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DANS L’AUDE, DES MÉDECINS QUI PARTENT ET DES PATIENTS QUI ATTENDENT Il faut parfois attendre plus de six mois pour obtenir un rendez-vous avec un spécialiste. À Limoux, Castelnaudary ou Quillan, les médecins généralistes frôlent la saturation. Dans certaines communes, ils ont disparu. La pharmacie fait office de point de repère médical, quand elle existe encore. Et sur les bancs de la mairie, on ne compte plus les appels à l’aide. Dans l’Aude, comme ailleurs en zone rurale, l’accès aux soins est devenu une course contre la montre. Un parcours d’obstacles. Une inégalité de territoire. Et un risque réel pour la santé de milliers d’habitants. Face à ce désert médical qui s’étend, élus, citoyens et soignants cherchent des solutions. Mais le temps presse. Car la fracture sanitaire, elle, ne cesse de s’approfondir. Le constat est clair : l’Aude manque de médecins. En 2024, on comptait à peine 103 généralistes pour 100 000 habitants dans le département, contre 151 en moyenne nationale. Des chiffres en baisse constante, selon les données de l’ARS. À Limoux, il ne reste plus que 9 praticiens pour 10 000 habitants. À Sigean, les urgences ferment la nuit. Dans la haute vallée de l’Aude, certains patients doivent parcourir plus de 40 kilomètres pour consulter un spécialiste. Les plus âgés renoncent. Les plus précaires patientent. Les plus isolés n’osent même plus appeler. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il s’aggrave. D’ici 2030, un médecin généraliste sur deux partira à la retraite dans le département. Et la relève peine à venir. Le numerus clausus a beau avoir été levé, il faut une décennie pour former un médecin. Les jeunes diplômés, eux, privilégient les zones urbaines. Moins de charges, plus de confort, davantage de réseaux professionnels. Dans ce contexte, des initiatives locales émergent. À Couiza, une maison de santé pluridisciplinaire tente de structurer l’offre de soins. À Carcassonne, des consultations avancées en ophtalmologie ou en cardiologie sont proposées par télé-expertise. À Montréal, la municipalité a financé un logement de fonction pour attirer un jeune médecin venu d’Espagne. Des solutions existent, mais elles restent trop souvent isolées. Ce qui se joue ici, c’est l’équilibre même du pacte républicain. Car la santé, au même titre que l’école ou la justice, est un droit. Et ce droit se dérobe sous les pieds de milliers d’Audois. Peut-on encore parler d’égalité quand la date d’un rendez-vous médical dépend du code postal ? Quand un habitant de Port-la-Nouvelle attend trois mois pour voir un dentiste, pendant que son cousin à Toulouse est pris dans la semaine ? Faut-il créer des obligations d’installation pour les jeunes médecins ? Revaloriser la médecine rurale ? Repenser l’organisation territoriale des soins ? Les questions sont nombreuses, et les réponses tardent. L’État promet des mesures. La région soutient les maisons de santé. Mais rien ne remplace un médecin en chair et en os, connu des familles, enraciné dans son territoire. L’Aude a besoin de plus que des annonces. Elle a besoin d’une volonté politique claire, d’une planification sanitaire digne de ce nom. En attendant, ce sont les citoyens qui s’organisent, les élus qui improvisent, et les soignants qui tiennent bon. Jusqu’à quand ? __________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media Dans l’Aude : « C’est le media qui vous donne la parole » 📌 Regardez la TV sur : https://tv.c11.media Ecoutez la radio sur : https://radio.c11.media Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de liker et partager… Merci |
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