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ALLIANCE CONTRE NATURE ? LE VIRAGE POLITIQUE QUI FAIT TREMBLER CARCASSONNE Il y a des décisions politiques qui interrogent. D’autres qui dérangent. Et puis il y a celles qui fracturent. Le choix de Gérard Larrat de se retirer du second tour pour soutenir une alliance avec la gauche fait clairement partie de ces décisions qui marquent une rupture profonde. Car derrière les mots soigneusement choisis de « responsabilité » et de « front républicain », une autre réalité apparaît. Plus brutale. Plus politique. Et surtout, beaucoup moins consensuelle. Dans son communiqué publié sur Facebook, le maire sortant invoque le risque d’une victoire du Rassemblement National pour justifier son ralliement à la liste menée par Alix Soler-Alcaraz. Un argument audible sur le principe. Mais qui, dans les faits, peine à convaincre une partie importante de son électorat. Car Gérard Larrat n’est pas un élu neutre. Il est un homme de droite. Élu par un électorat de droite. Soutenu pendant des années par des citoyens qui se reconnaissaient dans ses choix, ses orientations, ses alliances. Et aujourd’hui, ce même élu choisit de tourner le dos à cette base pour s’inscrire dans une dynamique portée par le Parti Socialiste. Pour beaucoup, la rupture est nette. Et le mot revient, sans détour : trahison. Oui, pour nombre d’observateurs et d’électeurs, Gérard Larrat a trahi. Trahi son camp. Trahi ceux qui lui ont fait confiance. Trahi une ligne politique qu’il incarnait encore il y a quelques semaines.
Mais au-delà de cette rupture idéologique, une autre lecture circule. Plus politique encore. Plus personnelle aussi. Car en réalité, cette décision ne serait pas uniquement dictée par la volonté de faire barrage au Rassemblement National. Elle s’inscrirait aussi dans une logique de règlement de comptes. Une fracture ancienne, jamais digérée, avec François Mourad. Ancien collaborateur du maire sortant, François Mourad s’est progressivement émancipé. Il a pris ses distances. Il a construit sa propre trajectoire. Et surtout, il s’est imposé comme un candidat crédible à la mairie de Carcassonne. Une perspective que Gérard Larrat n’aurait pas acceptée. Dans cette analyse, largement partagée dans certains cercles politiques locaux, le maire sortant n’aurait jamais digéré cette rupture. Ni le fait que celui qui fut longtemps à ses côtés puisse, un jour, lui succéder. Ni surtout qu’il puisse le faire sans suivre ses conseils, sans rester dans son sillage. Dès lors, le choix devient plus lisible. Plus dur aussi. Plutôt que de voir François Mourad accéder à la mairie, Gérard Larrat aurait fait le choix du tout ou rien. Quitte à s’offrir politiquement à la gauche. Quitte à soutenir Alix Soler-Alcaraz. Quitte à désorienter son propre électorat. Une décision qui dépasse le simple calcul électoral. Et qui pose une question fondamentale : jusqu’où peut-on aller pour empêcher un rival de l’emporter ? Car pendant que les camps se recomposent, un autre acteur avance. Silencieusement. Efficacement. Christophe Barthès. Arrivé en tête au premier tour, le candidat du Rassemblement National observe cette fragmentation avec attention. Et peut-être avec un certain avantage. Car chaque division, chaque fracture, chaque incompréhension au sein des forces dites républicaines renforce mécaniquement sa position. Certains vont plus loin. Ils estiment que cette décision de Gérard Larrat pourrait, indirectement, offrir un boulevard au RN. Une opportunité presque inespérée dans une configuration pourtant incertaine. Dès lors, une question, lourde de conséquences, s’impose. Ce choix était-il improvisé ? Ou, au contraire, mûrement réfléchi ? Gérard Larrat a-t-il agi dans l’urgence… ou dans une logique plus ancienne, plus stratégique ? Et surtout : en cas de victoire du Rassemblement National dimanche soir, quelle part de responsabilité devra-t-il assumer ? Car en politique, les décisions ont toujours des conséquences. Et celles-ci dépassent souvent les intentions affichées. À Carcassonne, le second tour ne sera pas seulement une élection. Ce sera un verdict. Celui des urnes. Mais aussi celui des électeurs face à une décision qui, déjà, a profondément marqué cette campagne. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci
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