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MUNICIPALES 2026 : UNE TRIANGULAIRE QUI MET LE PARTI SOCIALISTE AU BORD DE LA RUPTURE C’est une décision qui a fait trembler bien au-delà de Carcassonne. En maintenant sa candidature pour le second tour des municipales, Alix Soler-Alcaraz a provoqué une onde de choc. Au sein même de sa famille politique. Du siège local de la rue Fédou jusqu’aux plus hautes sphères nationales du Parti socialiste, l’inquiétude a laissé place à une pression rarement vue. Tout commence pourtant dans un contexte déjà explosif. Troisième du premier tour avec 23,27 % des voix, le candidat de la gauche unie se retrouve face à un dilemme classique mais redoutable : se maintenir au risque de favoriser une victoire du Rassemblement National, ou se retirer pour tenter de faire barrage. Mardi 17 mars, la décision est prise. Il y aura triangulaire. Mais ce choix ne passe pas. Et très vite, les réactions s’enchaînent. À l’échelle locale d’abord. Autour de Régis Banquet, président de l’agglomération, les vice-présidents de l’intercommunalité s’accordent. Pour eux, le retrait est la seule issue. Certains redoutent même un scénario durable : « installer Barthès à la mairie pour 20 ans ». Le message est clair. L’alerte est lancée. Puis la pression monte d’un cran. À l’échelle régionale. Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, entre dans la danse. Aux côtés de Kamel Chibli, elle participe à une réflexion stratégique. Objectif : trouver une porte de sortie. Une solution de repli. Faute de retrait officiel possible après le dépôt des listes, une hypothèse circule : un appel à un « acte républicain » en faveur du binôme Mourad-Bardou, allant jusqu’à envisager l’absence de bulletins « Carcassonne unie » dans les bureaux de vote.
Mais le temps presse. Et les échanges s’intensifient. Téléphones qui chauffent. Discussions serrées. Hélène Sandragné, présidente du Département, s’entretient avec le candidat. Sans injonction officielle. Mais avec une désapprobation assumée. À Paris, même scénario. Le dossier carcassonnais remonte jusqu’au sommet du PS. Le secrétaire général Pierre Jouvet contacte directement Alix Soler-Alcaraz. Les versions divergent. Dialogue cordial pour certains. Échange tendu pour d’autres. Une chose est sûre : l’enjeu dépasse désormais largement les frontières de l’Aude. Car derrière ce maintien, c’est une crainte qui domine. Celle de voir Carcassonne basculer. Le RN, arrivé en tête avec 34,52 %, n’est plus une hypothèse. C’est une possibilité concrète. Et dans un PS historiquement marqué par ses divisions, l’unanimité qui se dessine contre ce choix est en soi un événement. Mais Alix Soler-Alcaraz tient bon. Il assume un pari. Risqué. Celui de croire en une dynamique électorale capable de renverser la tendance. Celui de ne pas s’effacer. Et de défendre sa ligne jusqu’au bout. Dans ce tumulte, une autre voix s’élève. Celle de Jean-Claude Pérez. Ancien maire socialiste, aujourd’hui en dehors du parti, il appelle sans détour à voter pour le binôme Mourad-Bardou. Pour lui, la règle est simple : « c’est le 3e qui doit se retirer ». Il invoque la sociologie de la ville. Une Carcassonne centriste, modérée, où les équilibres sont fragiles. Et où, selon lui, le risque d’une victoire de l’extrême droite doit primer sur les logiques partisanes. Ce paradoxe résume à lui seul la complexité de cette élection. Un ancien maire de droite qui soutient la gauche. Un ancien maire de gauche qui appelle à voter à droite. Des alliances inattendues. Des lignes brouillées. Et des électeurs face à un choix plus politique que jamais. Au fond, cette séquence pose une question essentielle. La responsabilité politique doit-elle primer sur la stratégie électorale ? Ou chaque candidat doit-il aller au bout de sa démarche, quitte à prendre le risque de l’échec collectif ? Dimanche 22 mars, les urnes trancheront. Mais une chose est déjà certaine. À Carcassonne, cette campagne laissera des traces. Profondes. Durables. Et peut-être décisives pour l’avenir politique local. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci
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