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CARCASSONNE : LES RÉSEAUX SOCIAUX, NOUVEAU TERRAIN DE BATAILLE DES MUNICIPALES À Carcassonne, la campagne des municipales s’ouvre désormais sur les écrans autant que sur les marchés. Les candidats multiplient les meetings virtuels, les vidéos de proximité et les publications calibrées pour Facebook, Instagram ou TikTok. En apparence, chacun parle à ses électeurs. En réalité, c’est une guerre d’influence qui s’installe, où les algorithmes remplacent parfois les poignées de main. Dans une ville où la politique locale repose sur la relation directe, ce virage numérique interroge : les réseaux sociaux peuvent-ils vraiment remplacer la campagne de terrain ? Tous les candidats, ou presque, s’y sont engouffrés. Du Rassemblement national avec Christophe Barthès, au tandem de centre droit Magali Bardou et François Mourad, en passant par le socialiste Alix Soler-Alcaraz, tous misent sur le numérique pour séduire, convaincre, ou provoquer. Seule la première adjointe au maire, Isabelle Chesa, reste en retrait de cette arène digitale. Pour le politologue Brice Soccol, qui publiera prochainement un ouvrage coécrit avec Frédéric Dabi sur les grandes tendances des municipales, cette stratégie marque une mutation profonde : « La campagne devient hybride. Le porte-à-porte demeure, mais les réseaux sociaux permettent de contourner les médias traditionnels et de s’adresser directement aux citoyens. » Ce contact sans filtre séduit les candidats autant qu’il inquiète les analystes. Car cette liberté numérique s’accompagne d’un risque majeur : celui de la désinformation et de la fragmentation du débat public. « Les réseaux sociaux encouragent une parole immédiate, parfois débridée », avertit Brice Soccol. Les candidats peuvent adapter leur discours à leur communauté, quitte à dire une chose le lundi et son contraire le mardi. Une dérive déjà illustrée par la chute de Benjamin Griveaux à Paris en 2020, victime d’une diffusion virale de vidéos privées. « En une heure, les images ont dépassé les 800 000 vues. Rien n’empêche qu’un scénario similaire se produise dans une ville moyenne comme Carcassonne. » Ce pouvoir de viralité peut déstabiliser une campagne locale, mais aussi altérer le lien démocratique. Les réseaux, qui prétendent rapprocher élus et citoyens, risquent parfois de creuser le fossé. Reste une question essentielle : à qui profite vraiment cette surexposition ? « Aux partis situés aux extrêmes, capables de mobiliser des communautés très engagées », note le politologue. Sur Facebook, Christophe Barthès dispose déjà d’un réseau fidèle, réactif, souvent prêt à relayer chaque message. L’extrême droite et l’extrême gauche maîtrisent depuis longtemps les codes de cette communication émotionnelle, directe, simplifiée. Les thèmes de sécurité, de pouvoir d’achat ou de colère sociale trouvent sur ces plateformes un écho amplifié. « », observe Soccol. Derrière l’apparente modernité de cette campagne numérique se joue donc une autre bataille : celle du sens et de la confiance. Les réseaux sociaux peuvent démocratiser la parole politique, mais aussi la réduire à des slogans. En misant sur la viralité, les candidats prennent le risque de perdre la nuance, l’échange, le débat contradictoire — ces fondements mêmes de la démocratie locale. À Carcassonne, la question n’est plus de savoir qui gagnera la mairie, mais comment se gagnera désormais une élection. _________________________________ William ESCORA, Journaliste indépendant pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 2025 📱Téléchargez : https://monappsradio.com/c11.media 📌 Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » 🎬 Regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Lire les infos sur https://www.lefilactu.fr/ ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci |
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Décembre 2025
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