|
Vous regardez la version bêta de C11.MEDIA © 2026. Nos programmes sont disponibles 24/7 sur https://tv.c11.media
À CARCASSONNE, LE « 3 » PRÉPARE LES CONFLITS DE DEMAIN Un changement de commandement n’est jamais une simple formalité. À Carcassonne, il engage une histoire, une mission et une responsabilité particulière : conduire des hommes appelés à être prêts, à tout moment, à partir au combat. Le 13 juin dernier, le colonel Sébastien Soupault a pris la tête du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, succédant au colonel Colomban de Poncharra, appelé à rejoindre l’état-major des armées à Balard, à Paris. La passation de commandement s’est déroulée en public, en fin d’après-midi, sur la place du Général-de-Gaulle. Devant les autorités, les familles, les anciens et les Carcassonnais, les parachutistes ont défilé en reprenant leur chant. Leur devise, « Être et durer », a résonné comme un rappel de l’identité du régiment, implanté dans la cité depuis plus de soixante ans. Le 3e RPIMa, ou le « 3 » comme l’appellent ses militaires, compte environ 1 100 parachutistes d’active et 300 réservistes. Cette unité de la 11e brigade parachutiste fait partie des forces capables d’être engagées rapidement sur des théâtres d’opérations extérieurs ou sur le territoire national. Sa vocation est claire : se préparer à agir dans les situations les plus difficiles. Le nouveau chef de corps arrive avec une satisfaction qu’il ne cache pas. « Je retrouve le monde des parachutistes et des troupes de marine », a-t-il expliqué, se disant « le plus heureux des chefs de corps de l’armée de Terre ». Derrière cette formule, une volonté : retrouver une culture militaire fondée sur l’engagement, la disponibilité et la cohésion. « Notre mission première est de se préparer au combat, de se tenir prêt à agir dans un conflit majeur et de relever le défi de l’excellence opérationnelle », rappelle-t-il. Dans un contexte international tendu, le propos prend une résonance particulière. La guerre en Ukraine a bouleversé les repères militaires européens. Drones, guerre électronique, renseignement en temps réel et frappes de précision imposent désormais de nouvelles méthodes. « On constate un changement d’échelle et une transformation du champ de bataille », observe-t-il. Les armées françaises suivent de près ces évolutions, en Ukraine comme dans d’autres régions du monde. L’objectif est d’anticiper plutôt que subir. « La guerre est un caméléon qui change de couleur tous les six mois », résume le commandant du régiment.
Le 3e RPIMa est régulièrement placé en alerte durant trois à quatre mois de l’année. Durant ces périodes, les hommes s’entraînent à répondre à plusieurs scénarios, parfois dans des délais très courts. Cette disponibilité constitue l’ADN de l’unité. Elle suppose des équipements adaptés, des entraînements réguliers et une préparation physique comme mentale constante. Parmi les priorités affichées figure la recherche d’une zone de saut proche de Carcassonne. Le dossier est ancien, mais reste central. Une telle infrastructure permettrait aux parachutistes de s’entraîner davantage près de leur base, de maintenir leur qualification et de répondre plus facilement aux exigences de leur contrat opérationnel. Âgé de 41 ans, né à Bourgoin-Jallieu, en Isère, Sébastien Soupault connaît déjà bien le monde parachutiste. Après une scolarité au lycée militaire et une formation à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, il rejoint en 2008 le 8e RPIMa de Castres comme chef de section. Il poursuit ensuite son parcours au 2e RPIMa de La Réunion, avant de revenir à Castres en 2014 comme commandant d’unité. Son expérience l’a conduit au Gabon, en Afghanistan et en Nouvelle-Calédonie. Il a aussi été aide de camp du Premier ministre, puis conseiller communication adjoint du général commandant l’opération Barkhane au printemps 2020. Un parcours mêlant commandement, opérations extérieures et fonctions d’état-major. L’Aude ne lui est pas totalement inconnue. Son père, gendarme, a dirigé l’escadron départemental de sécurité routière de l’Aude à Lavalette. Ce lien personnel ajoute une dimension particulière à cette arrivée dans un département où le 3e RPIMa occupe une place importante, tant sur le plan militaire qu’économique et social. Le départ du colonel Colomban de Poncharra clôt deux années de commandement marquées par un rythme opérationnel soutenu, mais aussi par des moments douloureux. En dressant son bilan, il avait évoqué « la perte de deux des nôtres », rappelant « l’irremplaçable valeur d’une vie humaine ». Parmi eux, le sergent Maxence Roger, mort à 27 ans en Guyane alors qu’il participait à l’opération Harpie. L’ancien chef de corps laisse également plusieurs dossiers ouverts. La rénovation des infrastructures, l’amélioration des conditions de logement des militaires et de leurs familles, le développement des drones et la montée en puissance de la robotisation figurent parmi les enjeux à venir. Pour lui, la technologie ne doit pas remplacer l’homme, mais renforcer son action et sa capacité de décision. La cérémonie du 13 juin a enfin été marquée par la remise de décorations à six parachutistes. Le 22 mai, alors qu’ils étaient hors service et en quartier libre, ils étaient intervenus face à un individu armé et menaçant. Le caporal Anatolie a reçu la médaille militaire. Le lieutenant Fabrice a été décoré de l’ordre national du Mérite. Quatre autres militaires ont obtenu la médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement. Ces distinctions rappellent que l’engagement des parachutistes ne se limite pas aux terrains d’opérations. Elles illustrent aussi une certaine idée du devoir, de la solidarité et de la réaction face au danger. À Carcassonne, le nouveau commandement s’ouvre donc dans une période de profondes mutations. Les conflits changent. Les technologies avancent. Les exigences de préparation se renforcent. Mais l’essentiel demeure : des militaires formés, soudés et capables de décider vite. Pour le 3e RPIMa, « être et durer » reste plus qu’une devise. C’est une ligne de conduite. ____________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Le portail : https://c11.media 🎬 La chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 La radio : https://radio.c11.media ✍️ Donnez votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castel, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci
0 Commentaires
Laisser une réponse. |
Pour écouter la radio, rien de plus simple ! Depuis un smartphone, une tablette, un ordinateur ou une enceintes connectées via l'application C11.MEDIA
Pour regardez la TV, rien de plus simple ! Depuis un smartphone, une tablette, un ordinateur ou une enceintes connectées via l'application C11.MEDIA
Information, sport, musique, divertissement... Au delà de la fabrication et la diffusion de programmes originaux, notre mission est de former les publics à la maitrise de la communication (à partir de 11 ans) et de les faire participer aux pratiques de l'audiovisuel, en leur donnant la possibilité de s'exprimer via nos trois supports : presse, radio et télévision.
Dans l'Aude,
c'est le média qui vous donne la parole !
L’idée du projet C11.MEDIA est de toucher un large éventail de publics en offrant une grande variété de contenus, tout en mettant à profit le meilleur de la technologie en matière de diffusion audiovisuelle. Pour cela, notre mission consiste à la mise en place d'une offre média "digitale" multi-support intégrant des outils de communication de proximité (presse, radio et télévision) et un puissant réseau communautaire. L’association C11.MEDIA est reconnue d’intérêt général. Les dons sont déductibles à 66% dans la limite de 20% du revenu imposable, l’excédent est reportable sur les 5 années suivantes (Art 200 et 238 bis du CGI).
Offrir un espace de libre expression rendant possible la prise de parole, l'argumentation, l'échange, le passage et la confrontation d'idées au travers une offre de programmes audiovisuels interactifs et contradictoires
OUI, Je commande... Découvrez ce guide pratique édition 2025 au tarif de 27€ (Éditions Déluna)
Mais au delà de l'aspect technique, il s'agit aussi de favoriser l'éveil des citoyens du département (Aude) par la création, la production et la diffusion de programmes audiovisuels originaux ; Donner la parole à celles et ceux qui ne l'on pas, permettant à chacun de s'exprimer sur les sujets de la vie courante ; Archives
Juillet 2026
|
||||||
Flux RSS
