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APRÈS LA MORT DE LYHANNA, LA COLÈRE ET L’ÉMOTION RASSEMBLENT DES CENTAINES DE PERSONNES DANS L’AUDE9/6/2026 À CARCASSONNE ET NARBONNE, L’HOMMAGE À LYHANNA DEVIENT UN CRI D’ALARME Comment une enfant de 11 ans a-t-elle pu mourir alors que des alertes existaient ? Cette question, des milliers de Français se la posent depuis le décès de Lyhanna, survenu dans le Gers. Une interrogation douloureuse qui dépasse désormais le cadre d’un simple fait divers pour devenir un véritable débat national sur la protection de l’enfance, les violences sexuelles et les moyens accordés à la justice. Lundi soir, cette émotion collective s’est exprimée dans les rues de l’Aude. Comme dans de nombreuses villes françaises, des rassemblements ont été organisés devant les palais de justice afin de rendre hommage à la jeune victime et d’interpeller les pouvoirs publics. À Carcassonne, environ 400 personnes se sont réunies devant le tribunal judiciaire. À Narbonne, près de 250 participants ont répondu à l’appel des organisateurs. À Carcassonne, la mobilisation était portée par le collectif 11 Droits des femmes. Dans une atmosphère empreinte de recueillement mais aussi de colère, plusieurs prises de parole se sont succédé. Les intervenants ont dénoncé les défaillances institutionnelles qui, selon eux, continuent de fragiliser la protection des victimes de violences sexuelles. Claire Borde, membre du collectif organisateur, a notamment rappelé des chiffres qui alimentent aujourd’hui le débat public. Selon elle, 94 % des plaintes pour viol seraient classées sans suite, parfois faute d’investigations suffisantes. Elle a également souligné que la France disposerait de deux fois moins de juges et de quatre fois moins de procureurs que la moyenne européenne. Des constats qui nourrissent un sentiment d’inquiétude chez de nombreux citoyens.
À Narbonne, l’émotion était tout aussi palpable. Le rassemblement, organisé à l’initiative du collectif des féministes narbonnaises, a réuni plusieurs centaines de personnes, essentiellement vêtues de blanc en signe d’hommage à Lyhanna. Parmi elles, des parents, des éducateurs, des militants associatifs mais aussi de simples citoyens venus exprimer leur incompréhension. Maryvonne Jalabert, du comité audois d’Enfance et Partage, a rappelé devant les participants que la justice n’était « pas toujours à l’écoute » des victimes. Une remarque qui a trouvé un écho particulier auprès des personnes présentes. Au fil des témoignages, un même sentiment revenait avec insistance : celui que ce drame aurait peut-être pu être évité. « Ce qui est arrivé à cette petite peut toucher n’importe quelle famille », confiait une participante. Une autre ajoutait : « Je suis maman. Je ne veux pas que cela arrive à mes enfants. Il faut arrêter ce massacre. » D’autres encore posaient une question simple mais lourde de sens : « Combien encore avant que l’on fasse quelque chose ? » Ces rassemblements ne visaient pas uniquement à rendre hommage à une enfant disparue. Ils portaient également une revendication politique au sens noble du terme : celle d’une meilleure protection des mineurs et des victimes de violences sexuelles. Les organisateurs réclament notamment une loi-cadre renforçant la prévention, l’accompagnement des victimes et la coordination entre les différents acteurs institutionnels. Le collectif 11 Droits des femmes avait d’ailleurs clairement annoncé ses intentions avant le rassemblement. L’objectif était de dénoncer les lenteurs de certaines procédures et les dysfonctionnements observés dans le traitement des violences faites aux enfants. Les organisatrices avaient également pris soin de préciser qu’elles refusaient toute récupération politique par l’extrême droite ou par les partisans de la peine de mort. Pour autant, le sujet demeure sensible. À Narbonne, quelques tensions ont émergé au cours des premières interventions publiques. Certains participants ont estimé que les discours prenaient une orientation trop marquée politiquement et ont quitté le rassemblement. Un épisode révélateur des difficultés à maintenir un consensus autour d’un drame qui touche pourtant l’ensemble de la société. Car derrière les divergences idéologiques, une réalité s’impose : la mort de Lyhanna a profondément choqué l’opinion publique. Elle réactive des interrogations anciennes sur les moyens de la justice, la prise en compte de la parole des victimes et la capacité des institutions à protéger les enfants les plus vulnérables. L’émotion, aussi forte soit-elle, ne suffira pas à elle seule à changer les choses. Mais les centaines de personnes réunies à Carcassonne et à Narbonne ont envoyé un message clair : elles refusent que ce drame soit oublié après quelques jours d’actualité. Leur mobilisation traduit une exigence de vérité, de justice et de réforme. Car au-delà de l’affaire Lyhanna, c’est une question fondamentale qui se pose désormais à la société française : combien de drames faudra-t-il encore avant que la protection de l’enfance devienne une priorité nationale incontestable ? ___________________________________________________ L'ensemble des journalistes de la rédaction. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Le portail : https://c11.media 🎬 La chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 La radio : https://radio.c11.media ✍️ Donnez votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castel, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci
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