L’émotion était palpable. Lors d’une réception officielle, le maire Patrick Maugard a salué un « prestigieux enfant de notre ville », avant de lui remettre la médaille de Castelnaudary et celle du Lauragais. Une reconnaissance symbolique à la hauteur du parcours exceptionnel d’un dirigeant désormais aux manettes de l’un des fleurons industriels français. Cambolive, qui a parcouru le monde – de l’Autriche à Dubaï – n’a jamais oublié d’où il venait. En renouant avec ses racines, il pose un geste fort : celui de réconcilier l’industrie automobile avec ses territoires, avec ses publics, avec ses valeurs. La rencontre, organisée avec le tissu économique local, en témoigne : ce lancement est autant un moment de communication qu’un acte politique. Mais au-delà de l’émotion, l’innovation. En présentant la R4 E-Tech, Cambolive a insisté sur la nécessité de produire des voitures à forte valeur ajoutée, sobres, numériques, recyclables. « Ce véhicule touche à tous les domaines », a-t-il affirmé. Réinterprétation fidèle de la version de 1961, la Renault 4 électrique garde le capot plat, les phares arrondis, tout en intégrant une motorisation 100 % propre. Un pari audacieux : séduire les nostalgiques sans tourner le dos aux impératifs écologiques. Renault assume un parti pris clair, mêlant storytelling, design iconique et transition énergétique. Derrière cette stratégie, une question cruciale : peut-on encore, en 2025, concilier mémoire collective et futur décarboné ? En choisissant Castelnaudary, Renault suggère que oui. Le local devient universel, et le passé, un levier pour dessiner un avenir plus propre. L’événement, enfin, a permis de mettre à l’honneur une autre réussite locale : celle du groupe Peyrot, concessionnaire historique fêtant ses 80 ans. Le discours de Robin Peyrot, à la fois touchant et complice, a rappelé que l’innovation ne se pense pas en solitaire, mais s’enracine dans un terreau collectif, humain, fidèle. Fabrice Cambolive, en dirigeant à l’écoute, semble l’avoir bien compris. Ce lancement, à Castelnaudary, prend alors des allures de manifeste : un attachement aux origines, une confiance dans l’avenir, et une volonté de conjuguer progrès et proximité. Une équation que l’industrie française devra désormais résoudre, bien au-delà de l’Aude. __________________________ Christopher GREEN, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci ENFANTS ACCROS AUX ÉCRANS : QUAND LES JEUX VIDÉO, TIKTOK ET NETFLIX FAÇONNENT UNE GÉNÉRATION SOUS PRESSION Ils jouent, scrollent, regardent. Parfois des heures, souvent seuls. Jeux vidéo, TikTok, Netflix : ces écrans sont devenus les compagnons quotidiens de millions d’enfants et d’adolescents. Derrière l’apparente banalité de ce constat, une question dérange : ces plateformes influencent-elles négativement nos enfants ? Et si oui, que doivent faire les parents face à une révolution numérique qui les dépasse souvent ? Car à mesure que les écrans se multiplient, le dialogue se fracture, la vigilance s’érode. Le numérique n’est plus un simple divertissement. Il est un terrain d’influence, de normes sociales, et parfois, de dérives. Les chiffres sont éloquents. Selon l’Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation Numérique, un enfant de 8 à 12 ans passe en moyenne 3 à 4 heures par jour devant un écran. Sur TikTok, les vidéos défilent à une vitesse vertigineuse, captant l’attention en quelques secondes. Les jeux vidéo, souvent compétitifs et addictifs, sont conçus pour fidéliser. Netflix, de son côté, aligne les séries à l’infini avec son système de lecture automatique. Résultat : un cerveau constamment stimulé, mais rarement reposé. Plusieurs pédiatres alertent sur l’augmentation des troubles du sommeil, de la concentration et de l’anxiété chez les jeunes. Le lien social réel se délite. Les relations se numérisent, au détriment de l’expérience humaine directe. Et pourtant, interdire ou diaboliser ne suffit pas. Car ces contenus séduisent aussi par ce qu’ils offrent : une évasion, une appartenance, une culture commune. Alors, comment réagir ? Sans sombrer dans la panique morale ni dans le laxisme. L’enjeu est d’accompagner, d’éduquer, de poser des cadres sans couper les ponts. Cela suppose d’instaurer des règles claires, mais aussi de dialoguer, de comprendre ce que consomment les enfants, et pourquoi. Certains parents choisissent le contrôle parental, d’autres la confiance mutuelle. Aucun modèle unique n’existe, mais un principe prévaut : rester présent. La fracture numérique ne doit pas devenir une fracture générationnelle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais d’apprendre à naviguer ensemble. Écrans ou pas, le repère essentiel d’un enfant reste l’attention de ses parents. __________________________ William ESCORA, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci L’AUDE, MIROIR DES INÉGALITÉS FRANÇAISES : UNE FRANCE À DEUX VITESSES EN PLEIN CŒUR DU PAYS À première vue, l’Aude évoque les paysages bucoliques, les Corbières, les vignes, les villages à flanc de colline. Mais derrière cette carte postale, un tout autre visage se dessine : celui des fractures sociales. Ce mardi 3 juin, l’Observatoire des inégalités a publié son nouveau rapport, dressant un panorama implacable des écarts en France. Revenus, emploi, éducation, logement : l’écart se creuse. Et l’Aude, département à la fois rural et périurbain, en est un exemple frappant. Loin d’être une exception, il incarne une France oubliée, souvent absente des débats nationaux, mais bien présente dans les statistiques. Avec un revenu médian de 1 790 €, contre 2 028 € au niveau national, l’Aude est l’un des départements les plus pauvres du pays. Le seuil de pauvreté, fixé cette année à 1 014 €, laisse de nombreux habitants sur le bas-côté : dans les communes de plus de 2 000 habitants, les 10 % les plus pauvres perçoivent moins de 898 €. À Quillan, le chiffre descend même à 775 € par mois, une somme dérisoire pour faire face aux dépenses quotidiennes. Si certains territoires comme Palaja ou Vallière affichent des niveaux de vie plus élevés, l’écart entre les plus modestes et les plus riches est saisissant. L’indice de Gini, baromètre de ces inégalités, situe l’Aude à 0,269, classant le département à la 35e place des plus inégalitaires de France. À Carcassonne et Narbonne, les deux plus grandes villes, la fracture est encore plus nette : 0,301 et 0,304. En centre-ville de Carcassonne, les 10 % les plus pauvres vivent avec 695 €, pendant que les plus riches dépassent les 2 500 €. À Narbonne, dans le quartier de Vallière, le niveau de vie des plus riches culmine à 3 799 €, contre 1 093 € pour les plus modestes. À mesure que l’on affine l’analyse, les disparités se cristallisent à l’échelle des quartiers, creusant un fossé parfois invisible à l’œil nu, mais bien tangible pour ceux qui le vivent. Ces inégalités ne sont pas nouvelles. Elles sont le fruit d’une pauvreté structurelle, d’un tissu économique fragilisé, d’un accès à l’emploi incertain. Le chômage y dépasse les 10 % et les jeunes peinent à se projeter. Louis Maurin, directeur de l’Observatoire, le souligne dans son introduction : "On peut continuer à ignorer les alertes […]. Dans ce cas, il ne faut pas se plaindre des conséquences politiques de cette surdité." Le ton est grave. Et le message, clair. Car derrière ces chiffres, c’est la cohésion du territoire qui vacille. Ces écarts creusent le lit des ressentiments, alimentent la défiance démocratique, affaiblissent le pacte républicain. Si l’Aude est un miroir, il reflète une France à deux vitesses, où certains avancent, pendant que d’autres s’enlisent. Que faire alors ? Réduire les inégalités demande plus qu’un constat. Cela exige une volonté politique, un engagement local, une refonte des priorités. Car un territoire désuni est un terreau fragile. Et l’Aude, comme tant d’autres, ne demande qu’à respirer à nouveau. __________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, © ville de carcassonne, grandsite-carcassonne.fr, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci VACANCES DANS L’AUDE : POURQUOI LE DÉPARTEMENT DÉCROCHE FACE À SES VOISINS ? Le charme de l’Aude ne fait aucun doute. Des remparts de Carcassonne aux plages de Leucate, en passant par les vignobles du Minervois, le département concentre une diversité rare. Et pourtant, les chiffres sont là, implacables : en 2024, la fréquentation touristique a reculé de 6 %. Une baisse significative dans un contexte de reprise post-Covid, alors que d’autres territoires du sud de la France enregistrent une dynamique inverse. Faut-il y voir un simple accident de parcours ou les premiers signes d’un affaiblissement structurel ? L’Aude, à force de s’appuyer sur ses acquis, ne risque-t-elle pas de décrocher face à une concurrence plus agressive et mieux armée ? Les causes de ce repli sont multiples, mais elles convergent toutes vers une même urgence : celle de repenser le modèle touristique du territoire. L’inflation galopante pèse sur les ménages, poussant les vacanciers à réduire la durée de leur séjour ou à privilégier des destinations moins onéreuses. Dans le même temps, l’Hérault, les Pyrénées-Orientales ou encore le Vaucluse investissent massivement pour attirer une clientèle plus jeune, plus connectée, plus exigeante. Montpellier séduit par sa vie culturelle et ses infrastructures modernes ; la côte catalane joue la carte du tourisme festif et nature. Face à cela, l’Aude peine à se renouveler. À Carcassonne, les professionnels misent sur la diversification des offres, mais peinent à rallonger la durée moyenne des séjours. Gruissan et Leucate tentent le virage du tourisme durable, mais l’impact reste marginal, freiné par un manque de coordination et de moyens. Le diagnostic est clair : l’Aude souffre d’un déficit de stratégie. La richesse de son patrimoine, si précieuse soit-elle, ne suffit plus. Il manque une vision d’ensemble, une volonté politique forte pour structurer une offre cohérente, moderne et attractive. Plusieurs acteurs locaux plaident pour un plan de relance ambitieux : aides à la rénovation hôtelière, investissements dans les mobilités douces, campagnes de communication ciblées. Car au-delà des infrastructures, c’est l’image du département qu’il faut dépoussiérer. L’Aude doit cesser de se penser uniquement comme un décor de carte postale. Elle a les atouts pour devenir une destination d’expériences, d’authenticité et d’innovation. À condition de s’en donner les moyens. Car la question n’est plus seulement de savoir comment freiner la chute. Elle est de savoir si l’Aude veut redevenir un moteur du tourisme régional, ou rester en marge. Le territoire doit renouer avec l’audace, s’adresser à de nouveaux publics, valoriser ce qui le distingue vraiment : son histoire, ses savoir-faire, ses paysages, sa douceur de vivre. Ce travail prendra du temps. Mais sans un virage stratégique rapide, le risque est grand de voir s’installer une lente érosion, qui n’épargnera ni les professionnels, ni les habitants. Plus qu’un défi économique, c’est une question de fierté collective. __________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱Téléchargez notre application C11 .MEDIA depuis votre navigateur. Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Suivrez-nous gratuitement 24/7 sur www.lefilactu.fr #c11media #journaliste #information #citoyen #aude ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci DÉCLARATION D’IMPÔTS 2025 : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR POUR NE PAS FAIRE D’ERREUR Elle est devenue un rendez-vous quasi automatique. Et pourtant, chaque année, la déclaration d’impôts soulève les mêmes inquiétudes : ai-je bien tout rempli ? Ai-je oublié une case ? Suis-je dans les délais ? En 2025, même si le prélèvement à la source a simplifié le paiement, la déclaration reste obligatoire pour corriger, ajuster et signaler tout changement. Une formalité en apparence, mais qui peut vite virer au casse-tête si l’on n’y prend pas garde. Depuis le 11 avril 2025, le service en ligne est ouvert. Pour la majorité des contribuables, tout se passe désormais sur [impots.gouv.fr](https://www.impots.gouv.fr). L’administration fiscale préremplit les informations connues : salaires, pensions, aides perçues. À vous de les vérifier scrupuleusement. Toute erreur ou omission peut entraîner un redressement, voire des pénalités. Il faut donc signaler un déménagement, une naissance, un changement de situation familiale, ou l’ajout d’un crédit d’impôt (emploi à domicile, dons, travaux de rénovation énergétique...). Les dates limites varient selon les départements : du 23 mai au 6 juin selon votre numéro de département. Pour ceux qui choisissent encore le format papier, la date butoir est fixée au 21 mai. Mais attention : la déclaration papier est réservée uniquement à ceux qui ne disposent pas d’accès Internet ou ne sont pas en capacité de l’utiliser. Des nouveautés sont à noter cette année. D’abord, un renforcement des contrôles automatisés sur les locations meublées de courte durée. Ensuite, une nouvelle case pour les jeunes de moins de 25 ans percevant la prime d’activité, qui doivent désormais déclarer ce revenu spécifique. Enfin, un simulateur actualisé est disponible pour estimer son impôt, une manière de prévenir les mauvaises surprises. À ce jour, près de 11 millions de foyers fiscaux ne paient pas d’impôt sur le revenu, mais cela ne dispense pas de déclarer. L’administration veut une fiscalité plus transparente et mieux comprise. Mais encore faut-il que les outils soient accessibles à tous. Les zones rurales, les personnes âgées, les foyers modestes restent parfois désarmés face au numérique. Des permanences fiscales existent, des points d’accueil en mairie ou dans les centres des finances publiques peuvent accompagner les contribuables. Ce service de proximité est plus que jamais essentiel pour éviter la fracture administrative. Car déclarer, ce n’est pas seulement un acte fiscal : c’est un acte citoyen, un devoir de transparence, mais aussi un droit à être correctement prélevé, voire remboursé. __________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱Téléchargez notre application C11 .MEDIA depuis votre navigateur. Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Suivrez-nous gratuitement 24/7 sur www.lefilactu.fr #c11media #journaliste #information #citoyen #aude ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci APRÈS DOUZE ANS DE COMBATS, LE PRÉSIDENT DES VIGNERONS TIRE SA RÉVÉRENCE, UNE FIN DE RÈGNE SYMBOLIQUE POUR LA VITICULTURE DE L’AUDE Douze années au service d’une profession fière, combative et souvent malmenée. Douze années à porter la voix de milliers de vignerons. Le 6 mai prochain, Frédéric Rouanet tournera une page de sa vie, et de celle du Syndicat des vignerons de l’Aude. Dans un communiqué chargé d’émotion, il a annoncé son départ à l’occasion de l’assemblée générale qui se tiendra à Carcassonne. Une décision personnelle, assumée, mais qui marque un tournant pour la première organisation viticole de France. Derrière cette annonce, une question : que devient un syndicat quand son porte-voix le plus emblématique décide de se taire ? La déclaration de Frédéric Rouanet n’est pas un simple adieu, c’est une prise de position. "Ce n’est ni un renoncement, ni une lassitude", écrit-il. Il s’agit d’un choix de vie, d’un recentrage sur l’essentiel : la famille. Mais aussi d’un geste politique. En affirmant que "nul responsable ne doit se croire indispensable", il ouvre la voie à un renouveau. Sous sa présidence, le syndicat a mené des luttes acharnées, de la défense des prix à la mobilisation contre les importations massives, en passant par la dénonciation des taxes injustes. Rouanet fut de tous les combats, et souvent en première ligne. En 2023, il avait su mobiliser plus de 6 000 personnes dans les rues, symbole d’un leadership fort, respecté et écouté. En douze ans, il a su transformer un syndicat rural en acteur politique régional. Une force de frappe, une voix qui pesait. Il quitte ses fonctions à un moment charnière, alors que la filière viticole affronte les défis du changement climatique, de la baisse de consommation et de la mondialisation des marchés. Son départ interroge. Qui pour lui succéder ? Quel profil incarnera cette nouvelle génération à la tête du syndicat ? Le 6 mai, au lycée Charlemagne de Carcassonne, les regards seront tournés vers celui – ou celle – qui reprendra le flambeau. Rouanet, lui, quitte la scène sans amertume, conscient d’avoir mené une mission exigeante. Son geste est un message : l’engagement syndical ne doit pas devenir un mandat à vie. Il faut savoir transmettre. La force d’un syndicat se mesure aussi à sa capacité à se renouveler. L’héritage qu’il laisse est lourd, mais structurant : un collectif uni, une parole libre, et une ambition intacte pour défendre un métier en mutation. À l’heure où la viticulture audoise cherche un second souffle, son départ pourrait bien ouvrir une nouvelle dynamique. _______________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 📱Téléchargez notre application musicale sur « radio.c11.media » 📺 Regardez nos programmes TV 7/24 sur « tv.c11.media » 📌 Suivrez-nous gratuitement 24/7 sur www.lefilactu.fr ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker notre page et de partager ce contenu… Merci. #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #presse #radio #television |
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Décembre 2025
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