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POLITIQUE ET RELIGION : LE DÉRAPAGE FRANÇAIS EST-IL EN MARCHE ? Ils avancent à découvert. En France, l’équilibre entre pouvoir politique et convictions religieuses repose sur un fil tendu. La laïcité n’est pas une simple règle : c’est l’ossature de la République, forgée dans la douleur des conflits religieux, pensée pour protéger les consciences et garantir l’universalité de la loi. Mais cette frontière, si longtemps respectée, s’efface peu à peu. Les signaux s’accumulent. Les références spirituelles réapparaissent dans les discours politiques, parfois en filigrane, parfois en pleine lumière. Dans les meetings, à la télévision, à l’Assemblée, les clins d’œil à Dieu ou aux cultes prennent une tournure politique. Une stratégie ou une dérive ? La question mérite d’être posée. Le basculement est visible. Emmanuel Macron, en 2018, prononce un discours devant la Conférence des évêques de France. Il y parle de « réparer le lien abîmé entre l’Église et l’État ». La formule choque. Faut-il y voir un mea culpa républicain ? Un simple geste d’apaisement ? Difficile à trancher. Mais l’intention est claire : renouer avec une part du patrimoine spirituel du pays. Le même président qui, quelques mois plus tard, légiférera sur le « séparatisme islamiste » au nom de la laïcité. Gérald Darmanin, de son côté, ne cache pas sa volonté de défendre une « laïcité de combat », quitte à mélanger sécurité intérieure et pratiques cultuelles. À gauche, les lignes bougent aussi. Jean-Luc Mélenchon défend une laïcité stricte, mais affirme que la République n’a pas à interdire les signes religieux dans l’espace public tant qu’ils ne dictent pas la loi. À droite, Marine Le Pen évoque régulièrement les « racines chrétiennes de la France » pour justifier des positions identitaires. L’allusion religieuse devient outil politique. Le clivage n’est plus confessionnel, il est stratégique.
Ce glissement est révélateur d’un autre phénomène : la recomposition des électorats. Face à des citoyens de plus en plus fragmentés, les partis cherchent à s’adresser à des segments ciblés : les catholiques conservateurs, les musulmans attachés à la reconnaissance de leur foi, les athées revendicatifs. La religion devient un marqueur d’identité, un argument rhétorique, voire une promesse électorale. Les débats sur le port du voile, les menus à la cantine, l’affichage des crèches ou la visibilité des lieux de culte illustrent cette instrumentalisation. Ce qui relevait hier de l’intime devient un sujet de législation, voire d’exclusion. Et l’esprit même de la laïcité en souffre. Car en France, la laïcité ne consiste pas à faire taire les croyances. Elle impose que l’État ne privilégie aucune d’entre elles. Elle garantit l’expression libre des convictions, à condition qu’elles ne cherchent pas à dominer l’ordre public. C’est cette subtilité qui semble oubliée. Quand une figure politique invoque Dieu ou une tradition religieuse pour justifier une loi ou une orientation politique, elle brouille le message républicain. Et le risque est grand : plus les références religieuses se politisent, plus elles alimentent la méfiance, les replis communautaires et les tensions. On ne débat plus d’idées, on oppose des identités. Alors, faut-il couper court à toute présence du religieux dans le champ politique ? Ce serait ignorer qu’une part croissante de la population est croyante, parfois engagée, et qu’elle vote. Mais il faut poser des limites claires. La foi peut inspirer un engagement personnel, elle ne doit pas devenir une bannière partisane. Oui, les convictions morales peuvent nourrir un projet politique, à condition de se traduire en principes universels et non en dogmes imposés. Non, la religion ne peut être utilisée comme levier de mobilisation ou comme marqueur d’appartenance dans l’arène politique. C’est à ce prix que l’espace républicain reste ouvert à tous, croyants ou non, sans hiérarchie des valeurs. La laïcité n’est pas un héritage à commémorer, c’est un équilibre à défendre chaque jour. Elle protège la liberté de culte, mais surtout la neutralité de l’État. L’inverse de l’effacement : une exigence de clarté. La République n’a pas à croire. Elle doit écouter, arbitrer, garantir. Si la foi devient stratégie, elle perd son sens. Si la politique devient prêche, elle trahit son mandat. Dans un pays où les tensions identitaires montent, préserver ce cadre, ce cap, est plus urgent que jamais. ___________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, Buzee Prod 2025 📱 Téléchargez notre application : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Pour lire les infos retrouvez-nous sur https://www.lefilactu.fr/ #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci |
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