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À LIMOUX, L’URBAN DAY VEUT FAIRE VIBRER LA CULTURE URBAINE MALGRÉ LA MÉTÉO

13/5/2026

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À LIMOUX, UNE JOURNÉE POUR FAIRE VIVRE LES CULTURES URBAINES

La pluie menace, mais l’événement est maintenu. À Limoux, l’Urban Day prévu ce vendredi 15 mai change simplement de décor. Initialement programmé en extérieur, le rendez-vous dédié aux cultures urbaines se déroulera finalement au Cinéma l’Elysée, afin d’éviter les caprices d’une météo annoncée incertaine.

Derrière ce changement de dernière minute, les organisateurs veulent surtout préserver l’esprit de cette journée pensée comme un moment de partage, de création et d’expression libre autour du hip-hop, du slam, de la danse et de la musique vivante.

À travers ateliers, démonstrations et concert, l’Urban Day ambitionne de rassembler plusieurs générations autour d’une culture urbaine souvent réduite aux clichés, mais qui porte pourtant des valeurs fortes de créativité, d’ouverture et de transmission.
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Dès 14 h 30, le public pourra participer à un premier atelier baptisé “Écritures Vivantes”. Mené par Pabloramix et Martial Lamrit, ce temps de création mêlera poésie, improvisation musicale et jeux d’écriture. L’objectif est simple : permettre à chacun de libérer sa parole, qu’il soit débutant ou déjà habitué aux scènes ouvertes.

Dans une époque où les jeunes cherchent souvent des espaces pour s’exprimer autrement que sur les réseaux sociaux, ce type d’atelier apparaît comme une respiration culturelle précieuse. Écrire, dire, écouter, partager : des gestes simples qui retrouvent ici une place centrale.

Autre temps fort de l’après-midi : une initiation au breakdance organisée à partir de 17 heures avec l’Association One-One. Top Rock, Footwork, Freeze ou encore Power Move : les participants découvriront les fondamentaux de cette discipline emblématique de la culture hip-hop, devenue discipline olympique lors des Jeux de Paris 2024.

Au-delà de la performance physique, le breakdance conserve cette dimension populaire née dans les rues américaines des années 1970 : transformer l’énergie, parfois la colère, en création artistique.

La soirée, elle, restera ouverte à tous gratuitement.

À 18 h 30, les jeunes de l’association One-One proposeront une Battle Exhibition destinée à plonger le public dans l’univers spectaculaire du break. Une scène ouverte slam permettra également aux volontaires de monter sur scène pour partager leurs propres textes.

Le point culminant de cette journée arrivera à 20 h 30 avec le concert du Pabloramix Trio. Un projet musical atypique mêlant improvisation, slam, hip-hop organique et influences jazz, reggae ou world music.

Le groupe s’est notamment fait connaître grâce à son concept du “chaudron” : les spectateurs écrivent des mots sur papier, immédiatement transformés ensuite en improvisations musicales en direct par les artistes. Une manière originale de faire participer pleinement le public au spectacle.

Dans un territoire rural où l’offre culturelle reste parfois concentrée dans les grandes villes, ce type d’initiative joue aussi un rôle social important. Car derrière l’événement festif, il y a la volonté de rendre la culture accessible, gratuite et vivante.

L’Urban Day s’inscrit d’ailleurs dans un partenariat associatif large réunissant notamment Solid’Air, Solid’Air Song Limoux, l’Accueil Ados de Couiza, l’Association One-One et la Ville de Limoux.

Sur place, le public retrouvera également une buvette et un espace restauration proposés par l’équipe de Solid’Air.

Malgré le changement de lieu imposé par la météo, les organisateurs espèrent désormais conserver intacte l’énergie de cette journée. Car dans une période souvent marquée par les tensions sociales et le repli, la culture urbaine continue, elle, de défendre une autre idée du collectif : celle du partage, de la rencontre et de la liberté d’expression.

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Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant.
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AUJOURD’HUI, MERCREDI 13 MAI 2026 : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ AUDOISE

13/5/2026

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FAMILLES, MARCHÉS, SPORT : UN MERCREDI DE PROXIMITÉ

RETOUR SUR LES 5 FAITS MARQUANTS DE LA SEMAINE EN AUDE. Chaque jour, nous revenons sur les informations qui comptent vraiment. Pas du bruit. Pas du remplissage. Du concret. Des décisions, des tensions, des réalités de terrain. De Carcassonne à Narbonne, de Limoux à Castelnaudary, voici ce qu’il ne fallait pas manquer.
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LE FAIT POLITIQUE

À Narbonne, les rencontres citoyennes se poursuivent cette semaine avec une nouvelle permanence ouverte aux habitants. Ce dispositif permet d’échanger directement avec le maire sur les difficultés et les attentes du quotidien. Pour les Narbonnais, c’est un canal de dialogue local qui remet la parole des habitants au centre de la décision publique.

LE TERRAIN

À Carcassonne, un débat consacré à la prévention du burn-out parental est organisé ce mercredi à 17 heures à la Maison de la famille du Carcassonnais. Cette rencontre répond à une réalité de plus en plus visible dans les foyers : l’épuisement des parents face aux charges familiales, professionnelles et éducatives. Pour les familles, c’est un espace utile pour comprendre, prévenir et demander de l’aide.

LE CHIFFRE QUI PARLE

À Carcassonne, le match de football entre Carcassonne et Naurouze est programmé ce mercredi à 20 heures au stade Jean-Claude-Mazet. Ce rendez-vous sportif prolonge une semaine déjà dense pour les clubs locaux. Pour les supporters, c’est une soirée de proximité où le sport amateur retrouve toute sa place.

LE POINT DE TENSION

À Lézignan-Corbières, le marché hebdomadaire se tient ce mercredi matin de 7 heures à 12 h 30 dans le centre-ville. Ce rendez-vous attire chaque semaine habitants, producteurs et visiteurs autour des étals de fruits, légumes et produits frais. Pour la circulation et le stationnement, cette affluence impose une organisation plus attentive dès le début de journée.

CE QUI SE PRÉPARE

À Gruissan, le Défi Wind doit prendre le relais dès jeudi pour quatre jours sur le littoral. Après plusieurs jours déjà consacrés aux sports de glisse, la station s’apprête à accueillir un nouveau temps fort nautique. Pour les commerces, les hébergements et les restaurants, cette séquence promet encore une forte fréquentation.

CE QU’IL FAUT RETENIR : Ce mercredi met en lumière une Aude très concrète. Les habitants cherchent du dialogue, les familles demandent des réponses, les marchés font vivre les centres-villes et le sport continue d’attirer. Le territoire avance par ses rendez-vous simples. Et c’est souvent là, dans ces moments de proximité, que se mesure sa vitalité réelle.

L’équipe de C11.MEDIA vous souhaite une belle journée.

#aude #limoux #castelnaudary #carcassonne #narbonne #lezignan #quillan #coursan #gruissan

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À CARCASSONNE, LA FIN ANNONCÉE DE L’UCCOAR SONNE COMME UN CHOC INDUSTRIEL ET HUMAIN

12/5/2026

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APRÈS 35 ANS D’ACTIVITÉ, L’USINE D’EMBOUTEILLAGE DE L’UCCOAR VA DISPARAÎTRE

Le couperet est tombé. Après plusieurs mois de tensions, d’inquiétudes et de rumeurs persistantes, la fermeture du site carcassonnais de l’Uccoar a été officiellement confirmée hier lors de deux comités sociaux et économiques extraordinaires. Une décision lourde de conséquences pour les 47 salariés encore présents sur ce site historique implanté à Carcassonne depuis trente-cinq ans.

Pour beaucoup, cette annonce ressemble à la fin d’une époque. Celle d’une industrie viticole locale qui faisait encore figure de pilier économique dans l’ouest audois. Celle aussi d’un modèle coopératif progressivement absorbé par les logiques de concentration du secteur agroalimentaire.

Cinq jours seulement après le mouvement de débrayage organisé par les salariés, la direction du groupe InVivo a donc officialisé ce que beaucoup redoutaient déjà. Deux réunions se sont tenues dans la matinée : un CSE central et un second dédié à la structure Cordier Excel Uccoar.

Autour de la table figurait notamment Olivier Clyti, directeur stratégie, RSE et digital d’InVivo, mais aussi directeur des opérations de Cordier by InVivo, la branche vin du géant agricole devenu actionnaire majoritaire de Vinadeis en 2020.
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Désormais, ce sont désormais des dizaines de familles carcassonnaises qui s’interrogent sur leur avenir.
Durant ces échanges, la direction a présenté les motifs de la fermeture ainsi que le calendrier prévisionnel du futur plan social. Selon les premières annonces, l’arrêt définitif de la production est programmé pour le 1er novembre 2026.

Une nouvelle étape dramatique pour ce site qui avait déjà subi un important plan de sauvegarde de l’emploi à l’automne 2024. À l’époque, 29 postes sur 76 avaient déjà disparu. Aujourd’hui, ce sont les 47 salariés restants qui se retrouvent directement concernés.

Pour justifier cette décision, la direction évoque l’effondrement mondial de la consommation de vin et la nécessité de rationaliser les outils de production afin d’améliorer la rentabilité du groupe. Dans cette logique, un seul des deux sites devait être conservé. Ce sera finalement l’usine Cordier Excel Trilles, située à Maureilhan, qui poursuivra son activité.

Le site carcassonnais, lui, est condamné.

Le 2 juin marquera désormais le début officiel des négociations liées au nouveau plan de sauvegarde de l’emploi. Un cabinet de ressources humaines basé à Toulouse a été mandaté pour accompagner les différentes étapes : reclassements internes, congés de reclassement, formations ou encore accompagnement des salariés licenciés.

Dans le même temps, la direction affirme rechercher un éventuel repreneur capable de redonner une activité industrielle au site. Une mission confiée à un cabinet spécialisé. Mais dans les couloirs de l’usine, beaucoup peinent aujourd’hui à croire à une véritable solution de reprise. Car derrière les discours officiels, les salariés voient surtout disparaître un outil industriel historiquement lié au territoire viticole audois.

Pourtant, le site continuait récemment à développer plusieurs produits, notamment autour de la marque Bonne Nouvelle. En 2025, l’usine avait même lancé des Bib de vin sans alcool en format trois litres, avec près de 30 000 unités écoulées selon la direction.

L’activité se poursuivra d’ailleurs encore plusieurs mois afin d’honorer les contrats déjà signés. Les premiers licenciements ne devraient pas intervenir avant novembre 2026. Mais cette fermeture dépasse désormais la seule question sociale. Elle pose aussi celle de la stratégie économique du groupe InVivo.

En janvier 2021, son directeur général Thierry Blandinières affichait l’ambition d’atteindre 500 millions d’euros de chiffre d’affaires pour Cordier by InVivo à l’horizon 2025.

Or, les derniers comptes publiés montrent une réalité bien plus fragile. Si les actifs totaux atteignent 276 millions d’euros, le résultat net apparaît fortement déficitaire, avec près de 45 millions d’euros de pertes. Le chiffre d’affaires des filiales reste également bien inférieur aux objectifs initialement affichés.

Dans l’Aude, cette annonce ravive aussi les inquiétudes autour de la crise viticole qui frappe durement le territoire depuis plusieurs années. Baisse de la consommation, concurrence internationale, changement des habitudes alimentaires, montée du sans-alcool : le secteur viticole français traverse une mutation profonde.

Et derrière les tableaux financiers, ce sont désormais des dizaines de familles carcassonnaises qui s’interrogent sur leur avenir.

À Carcassonne, la fermeture annoncée de l’Uccoar ne représente pas seulement l’arrêt d’une usine. Elle symbolise aussi le recul progressif d’un pan entier de l’histoire économique locale.

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Jean Michel JUMEAU,  journaliste indépendant.
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À L’HÔPITAL DE CARCASSONNE, LA MAJORITÉ RN SE HEURTE À UNE FORTE DÉFIANCE

12/5/2026

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LE VOTE QUI EMBARRASSE LA MAJORITÉ MUNICIPALE À CARCASSONNE

Le vote a laissé des traces. Et surtout un message politique difficile à ignorer. Mardi 5 mai, lors de l’élection du conseil de surveillance du centre hospitalier de Carcassonne, la majorité municipale RN espérait installer sereinement l’un de ses élus à la présidence de cette instance stratégique. Mais le résultat final révèle au contraire une profonde réserve d’une grande partie des votants à l’égard de la nouvelle équipe municipale.

Car si Arthur Roumenov, adjoint chargé de la santé à la mairie de Carcassonne, a bien été élu président du conseil de surveillance, son score extrêmement faible a surpris jusque dans les couloirs de l’hôpital. L’élection se déroulait pourtant dans un contexte favorable au camp municipal. Aucun candidat ne s’était présenté face à lui. Et traditionnellement, la présidence du conseil de surveillance revient au maire de la ville. Avant Christophe Barthès, Gérard Larrat puis Jean-Claude Pérez avaient eux-mêmes présidé cette instance sans difficulté particulière.
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Un score particulièrement faible dans une élection sans adversaire déclaré.
 Mais cette fois, le nouveau maire RN de Carcassonne a choisi de ne pas briguer directement cette fonction. Il a préféré proposer le nom de son adjoint à la santé. Un choix qui n’a manifestement pas convaincu.

Le conseil de surveillance du centre hospitalier rassemble quinze membres répartis en trois collèges distincts : représentants des collectivités territoriales, représentants du personnel et personnalités qualifiées. Un équilibre pensé pour garantir une gouvernance pluraliste autour des grandes orientations de l’établissement hospitalier.

Dès le premier tour du scrutin à bulletin secret, le malaise apparaît clairement. Arthur Roumenov ne recueille que cinq voix. Huit bulletins blancs et un bulletin nul sont comptabilisés. Un résultat insuffisant pour obtenir la majorité absolue nécessaire. Un deuxième tour est alors organisé. Même scénario. Même résultat.

Dans ce type d’élection, une troisième tentative permet finalement une désignation à la majorité relative. Arthur Roumenov est donc officiellement élu président du conseil de surveillance. Mais le signal politique devient encore plus sévère : il ne recueille plus que quatre voix. Neuf bulletins blancs et un nul sont alors enregistrés.

Un score particulièrement faible dans une élection sans adversaire déclaré.

Ce scrutin intervient dans un contexte politique déjà délicat pour la majorité municipale RN carcassonnaise. Quelques semaines plus tôt, lors de l’élection à la présidence de Carcassonne Agglo, Florent Ghisi, autre adjoint au maire, n’avait obtenu que vingt-huit voix sur cent vingt-huit votants.

Pour plusieurs observateurs locaux, ces différents votes traduisent une difficulté persistante du RN à élargir ses soutiens institutionnels au-delà de son socle électoral.

La question se pose désormais pour les prochaines échéances politiques locales, notamment autour de l’Opération Grand Site (OGS), dont la présidence pourrait être renouvelée dans les prochaines semaines. Christophe Barthès souhaiterait briguer cette fonction stratégique regroupant la Ville, l’agglomération, le Département et la Région.

Mais après les résultats observés à l’hôpital puis à l’Agglo, certains doutent déjà de sa capacité à convaincre les autres collectivités territoriales.

Au-delà du seul enjeu politique, cette élection rappelle aussi le rôle essentiel du conseil de surveillance d’un hôpital public. Budget, stratégie médicale, investissements, organisation des soins : cette instance joue un rôle central dans le fonctionnement du centre hospitalier.

Dans un contexte où les établissements de santé restent confrontés à des difficultés de recrutement, à la pression budgétaire et à l’épuisement des personnels, la stabilité de leur gouvernance apparaît plus importante que jamais.

Mais une chose semble déjà acquise : derrière cette élection discrète organisée à huis clos, c’est bien un signal politique fort qui vient d’être envoyé à la nouvelle majorité municipale carcassonnaise.

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Christopher GREEN, journaliste indépendant.
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AUJOURD’HUI, MARDI 12 MAI 2026 : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ AUDOISE

12/5/2026

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NARBONNE, CARCASSONNE, LASTOURS : UNE JOURNÉE SOUS SURVEILLANCE

RETOUR SUR LES 5 FAITS MARQUANTS DE LA SEMAINE EN AUDE. Chaque jour, nous revenons sur les informations qui comptent vraiment. Pas du bruit. Pas du remplissage. Du concret. Des décisions, des tensions, des réalités de terrain. De Carcassonne à Narbonne, de Limoux à Castelnaudary, voici ce qu’il ne fallait pas manquer.
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LE FAIT POLITIQUE
À Narbonne, la concertation publique autour du projet BarMar est ouverte depuis le 6 mai et se poursuit jusqu’au 12 juillet. Ce dossier énergétique majeur doit permettre aux habitants de s’informer et de donner leur avis. Pour le territoire, l’enjeu dépasse le simple débat technique : il touche à l’avenir industriel, environnemental et stratégique du littoral.

LE TERRAIN
À Carcassonne, les travaux à Villalbe continuent de perturber la ligne 6 jusqu’au 29 mai. Les arrêts Benet, Hameau, Les Cerisiers et Cornouillers ne sont pas desservis pendant cette nouvelle phase de chantier. Pour les usagers, il faut se reporter vers l’arrêt Stelaires et adapter les trajets du quotidien.

LE CHIFFRE QUI PARLE
À Cuxac-Cabardès, les collégiens participent ce mardi à un raid mêlant vélo, épreuves sportives et culturelles autour de la forteresse royale de Lastours. Cette journée s’inscrit dans le mois Mai à vélo, qui multiplie les actions dans l’Aude. Pour les jeunes, c’est une manière concrète de relier sport, patrimoine et mobilité douce.

LE POINT DE TENSION
Dans l’Aude, une vigilance jaune aux orages reste active ce mardi jusqu’à minuit. Le ciel demeure instable, avec un risque de phénomènes localement marqués en fin de journée. Pour les automobilistes, les agriculteurs et les organisateurs d’activités extérieures, la prudence reste indispensable.

CE QUI SE PRÉPARE
À Carcassonne, les ateliers itinérants Empreintes urbaines sont annoncés mercredi. Cette animation culturelle invite le public à porter un autre regard sur la ville et ses traces visibles. Pour les habitants, c’est une occasion de redécouvrir l’espace urbain comme un terrain d’observation et de création.

CE QU’IL FAUT RETENIR : Ce mardi montre une Aude traversée par des enjeux très concrets. Les grands projets se discutent, les travaux modifient les habitudes, les jeunes réinvestissent le patrimoine à vélo. La météo rappelle aussi que le quotidien reste fragile. Entre transition, mobilité et vigilance, le territoire avance, mais sous surveillance.

L’équipe de C11.MEDIA vous souhaite une belle journée.

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AUJOURD’HUI, LUNDI 11 MAI 2026 : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ AUDOISE

11/5/2026

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L’AUDE ENTRE TRAVAUX, SERVICES ET GRAND LARGE

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LE FAIT POLITIQUE
À Narbonne, la modernisation du service Allô Narbonne reste mise en avant ce lundi par la Ville. Ce dispositif permet aux habitants de signaler plus facilement les problèmes du quotidien dans l’espace public. Pour les Narbonnais, l’enjeu est concret : rendre la relation avec les services municipaux plus directe et plus réactive.

LE TERRAIN
À Carcassonne, la circulation est interdite ce lundi rue Victor-Hugo, rue de la Liberté et rue du 4-Septembre de 8 h 15 à 17 heures. Ces restrictions accompagnent des travaux programmés sur plusieurs axes du centre-ville. Pour les riverains, les commerçants et les automobilistes, la journée impose des détours et une vraie anticipation.

LE CHIFFRE QUI PARLE
À Gruissan, le Défi Wing démarre ce lundi pour trois jours sur le littoral. Ce rendez-vous de glisse s’inscrit dans une séquence sportive dense entre mer, vent et fréquentation touristique. Pour la station, l’événement prolonge l’élan du week-end et maintient une forte animation autour des plages.

LE POINT DE TENSION
À Carcassonne, la rue de la Rivière est fermée à la circulation à partir de ce lundi et jusqu’à mercredi, de 8 heures à 18 heures. Cette coupure s’ajoute à d’autres restrictions déjà actives dans la ville. Pour les habitants, l’accumulation des chantiers rend les déplacements plus sensibles en début de semaine.

CE QUI SE PRÉPARE
À Narbonne, les inscriptions pour la Fête de la musique 2026 sont ouvertes aux artistes et aux groupes. Le rendez-vous est déjà en préparation pour le mois de juin. Pour les musiciens locaux, c’est le moment de se positionner afin de participer à l’un des temps forts populaires de l’été.

CE QU’IL FAUT RETENIR : Ce lundi donne une image très concrète de l’Aude qui redémarre. Les villes organisent leurs services, les chantiers transforment les trajets et les grands rendez-vous se  préparent déjà. Le littoral garde son pouvoir d’attraction. Mais dans les centres-villes, la fluidité du quotidien reste le vrai sujet.

L’équipe de C11.MEDIA vous souhaite une belle journée.

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AUJOURD’HUI, DIMANCHE 10 MAI 2026 : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ AUDOISE

10/5/2026

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VILLAGES, CHEVAUX, VÉLO : LE TERRAIN PREND LA MAIN

RETOUR SUR LES 5 FAITS MARQUANTS DE LA SEMAINE EN AUDE. Chaque jour, nous revenons sur les informations qui comptent vraiment. Pas du bruit. Pas du remplissage. Du concret. Des décisions, des tensions, des réalités de terrain. De Carcassonne à Narbonne, de Limoux à Castelnaudary, voici ce qu’il ne fallait pas manquer.
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LE FAIT POLITIQUE
À Carcassonne, la circulation est interdite ce dimanche matin boulevard Barbès, contre l’allée du parking, de 8 heures à 13 heures. Cette mesure municipale accompagne des travaux programmés dans un secteur fréquenté du centre-ville. Pour les automobilistes, les riverains et les commerçants, la matinée impose des détours et une organisation plus serrée.

LE TERRAIN
À Carcassonne, les courses hippiques reprennent ce dimanche à 12 h 30 à l’hippodrome de La Fajeolle. Le rendez-vous propose une sortie familiale autour des chevaux, avec restauration et animations pour les enfants. Pour le site, c’est une journée de fréquentation utile à la vie sportive et populaire locale.

LE CHIFFRE QUI PARLE
À Chalabre, la sixième édition d’En mai, fête des plants réunit ce dimanche une quarantaine de stands autour de l’ancienne gare. Producteurs de plantes, artisans, ateliers, conférences et balades composent le programme. Pour la commune, ce rendez-vous confirme le poids des événements de printemps dans l’animation des villages.

LE POINT DE TENSION
À Carcassonne, la Spartan Race se poursuit ce dimanche autour de la Cité médiévale après une première journée très suivie. L’épreuve attire des sportifs et des accompagnants dans un secteur déjà sensible aux flux touristiques. Pour la ville, le défi consiste à accueillir l’événement sans saturer les accès, les parkings et les abords du site.

CE QUI SE PRÉPARE
À Castelnaudary, l’atelier Marche et Vélo est annoncé lundi à 14 heures. Cette activité s’inscrit dans une logique de mobilité douce et de pratique encadrée. Pour les habitants, c’est une occasion concrète de remettre le mouvement au cœur du quotidien.

CE QU’IL FAUT RETENIR : Ce dimanche montre une Aude en mouvement, mais aussi sous contrainte. Les événements attirent, les villages s’animent et les équipements locaux retrouvent du public. Mais derrière cette vitalité, l’organisation reste essentielle. Circulation, accès, stationnement : la réussite d’un territoire se joue aussi dans ces détails.

L’équipe de C11.MEDIA vous souhaite une belle journée.

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FÊTE DE L’EUROPE, VICTOIRE RUSSE ET ARMISTICE : LES DESSOUS D’UNE DATE HISTORIQUE

9/5/2026

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8 MAI EN FRANCE, 9 MAI EN RUSSIE : POURQUOI L’EUROPE ET MOSCOU COMMÉMORENT LA MÊME GUERRE À DES DATES DIFFÉRENTES

Chaque année, les cérémonies se succèdent. Dépôts de gerbes. Minutes de silence. Drapeaux. Discours officiels. Pourtant, une question revient régulièrement : pourquoi la France célèbre-t-elle l’armistice le 8 mai alors que la Russie commémore sa victoire le 9 mai ? Et pourquoi parle-t-on également, au même moment, de « fête de l’Europe » ?

Derrière ces dates se cache une histoire complexe. Une histoire de guerre mondiale, de décalage horaire, mais aussi de construction politique européenne.

Le 8 mai 1945 marque officiellement la capitulation de l’Allemagne nazie face aux Alliés. En France, cette date symbolise la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Après près de six années de conflit, les combats cessent enfin sur le continent européen. Le général de Gaulle annonce alors la victoire. Dans les rues françaises, les foules célèbrent la fin d’une guerre qui a fait des millions de morts.
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À Carcassonne comme partout en France ; le 9 mai, célébré comme la fête de l’Europe.
Mais à Russie, l’histoire s’écrit avec quelques heures de différence. La capitulation allemande est signée tard dans la soirée du 8 mai à Berlin. Or, à Moscou, en raison du décalage horaire, il est déjà après minuit. Nous sommes donc le 9 mai 1945.

C’est pour cette raison que l’ex-Union soviétique, puis la Russie, ont conservé le 9 mai comme jour officiel de la « Grande Guerre patriotique ». Une date devenue centrale dans la mémoire russe.

L’importance symbolique y est immense. Car l’Union soviétique a payé un tribut humain colossal durant la guerre. Plus de vingt millions de morts selon les estimations historiques. Dans la mémoire collective russe, la victoire contre le nazisme représente à la fois un traumatisme national et une source de fierté patriotique.

Chaque 9 mai, la Russie organise ainsi de vastes défilés militaires, notamment sur la place Rouge à Moscou. Chars, missiles, soldats et avions y défilent devant les autorités du pays. Une démonstration de mémoire, mais aussi de puissance.

En France et dans plusieurs pays européens, les cérémonies du 8 mai restent davantage marquées par le souvenir, le recueillement et l’hommage aux victimes. Deux approches différentes d’une même victoire historique.

Mais une autre date vient encore s’ajouter au calendrier : le 9 mai, célébré comme la fête de l’Europe.

Cette fois, il ne s’agit plus directement de la guerre, mais de la paix qui a suivi. Le 9 mai 1950, cinq ans après la fin du conflit, le ministre français des Affaires étrangères Robert Schuman prononce une déclaration historique. Il propose de mettre en commun la production française et allemande de charbon et d’acier afin de rendre toute nouvelle guerre « non seulement impensable, mais matériellement impossible ».

Cette déclaration Schuman est considérée comme l’acte fondateur de la construction européenne. Elle donnera naissance à la Communauté européenne du charbon et de l’acier, ancêtre de l’actuelle Union européenne.

Ainsi, le 9 mai est devenu officiellement la Journée de l’Europe. Une date qui célèbre la réconciliation entre anciens ennemis et l’idée d’une paix durable sur le continent.

Ce croisement des calendriers n’est donc pas un hasard. Le 8 mai rappelle la fin des combats en Europe occidentale. Le 9 mai russe célèbre la victoire soviétique contre l’Allemagne nazie. Et le 9 mai européen commémore quant à lui la naissance d’un projet politique destiné à empêcher une nouvelle guerre.

Trois mémoires. Trois symboles. Et une même histoire continentale.

À l’heure où les tensions géopolitiques ressurgissent en Europe, ces dates retrouvent une résonance particulière. Elles rappellent que derrière chaque commémoration se jouent aussi des visions différentes de l’histoire, de la puissance et de la paix.

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Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant.
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AUJOURD’HUI, SAMEDI 9 MAI 2026 : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ AUDOISE

9/5/2026

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MARCHÉS, CHÂTEAU, CONCERT : UN SAMEDI DE TERRAIN

RETOUR SUR LES 5 FAITS MARQUANTS DE LA SEMAINE EN AUDE. Chaque jour, nous revenons sur les informations qui comptent vraiment. Pas du bruit. Pas du remplissage. Du concret. Des décisions, des tensions, des réalités de terrain. De Carcassonne à Narbonne, de Limoux à Castelnaudary, voici ce qu’il ne fallait pas manquer. Ce samedi, l’Aude mise sur ses centres-villes, ses villages, sa culture et ses rendez-vous de proximité pour faire vivre le territoire.
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LE FAIT POLITIQUE
À Carcassonne, le Marché des Producteurs de Pays s’installe ce samedi 9 mai dans la Cité médiévale. Ce rendez-vous traduit une volonté locale de soutenir les circuits courts dans un site très fréquenté. Pour les producteurs, c’est une vitrine directe auprès des habitants comme des visiteurs.

LE TERRAIN
À Maisons, le marché du village se tient ce samedi de 17 heures à 20 heures avec des produits frais et locaux. Miel, pain, huile d’olive, légumes, chocolat et champignons sont annoncés sur la place. Pour cette commune des Corbières, l’enjeu est simple : maintenir du lien, de l’activité et de la convivialité au cœur du village.

LE CHIFFRE QUI PARLE
À Puilaurens, deux journées de visite guidée du château sont programmées ce samedi 9 et dimanche 10 mai. Le site cathare reste l’un des marqueurs patrimoniaux forts de la Haute-Vallée. Pour les visiteurs, ce week-end offre une occasion concrète de mêler découverte historique, marche et tourisme local.

LE POINT DE TENSION
À Carcassonne, l’exposition Ode à la femme d’Eliette Chalet se termine ce samedi. Cette clôture marque la dernière occasion de découvrir un travail artistique consacré au regard porté sur les femmes. Pour le public, il faudra se décider vite avant la fermeture de cette séquence culturelle.

CE QUI SE PRÉPARE
À Narbonne, le concert Hiver Incertain est programmé ce samedi soir à 21 heures. La soirée annonce un répertoire engagé, tendre et festif, porté par plusieurs musiciens. Pour le centre-ville, c’est un rendez-vous culturel de plus dans un week-end déjà animé.

CE QU’IL FAUT RETENIR : Ce samedi raconte une Aude de terrain, vivante et accessible. Les marchés soutiennent les producteurs, les villages gardent leur rôle social, le patrimoine attire et la culture complète le tableau. Rien de spectaculaire en apparence. Mais c’est précisément là que se construit la vie locale : dans ces rendez-vous simples qui font tenir un territoire.

L’équipe de C11.MEDIA vous souhaite une belle journée.

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À FLEMING, LE TRAFIC DE DROGUE CONTINUE DE PROSPÉRER MALGRÉ LES OPÉRATIONS DE POLICE

9/5/2026

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745 GRAMMES DE CANNABIS ET 2 000 EUROS SAISIS À LA CITÉ FLEMING

Le point de deal de la cité Fleming reste sous surveillance permanente des forces de l’ordre. À Carcassonne, les opérations de police se multiplient dans ce quartier régulièrement cité dans les dossiers liés aux stupéfiants. Lundi soir, une nouvelle intervention a conduit à l’interpellation de deux hommes et à la saisie de plusieurs centaines de grammes de cannabis ainsi que d’une importante somme d’argent liquide.

Il est environ 19 h 45 lorsque les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) observent une activité suspecte sur le secteur connu pour abriter un point de deal actif. Une scène devenue presque habituelle dans ce quartier où les trafics semblent continuer malgré les opérations répétées des forces de l’ordre.

Au cours de leur surveillance, les policiers identifient un homme soupçonné de participer à la vente de produits stupéfiants. À la vue des fonctionnaires, le suspect prend immédiatement la fuite en courant. Dans sa tentative d’échapper au contrôle, il essaie également de se débarrasser d’un sac avant de tenter de rejoindre un appartement.
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À Carcassonne, les habitants du quartier Fleming dénoncent régulièrement un climat pesant.
L’homme est finalement interpellé par les policiers. Rapidement, un officier de police judiciaire autorise une perquisition dans le logement où se trouvait également un second individu.

À l’intérieur de l’appartement, les découvertes sont significatives. Les forces de l’ordre saisissent 745 grammes de résine de cannabis ainsi qu’environ 2 000 euros en numéraire. Des éléments qui renforcent les soupçons d’un trafic structuré autour de ce point de vente.

Les deux hommes, âgés de 25 et 38 ans, ont été placés en garde à vue dans les locaux du commissariat de Carcassonne. Selon nos informations, il s’agit d’un Catalan et d’un Carcassonnais. Durant leurs auditions, les suspects auraient contesté toute implication dans un trafic de stupéfiants.

Après quarante-huit heures de garde à vue, les deux hommes ont finalement été déférés hier devant le parquet du palais de justice de Carcassonne.

Cette nouvelle affaire illustre une réalité bien connue des habitants du quartier Fleming. Depuis plusieurs années, ce secteur concentre une partie importante des interventions liées au trafic de stupéfiants dans la ville. Malgré les opérations régulières de surveillance, les interpellations et les saisies, les réseaux semblent rapidement se reconstituer.

Pour les enquêteurs, ces points de deal fonctionnent souvent selon une organisation précise : vendeurs, guetteurs, gestion des stocks et circulation rapide de l’argent liquide. Un système difficile à démanteler durablement tant les filières se montrent mobiles et structurées.

Dans plusieurs quartiers populaires français, les autorités font aujourd’hui face à une économie parallèle qui continue d’attirer des profils parfois très jeunes. Chômage, précarité, argent facile, influence des réseaux sociaux : les causes sont multiples et les réponses restent complexes.

À Carcassonne, les habitants du quartier Fleming dénoncent régulièrement un climat pesant. Certains évoquent des nuisances quotidiennes, des tensions récurrentes et un sentiment d’abandon. D’autres craignent surtout la banalisation progressive du trafic au pied des immeubles.

Car derrière les chiffres des saisies et les opérations policières, une autre question demeure : comment empêcher durablement l’installation de ces économies souterraines dans certains quartiers ?

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Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant.
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À CARCASSONNE, LA GUERRE DES LOCAUX ENTRE LA MAIRIE RN ET LES SYNDICATS TOURNE AU BRAS DE FER POLITIQUE

9/5/2026

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APRÈS LA MARCHE CONTRE L’EXTRÊME DROITE, LES SYNDICATS DANS LE VISEUR DU MAIRE RN

Le conflit est désormais ouvert. Et il dépasse largement la simple question de locaux municipaux. À Carcassonne, la décision du maire RN Christophe Barthès de retirer des locaux municipaux à plusieurs organisations syndicales provoque une vive tension politique et sociale. En face, les syndicats concernés dénoncent une « mesure de rétorsion politique » et promettent de ne pas céder.

Tout part du conseil municipal du 30 avril dernier. En fin de séance, Christophe Barthès annonce son intention de ne plus mettre à disposition des locaux communaux aux syndicats ayant participé à la marche contre l’extrême droite organisée le 29 avril par le collectif Nous Carcassonne. Sont directement visés : la CFDT, Sud Solidaires, la CGT et la FSU.

Une annonce qui a immédiatement déclenché la colère des organisations concernées.
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Christophe Barthès annonce son intention de « résilier l’occupation sans titre » des locaux situés rue Voltaire
Mardi 5 mai, le syndicat Sud Solidaires organisait une conférence de presse dans ses locaux du boulevard Jean-Jaurès, occupés depuis une quinzaine d’années. Pour les représentants syndicaux, cette décision municipale constitue une attaque directe contre les libertés syndicales.

« On ne se laissera pas intimider », préviennent Jean-Michel Monnet, de Sud Éducation, et Franck Hasslauer, de Sud PTT.

Les responsables rappellent que ces locaux ne représentent pas une charge pour la collectivité. « Nous payons l’eau, l’électricité, internet, les assurances et nous faisons nous-mêmes le ménage », soulignent-ils. Dans cet immeuble partagé avec l’Unsa et la CFE-CGC, les permanences syndicales accueillent régulièrement des salariés en difficulté.

Au-delà de l’activité syndicale classique, Sud Solidaires rappelle également qu’un membre du syndicat travaille avec l’association Le Hérisson, spécialisée dans l’aide aux personnes confrontées au surendettement. Depuis 2016, plusieurs centaines de personnes auraient ainsi été accompagnées dans ces locaux.

Pour les syndicats, l’enjeu dépasse donc la seule question immobilière. « S’attaquer aux syndicats, c’est s’attaquer aux travailleurs », résument-ils.

En coulisses, la riposte s’organise déjà. Le bureau national de Solidaires a été saisi et étudie les recours juridiques possibles. Parallèlement, plusieurs unions locales de syndicats, y compris hors du département, ont fait connaître leur soutien.

Le climat s’est encore tendu avec l’entrée en scène de la CGT. L’organisation a lancé une pétition en ligne afin de conserver les locaux de la Bourse du travail, occupés depuis près de 89 ans. En quelques jours, plus de 2 300 signatures ont été recueillies.

Dans le texte accompagnant cette pétition, la CGT rappelle le rôle historique de la Bourse du travail : « un lieu de rassemblement, de formation, d’émancipation et de défense des travailleurs ».

Le syndicat s’appuie également sur un courrier adressé le 4 mai par la mairie. Dans ce document, Christophe Barthès annonce son intention de « résilier l’occupation sans titre » des locaux situés rue Voltaire. Le maire rappelle que l’occupation d’un bien communal doit reposer sur « un titre régulier, précaire et révocable ».

La municipalité laisse toutefois une porte ouverte. La commune se dit disposée à examiner une éventuelle acquisition du bâtiment pour un montant de 300 000 euros. Une proposition accueillie avec ironie par plusieurs responsables syndicaux.

Au-delà de la bataille juridique qui semble désormais inévitable, cette affaire révèle surtout une fracture politique profonde. Depuis plusieurs mois, le climat local se tend autour des questions idéologiques et du positionnement du RN à la tête de la ville.

Pour les syndicats, cette décision constitue une sanction politique liée à leur participation à une manifestation contre l’extrême droite. Pour la mairie, il s’agit d’une remise en conformité administrative concernant l’occupation de bâtiments municipaux.

Deux lectures radicalement opposées. Et un affrontement qui pourrait rapidement dépasser les frontières carcassonnaises.

Car cette affaire touche à un sujet sensible : celui de la place des syndicats dans l’espace public et de leur relation avec les collectivités locales. Jusqu’où une municipalité peut-elle aller dans ses décisions sans être accusée d’atteinte aux libertés syndicales ? Et inversement, les syndicats peuvent-ils considérer ces locaux comme définitivement acquis au nom de leur histoire locale ?

À Carcassonne, le bras de fer ne fait que commencer. Et personne, aujourd’hui, ne semble prêt à reculer.

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Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant.
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8 MAI 1945 : POURQUOI L’AUDE CONTINUE DE FAIRE VIVRE LA MÉMOIRE DE LA LIBÉRATION

8/5/2026

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DANS L’AUDE, LE 8 MAI RESTE UNE MÉMOIRE VIVANTE

Chaque année, le 8 mai revient comme une date à part dans le calendrier français. Un jour férié, certes, mais surtout un rendez-vous avec l’Histoire. Derrière les drapeaux tricolores, les dépôts de gerbes et les cérémonies officielles se cache une mémoire encore vive. Celle d’un pays meurtri par la guerre. Celle d’hommes et de femmes qui ont résisté. Celle d’une liberté retrouvée après presque six années de peur et d’Occupation.

Le 8 mai 1945 marque officiellement la capitulation de l’Allemagne nazie face aux Alliés. Ce jour-là, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe. Les combats cessent enfin. Dans les villes comme dans les campagnes, un immense soulagement traverse la population. Pour des millions de Français, c’est la fin des bombardements, des privations, des arrestations et de l’angoisse quotidienne.

Dans l’Aude, cette date conserve une portée particulière. Car le département a lui aussi payé le prix de la guerre. À Carcassonne, Narbonne, Limoux ou encore Castelnaudary, les cérémonies du 8 mai réunissent encore aujourd’hui élus, anciens combattants, forces de l’ordre, associations patriotiques et habitants autour des monuments aux morts. Une minute de silence. Une sonnerie aux morts. Puis “La Marseillaise”. Des gestes simples, mais lourds de sens.
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Car derrière chaque nom gravé sur la pierre se cache une histoire familiale. Un soldat tombé au combat. Un résistant fusillé. Un déporté qui n’est jamais revenu. Une famille brisée par la guerre.

L’Aude a été un territoire actif de la Résistance. Pendant l’Occupation allemande, plusieurs réseaux clandestins se développent dans les Corbières, la Montagne Noire ou les secteurs ruraux autour de Quillan et Limoux. Des habitants cachent des maquisards, transportent des messages, organisent des passages ou sabotent des installations ennemies. Souvent dans le silence. Toujours au péril de leur vie.

Le département est également marqué par l’arrivée de réfugiés espagnols après la guerre civile en Espagne. Beaucoup fuient le franquisme et trouvent refuge dans le sud de la France. Certains rejoindront ensuite les réseaux de Résistance contre l’occupant nazi. Cette mémoire hispano-française demeure encore très présente dans plusieurs communes audoises.

Avec les années, le 8 mai est devenu bien plus qu’une commémoration militaire. C’est aussi un moment de transmission. Dans certaines écoles de l’Aude, des enfants participent aux cérémonies. Ils lisent des textes, déposent des fleurs ou chantent “Le Chant des Partisans”. Une manière de faire comprendre aux jeunes générations ce que furent réellement la guerre, l’Occupation et la perte des libertés.

Car le temps passe. Les derniers témoins disparaissent peu à peu. Les anciens résistants sont de moins en moins nombreux. Et avec eux s’éteint une parole directe, précieuse, souvent bouleversante. Beaucoup craignent désormais que cette mémoire s’efface progressivement derrière l’indifférence ou les habitudes cérémonielles.

Pourtant, l’actualité internationale rappelle régulièrement que la paix reste fragile. Les tensions géopolitiques, les conflits armés et la montée des discours extrémistes réveillent parfois des inquiétudes que l’Europe croyait lointaines. Dans ce contexte, le 8 mai retrouve une résonance particulière.

Commémorer cette date ne consiste pas seulement à regarder le passé avec nostalgie. C’est aussi rappeler ce que coûte la guerre. Et surtout ce que représente la démocratie lorsqu’elle vacille.

Le 8 mai 1945 demeure finalement un avertissement autant qu’un hommage. Dans l’Aude comme ailleurs, cette journée rappelle que la liberté n’est jamais totalement acquise. Elle se protège, se transmet et se défend. Année après année. Génération après génération.

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AUJOURD’HUI, VENDREDI 8 MAI 2026 : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ AUDOISE

8/5/2026

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GRUISSAN DONNE LE TON DU WEEK-END

RETOUR SUR LES 5 FAITS MARQUANTS DE LA SEMAINE EN AUDE. Chaque jour, nous revenons sur les informations qui comptent vraiment. Pas du bruit. Pas du remplissage. Du concret. Des décisions, des tensions, des réalités de terrain. De Carcassonne à Narbonne, de Limoux à Castelnaudary, voici ce qu’il ne fallait pas manquer. En ce 8 Mai, l’Aude conjugue mémoire nationale, urgence écologique, grands rendez-vous sportifs et vie locale en mouvement.
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LE FAIT POLITIQUE
À Carcassonne, la cérémonie de commémoration de la victoire du 8 mai 1945 se tient ce vendredi matin place Davilla. Ce rendez-vous réunit élus, anciens combattants, autorités et habitants autour d’un moment républicain central. Pour la ville, cette journée rappelle que la mémoire collective reste un acte public, pas seulement un héritage.

LE TERRAIN
À Port-la-Nouvelle, une sortie nature est organisée ce vendredi matin sur la plage de la Vieille Nouvelle autour de la montée du niveau de la mer. Cette animation met les participants face aux transformations concrètes du littoral audois. Pour les familles et les curieux, c’est une manière directe de comprendre ce que le climat change déjà sur le terrain.

LE CHIFFRE QUI PARLE
À Gruissan, le Défi Wind lance ce vendredi une nouvelle édition avec plus de 2 200 riders attendus. Ce rendez-vous de glisse attire des sportifs venus de France et d’ailleurs sur l’un des spots les plus connus du département. Pour la station, l’impact est immédiat : hôtels, restaurants, plages et commerces entrent dans une séquence de forte affluence.

LE POINT DE TENSION
À Gruissan, l’Expédition 7e Continent fait escale ce vendredi au port pour sensibiliser à la pollution plastique. Cette présence intervient dans un territoire maritime où tourisme, plaisance et protection de l’environnement doivent cohabiter. Pour les visiteurs, le message est clair : profiter de la mer impose aussi de la protéger.

CE QUI SE PRÉPARE
Aux Cabanes de Fleury, la foire agricole aux beaux vins s’ouvre ce vendredi pour trois jours. Ce rendez-vous met en avant les producteurs, les savoir-faire viticoles et l’identité rurale du littoral audois. Pour la commune, c’est un temps fort économique et convivial qui accompagne le lancement du long week-end.

CE QU’IL FAUT RETENIR : Ce vendredi 8 Mai montre une Aude à plusieurs visages. La mémoire rassemble, le sport attire, le littoral alerte et les producteurs occupent le terrain. Derrière les cérémonies et les animations, une même réalité se dessine : le département vit fort quand il relie son histoire, ses paysages et son économie locale.

L’équipe de C11.MEDIA vous souhaite une belle journée.

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“ELLE VOYAIT JUSQU’À QUINZE CLIENTS PAR JOUR” : QUATRE ANS FERME POUR UN PROXÉNÈTE À CARCASSONNE

8/5/2026

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DANS LE BOX, UN RÉCIDIVISTE CONDAMNÉ POUR AVOIR PROSTITUÉ UNE MINEURE

Le visage fermé derrière l’écran de visioconférence, Mehdi, 26 ans, savait qu’il jouait gros ce mercredi 6 mai devant le tribunal correctionnel de Carcassonne. Déjà détenu au centre pénitentiaire de Béziers pour une précédente affaire de proxénétisme, ce Niçois comparaissait cette fois pour des faits particulièrement graves : avoir forcé une adolescente de 17 ans à se prostituer entre janvier et mars 2023 à Carcassonne et à Belfort.

À l’issue de plusieurs heures d’audience, le tribunal l’a condamné à quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Une interdiction de détenir une arme pendant dix ans a également été prononcée. En état de récidive légale, il encourait jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.
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Mehdi l’aurait forcée à venir à Carcassonne afin qu’elle se prostitue pour lui.
L’affaire débute le 12 mars 2023 dans un appartement du quartier du Palais à Carcassonne. Ce jour-là, les forces de l’ordre interviennent après un appel inquiétant. Mehdi affirme alors à sa mère être séquestré dans le logement. Une opération est déclenchée avec l’appui du Raid.

À l’intérieur de l’appartement, les policiers découvrent trois hommes ainsi qu’une adolescente de 17 ans. Très rapidement, la jeune fille affirme être contrainte de se prostituer pour le compte du prévenu.

Selon ses déclarations, tout commence quelques mois plus tôt à Belfort. La rencontre se fait via un réseau social en décembre 2022. Les échanges deviennent réguliers avant une première rencontre physique dans un hôtel le 28 janvier 2023.

La victime raconte alors une mécanique d’emprise progressive. D’abord la séduction. Puis les violences. Enfin les contraintes. Mehdi l’aurait forcée à venir à Carcassonne afin qu’elle se prostitue pour lui.

L’enquête révèle qu’une annonce avait été publiée sur le site Sex Model. Des logements Airbnb étaient loués à la semaine pour accueillir les clients. Les enquêteurs évoquent un rythme extrêmement soutenu : entre cinq et quinze passes quotidiennes. Les tarifs étaient fixés selon la durée des rendez-vous et l’argent devait être remis directement au prévenu avant chaque rapport sexuel.

À la barre, Mehdi reconnaît partiellement les faits mais conteste toute contrainte. « Quand je l’ai rencontrée, elle faisait déjà ça », affirme-t-il. « J’ai juste fait sa sécurité contre rémunération. Je ne l’ai jamais forcée. »

Une version qui peine à convaincre le ministère public. Le substitut du procureur Guillaume Reininger dénonce « un véritable calvaire » imposé à cette adolescente. Selon lui, près d’une centaine d’hommes auraient fréquenté la victime durant la période des faits. Le magistrat estime également que le prévenu aurait perçu plus de 6 000 euros grâce à cette activité.

Le passé judiciaire du jeune homme pèse lourd dans les débats. Son casier comporte seize condamnations. Braquages lorsqu’il était mineur. Trafic de stupéfiants. Et déjà une condamnation récente pour proxénétisme.

Face au tribunal, la défense tente toutefois de nuancer le dossier. Me Caroline Fekrache évoque une jeune fille « déjà en grande fragilité » avant sa rencontre avec le prévenu. « Tout n’est pas blanc ou noir », plaide l’avocate, contestant l’image d’un proxénète violent et manipulateur.

Les magistrats ont finalement retenu la récidive légale et condamné Mehdi à quatre ans de prison ferme.

Au-delà du verdict, cette affaire rappelle la réalité inquiétante de la prostitution des mineurs. Un phénomène souvent invisible, alimenté par les réseaux sociaux, les mécanismes d’emprise psychologique et la vulnérabilité de certaines adolescentes.

À Carcassonne, cette audience a laissé un malaise profond. Celui d’une violence discrète, organisée, et parfois difficile à détecter avant qu’il ne soit trop tard.

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Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant.
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ÉDOUARD JORDAN, DU LABORATOIRE DE LA DROITE AU BANC DES DÉPUTÉS RN

7/5/2026

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COMMENT ÉDOUARD JORDAN EST DEVENU DÉPUTÉ SANS PASSER PAR UNE ÉLECTION DIRECTE

Pendant longtemps, son nom circulait surtout dans les coulisses de la politique audoise. Peu connu du grand public, mais déjà identifié dans les appareils partisans locaux, Édouard Jordan avançait discrètement. Sans éclat médiatique. Sans victoire électorale majeure non plus. Aujourd’hui pourtant, le voilà député de la première circonscription de l’Aude sous l’étiquette du Rassemblement national. Une ascension rapide, révélatrice d’un bouleversement politique bien plus large dans le département.

Car derrière le parcours d’Édouard Jordan se dessine une recomposition profonde de la droite locale. Celle d’anciens cadres LR glissant progressivement vers la galaxie RN. Celle aussi d’une nouvelle génération politique qui ne passe plus forcément par les urnes pour émerger, mais par les réseaux, les alliances et les appareils.

Né à la fin des années 1980, Édouard Jordan entre en politique très jeune. Dès 2007, il rejoint les Jeunes UMP. Patient, méthodique, il gravit peu à peu les échelons internes. Référent local, responsable départemental adjoint, puis cadre des Républicains dans l’Aude, il construit son parcours loin des grands plateaux télévisés mais au plus près des structures partisanes.
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Après l’élection de Christophe Barthès à la mairie de Carcassonne, Jordan devient député de l'Aude.
En 2021, il franchit un cap important. Il succède à Michel Py comme secrétaire départemental des Républicains dans l’Aude. Une promotion qui confirme alors sa place dans la droite traditionnelle locale. À cette époque, il se présente encore comme un homme de rassemblement, attaché aux valeurs classiques de la droite républicaine.

Parallèlement, il occupe le poste stratégique de directeur général des services de la commune de Quillan. Une fonction administrative qui lui permet d’acquérir une connaissance fine des rouages territoriaux et institutionnels.

Mais entre 2023 et 2024, la rupture politique devient inévitable. Son rapprochement avec le RPR lancé par Franck Allisio provoque des tensions explosives chez LR. Officiellement présenté comme une structure gaulliste, ce nouveau RPR est perçu par beaucoup comme une passerelle vers le Rassemblement national.

En février 2024, la sanction tombe : Édouard Jordan est exclu des Républicains. Une exclusion qui marque symboliquement la fin du vieux cordon sanitaire entre une partie de la droite locale et l’extrême droite.

L’intéressé ne recule pas. Au contraire. Il devient président départemental du RPR dans l’Aude, puis secrétaire régional Occitanie en 2025. Surtout, il se rapproche de plus en plus de Christophe Barthès. Les deux hommes affichent désormais une alliance politique assumée.

Lors des municipales de 2026 à Carcassonne, Édouard Jordan apparaît sur la liste “Demain Carcassonne”. Puis vient le véritable tournant. Après l’élection de Christophe Barthès à la mairie de Carcassonne et son départ de l’Assemblée nationale, Jordan devient automatiquement député de la première circonscription de l’Aude en qualité de suppléant.

Et c’est là que le débat politique commence réellement.

Car si le nouveau député s’affiche désormais ouvertement sous les couleurs du RN, certains observateurs rappellent qu’il n’a jamais été élu directement par les électeurs à une fonction exécutive majeure. Sa nomination parlementaire découle avant tout du mécanisme du suppléant. Une situation parfaitement légale, mais politiquement discutée.

Autre élément relevé par ses détracteurs : Édouard Jordan s’était longtemps montré prudent dans sa communication publique sur son engagement réel auprès du Rassemblement national. Avant son rapprochement officiel avec Christophe Barthès et le RPR, il évitait généralement de se présenter comme militant RN à part entière. Une prudence interprétée par certains comme une stratégie politique progressive destinée à accompagner le réalignement d’une partie de la droite audoise.

Ses soutiens défendent au contraire un homme loyal, travailleur et organisé. Ils mettent en avant sa fidélité politique, sa connaissance des collectivités locales et son sens des dossiers. Pour eux, Jordan représente cette nouvelle génération de cadres capables d’accompagner la montée en puissance du RN dans les territoires.

Ses opposants voient plutôt un homme d’appareil ayant su exploiter les fractures de la droite classique pour accélérer sa carrière politique. Ils dénoncent une progression davantage construite sur les réseaux et les alliances que sur une véritable confrontation électorale personnelle.

Une chose est certaine : le parcours d’Édouard Jordan dépasse désormais sa seule personne. Il raconte quelque chose de beaucoup plus profond dans l’Aude. Celui d’une droite traditionnelle qui se fracture, d’anciens repères politiques qui disparaissent et d’un Rassemblement national qui, élection après élection, étend son influence jusque dans les institutions locales et parlementaires.

Reste désormais une question essentielle : le nouveau député saura-t-il transformer cette ascension politique en véritable légitimité populaire sur le terrain ? Car en politique, obtenir un mandat est une étape. Convaincre durablement les électeurs en est une autre.

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Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant.
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AUJOURD’HUI, JEUDI 7 MAI 2026 : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ AUDOISE

7/5/2026

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CARCASSONNE ET NARBONNE AU CŒUR DU LONG WEEK-END

RETOUR SUR LES 5 FAITS MARQUANTS DE LA SEMAINE EN AUDE. Chaque jour, nous revenons sur les informations qui comptent vraiment. Pas du bruit. Pas du remplissage. Du concret. Des décisions, des tensions, des réalités de terrain. De Carcassonne à Narbonne, de Limoux à Castelnaudary, voici ce qu’il ne fallait pas manquer. À la veille du 8 Mai, l’Aude se partage entre mémoire nationale, circulation contrainte, rendez-vous culturels et grands événements populaires.
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LE FAIT POLITIQUE
À Carcassonne, la station Cyclolibre de la place Davilla est bloquée ce jeudi à partir de 16 h 30 en raison de la cérémonie du 8 Mai. Cette fermeture temporaire accompagne l’organisation du rassemblement commémoratif prévu vendredi matin. Les usagers devront donc anticiper leurs déplacements dans ce secteur central jusqu’à la réouverture annoncée samedi matin.

LE TERRAIN
À Carcassonne, la circulation reste interdite ce jeudi place du Général-de-Gaulle jusqu’à 17 heures. Ces travaux, engagés depuis le 27 avril, touchent un espace fréquenté du centre-ville. Pour les riverains, les commerçants et les automobilistes, cette dernière journée de restriction impose encore des détours.

LE CHIFFRE QUI PARLE
À Narbonne, le salon Talents de Femmes ouvre ce jeudi avec plus de 30 créatrices, artisanes et artistes mises à l’honneur. L’événement se tient jusqu’à samedi dans un lieu emblématique du centre historique. Pour le public, c’est une vitrine concrète du savoir-faire féminin et de l’artisanat local.

LE POINT DE TENSION
À Narbonne, la circulation et le stationnement peuvent se tendre autour du centre-ville avec l’ouverture du salon et l’approche du long week-end. Les événements culturels attirent du monde dans des secteurs déjà sensibles aux flux de visiteurs. Les habitants comme les commerçants devront composer avec une affluence plus forte dès aujourd’hui.

CE QUI SE PRÉPARE
À Carcassonne, le Spartan s’installe au lac de la Cavayère à partir de vendredi et jusqu’à dimanche. Ce rendez-vous sportif promet d’attirer des participants venus relever des parcours d’obstacles exigeants. Pour la ville, l’enjeu est double : animer le site et capter une fréquentation importante sur tout le week-end.

CE QU’IL FAUT RETENIR : Ce jeudi ouvre une séquence dense pour l’Aude. La mémoire nationale s’organise, la culture occupe les centres-villes et le sport prépare un temps fort populaire. Mais derrière l’animation, les contraintes restent bien réelles. Circuler, stationner, organiser : c’est souvent là que se mesure la vitalité d’un territoire.

L’équipe de C11.MEDIA vous souhaite une belle journée.

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JEANNE D’ARC À CARCASSONNE : COMMÉMORATION PATRIOTIQUE OU RETOUR DES VIEUX SYMBOLES ?

7/5/2026

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CHRISTOPHE BARTHÈS ET JEANNE D’ARC : HOMMAGE RÉPUBLICAIN OU CLIN D’ŒIL AU FN ? 

À Carcassonne, une cérémonie peut parfois devenir un marqueur politique. Derrière l’hommage officiel rendu à Jeanne d’Arc, annoncé pour ce dimanche 10 mai sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel, c’est une autre bataille qui semble désormais se jouer : celle des symboles, de leur interprétation et de leur utilisation dans le débat public local.

Le 4 mai dernier, la Ville de Carcassonne publiait sur sa page Facebook un message solennel invitant les habitants à participer à la “Fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme”. Un rendez-vous présenté comme un moment “de mémoire et d’unité”, en présence d’élus, d’associations d’anciens combattants, de porte-drapeaux, de l’Harmonie municipale et des Chœurs de Carcassonne.
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Parfois, derrière une simple commémoration, c’est toute une vision de la République qui ressurgit.
Sur le papier, rien d’illégal ni même d’inhabituel. Jeanne d’Arc fait officiellement partie des figures célébrées par la République française depuis une loi de 1920. Chaque deuxième dimanche de mai, une fête nationale lui rend hommage. Mais à Carcassonne, le contexte politique donne à cette initiative une résonance particulière.

Car depuis l’arrivée à la mairie de Christophe Barthès et de la majorité Rassemblement National, chaque geste symbolique semble observé à la loupe. Et cette cérémonie n’échappe pas à la règle.

Dans une missive sans équivoque, le colonel Jacques Février, figure respectée du monde combattant local, a clairement pris ses distances avec l’événement. “Malgré toute la haute considération que je porte à Jeanne d’Arc, elle n’est pas la sainte patronne des anciens combattants”, écrit-il. Avant de préciser que le Comité d’Entente, les associations d’anciens combattants et leurs emblèmes ne participeront pas à cette commémoration.

Le message est sobre. Mais politiquement fort. D’autant plus qu’il soulève une autre question : celle de la multiplication des cérémonies mémorielles. “Si on veut réduire à bon escient un certain nombre de cérémonies — 162 pour 2025 — en créer d’autres ne me semble pas opportun”, ajoute-t-il.

Autrement dit : pourquoi ajouter un rendez-vous supplémentaire dans un calendrier déjà chargé ? Et surtout, pourquoi celui-ci ?

Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé. Fidèle à son ton ironique, l’ancien député-maire de Carcassonne, Jean-Claude Perez, s’est lui aussi emparé du sujet. “Enfin ! Jeanne d’Arc est de retour sur le parvis de la cathédrale…”, écrit-il avec sarcasme, moquant une mise en scène qu’il juge excessive.

Mais c’est surtout sa seconde publication qui a marqué les esprits. “Jeanne d’Arc a chassé les Anglais du territoire français. Nous Carcassonnais, en 2026, nous voulons davantage d’anglais”, écrit-il, faisant référence aux enjeux touristiques et économiques liés notamment à l’aéroport et aux visiteurs britanniques. Puis cette phrase, volontairement provocatrice : “La municipalité en honorant Jeanne, veut chasser l’anglais ou le bougnoul ?”

Une formulation brutale, qui illustre le niveau de tension politique et idéologique que peut désormais provoquer un simple événement commémoratif.
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S'agit-il un retour d'un symbole plus identitaire héritée de l’ancien Front National de Jean Marie Lepen ?

Dans les commentaires, plusieurs habitants s’interrogent aussi sur la stratégie de communication de la municipalité. Le message de Pascalouh du Pouétou résume un sentiment partagé par une partie des internautes : “Les Carcassonnais ont d’autres préoccupations concrètes que de voir ériger le déplacement d’une statue en événement.”

Car derrière cette polémique se cache également la question du déplacement de la statue de Jeanne d’Arc et de sa remise en scène médiatique. Pour certains, il s’agit d’un hommage patrimonial. Pour d’autres, d’un marqueur identitaire assumé.

Il faut dire que l’histoire politique de Jeanne d’Arc en France reste particulière. Longtemps figure nationale consensuelle, elle fut aussi récupérée pendant des décennies par le Front National de Jean-Marie Le Pen, qui faisait du 1er-Mai une démonstration militante autour de la pucelle d’Orléans. Aujourd’hui, le Rassemblement National cherche au contraire à lisser son image, à apparaître plus institutionnel, plus gestionnaire, plus républicain.

Dans ce contexte, remettre fortement en avant cette figure historique n’est jamais totalement neutre politiquement.

Alors, Christophe Barthès cherche-t-il simplement à célébrer une tradition nationale oubliée ? Ou assume-t-il, volontairement ou non, un retour à une symbolique plus identitaire héritée de l’ancien Front National de Jean Marie Lepen ?

La réponse appartient sans doute autant aux intentions du maire qu’au regard de ceux qui observent cette séquence. Une chose est sûre : à Carcassonne, la bataille politique ne se joue plus seulement sur les budgets, la sécurité ou les projets urbains. Elle se joue aussi sur les statues, les cérémonies et les symboles.

Et parfois, derrière une simple commémoration, c’est toute une vision de la République qui ressurgit.

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Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant.
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SAINTE, HÉROÏNE, ICÔNE NATIONALE : LE MYTHE JEANNE D’ARC CONTINUE DE DIVISER

7/5/2026

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JEANNE D’ARC : COMMENT UNE JEUNE PAYSANNE EST DEVENUE UN MYTHE FRANÇAIS ET UN SYMBOLE POLITIQUE

À seulement 19 ans, elle entre dans l’Histoire. Plus de six siècles plus tard, son nom continue de traverser les générations, les débats et les passions politiques. Jeanne d'Arc reste l’une des figures les plus célèbres de France. Une héroïne pour les uns. Une sainte pour l’Église catholique. Un symbole patriotique récupéré par plusieurs courants politiques, notamment l’extrême droite. Mais qui était réellement Jeanne d’Arc ? Et pourquoi son image provoque-t-elle encore autant d’émotion aujourd’hui ?

L’histoire débute au XVe siècle, dans un royaume de France plongé dans le chaos. La guerre de Cent Ans oppose alors les Français aux Anglais. Une partie du territoire est occupée. Le roi Charles VII peine à imposer son autorité. Le pays est affaibli, divisé, épuisé par les conflits et la misère.

C’est dans ce contexte qu’apparaît Jeanne d’Arc. Née vers 1412 dans le petit village de Domrémy, cette jeune fille issue d’une famille paysanne affirme entendre des “voix”. Selon ses récits, des saints lui demandent de sauver la France et de conduire le dauphin au sacre. Une mission immense pour une adolescente qui ne sait ni lire ni écrire.
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Jeanne d’Arc appartient à toute l’Histoire de France et à tous les Français...
Pourtant, contre toute attente, elle parvient à convaincre plusieurs responsables militaires et politiques. En 1429, elle rejoint les troupes françaises. Son rôle exact dans les combats fait encore débat parmi les historiens. Était-elle une véritable stratège militaire ou surtout un symbole capable de redonner confiance aux soldats ? Une chose est sûre : sa présence bouleverse les esprits.

À Orléans, la levée du siège devient un tournant majeur. Jeanne d’Arc incarne alors l’espoir d’un peuple humilié. Quelques mois plus tard, Charles VII est sacré roi à Reims. L’image de la jeune guerrière en armure entre définitivement dans la légende.

Mais la chute est brutale. En 1430, Jeanne est capturée près de Compiègne puis vendue aux Anglais. Son procès s’ouvre à Rouen. Elle est accusée d’hérésie, de sorcellerie et d’avoir porté des vêtements masculins. Derrière ce procès religieux se cache surtout un enjeu politique : discréditer celle qui a renforcé la légitimité du roi de France.

Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen. Elle a 19 ans. Sa mort choque une partie du royaume. Vingt-cinq ans plus tard, un nouveau procès annule sa condamnation. Peu à peu, son image change. D’hérétique, elle devient héroïne nationale.

L’Église catholique joue un rôle majeur dans cette transformation. En 1909, Jeanne d’Arc est béatifiée par Pope Pius X. Puis, en 1920, elle est canonisée par Pope Benedict XV. Elle devient officiellement Sainte Jeanne d’Arc. Pour les catholiques, elle symbolise la foi, le courage et le sacrifice.

Mais Jeanne d’Arc dépasse rapidement le cadre religieux. Son histoire touche à l’identité française. À la nation. Au patriotisme. Son image est utilisée pendant les guerres, dans les écoles, dans les discours politiques. Chacun veut se l’approprier.

Depuis plusieurs décennies, l’extrême droite française, notamment le FN puis le Rassemblement National, en a fait une figure centrale de sa communication. Chaque année, autour du 1er mai, des rassemblements lui rendent hommage à Paris. Pour ce courant politique, Jeanne d’Arc représente la défense de la nation, des frontières et de l’identité française.

Cette récupération politique suscite cependant de nombreuses critiques. Car Jeanne d’Arc appartient à toute l’Histoire de France, pas à un seul camp. Des figures de gauche, du centre ou de la droite républicaine ont elles aussi célébré son parcours au fil des décennies. Plusieurs historiens rappellent que réduire Jeanne d’Arc à un symbole partisan revient à simplifier une figure beaucoup plus complexe.

Alors pourquoi reste-t-elle aussi populaire ? Sans doute parce que son histoire ressemble à un récit universel. Une jeune femme modeste qui ose défier l’ordre établi. Une adolescente qui parle aux puissants. Une héroïne tragique qui meurt pour ses convictions. Dans une époque marquée par les doutes et les fractures, cette trajectoire continue de fasciner.

Jeanne d’Arc est devenue plus qu’un personnage historique. Elle est un miroir. Chacun y projette sa propre vision de la France, de la foi ou du courage. Mais derrière le mythe et les récupérations politiques demeure une réalité simple : celle d’une jeune fille du Moyen Âge dont le destin hors norme continue, six siècles plus tard, à interroger notre rapport à l’Histoire et à l’identité nationale.

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Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant.
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CE SOIR 18H30 ,LE P’TIT CUBE REMET LA MUSIQUE AU CENTRE DES ÉMOTIONS AVEC LE DUO STELLEN

6/5/2026

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AVEC « FACE 1 » SUR C11.MEDIA, LE P’TIT CUBE PARIE SUR LES ARTISTES ÉMERGENTS

Dans un univers médiatique où tout va vite, où les chansons défilent parfois sans histoire et sans visage, certaines émissions prennent encore le temps de raconter les artistes. De les écouter. De les comprendre. C’est précisément l’ambition du « Ptit Cube », le rendez-vous animé par Olivier sur C11.MEDIA, qui poursuit son installation dans le paysage radiophonique local avec un format original construit autour de deux émissions distinctes : « FACE 1 », dédiée à la découverte musicale, et « FACE 2 », centrée sur les portraits de vie.

Ce mercredi soir, c’est justement « FACE 1 » que les auditeurs pourront retrouver dès 18h30 sur la radio de C11.MEDIA via . Une rediffusion de l’émission proposée dimanche dernier, avec comme invités le duo Stellen, un groupe originaire de la Meuse qui commence à faire parler de lui grâce à un univers pop rock à la fois accessible, sincère et énergique.

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On se retrouve ce soir sur la radio de C11.MEDIA, 18h30
Derrière le nom Stellen se cachent Estelle et Kévin. Deux artistes qui ont choisi de construire leur projet musical autour d’une identité simple, authentique et humaine. Pas de surenchère. Pas d’artifice. Juste une envie de partager une musique qui leur ressemble. Une musique portée par des mélodies efficaces, des textes personnels et une complicité évidente.

Au fil de l’émission, Estelle revient notamment sur la naissance du duo, les débuts parfois hésitants, les influences musicales et le chemin parcouru pour trouver un style qui leur corresponde réellement. Une parole rare. Naturelle. Sans filtre. C’est d’ailleurs ce qui fait la force du « Ptit Cube » depuis son lancement : proposer autre chose qu’une simple diffusion musicale.

Ici, l’artiste raconte aussi son histoire. Son parcours. Ses doutes. Ses envies. Olivier laisse le temps aux invités de développer leur univers. Et cela change tout. Dans une époque dominée par les formats courts et les contenus consommés en quelques secondes sur les réseaux sociaux, cette approche plus humaine séduit un public en quête de proximité et d’authenticité.

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Le pari éditorial de C11.MEDIA est d’ailleurs assez clair. Donner de la visibilité à des artistes qui ne trouvent pas toujours leur place dans les grands circuits médiatiques. Valoriser des projets émergents. Créer un lien direct entre les créateurs et les auditeurs. Une démarche qui rappelle que la radio reste, malgré l’évolution des usages numériques, un formidable outil de découverte culturelle.

Le duo Stellen incarne parfaitement cette nouvelle génération d’artistes indépendants qui construisent leur identité loin des standards imposés par l’industrie musicale classique. Leur univers pop rock, accessible sans être formaté, repose avant tout sur une sincérité artistique assumée. Et c’est sans doute ce qui touche le plus.

Avec « FACE 1 », le « Ptit Cube » confirme ainsi sa volonté de proposer une émission musicale différente. Une émission qui ne cherche pas seulement à diffuser des titres, mais à raconter celles et ceux qui les créent. Une approche simple en apparence, mais devenue presque rare aujourd’hui.

Rendez-vous donc ce mercredi à 18h30 sur la radio de C11.MEDIA pour découvrir ou redécouvrir Stellen et plonger dans l’univers de ce duo venu de la Meuse. Une rencontre musicale, mais surtout humaine.

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Alicia BREITMAN,  journaliste indépendant.
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AUJOURD’HUI, MERCREDI 6 MAI 2026 : L’ESSENTIEL DE L’ACTUALITÉ AUDOISE

6/5/2026

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L’AUDE ENTRE MÉMOIRE, FESTIVALS ET VIGILANCE

RETOUR SUR LES 5 FAITS MARQUANTS DE LA SEMAINE EN AUDE. Chaque jour, nous revenons sur les informations qui comptent vraiment. Pas du bruit. Pas du remplissage. Du concret. Des décisions, des tensions, des réalités de terrain. De Carcassonne à Narbonne, de Limoux à Castelnaudary, voici ce qu’il ne fallait pas manquer. Dans l’Aude, cette première semaine de mai montre un territoire qui tente d’avancer entre reconstruction, tensions du quotidien et volonté de garder du lien local.
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FAIT POLITIQUE
À Narbonne, les élus du Grand Narbonne doivent examiner cette semaine plusieurs dossiers liés aux mobilités et aux investissements communautaires. Cette séquence intervient alors que les collectivités locales cherchent à maintenir leurs projets malgré des contraintes budgétaires plus fortes. Pour les habitants, les décisions prises maintenant pèseront directement sur les transports, les équipements et les services des prochains mois.

TERRAIN
À Carcassonne, plusieurs secteurs restent perturbés ce mercredi par des travaux de voirie et d’entretien urbain. Des restrictions touchent notamment des axes du centre-ville et des quartiers résidentiels. Pour les automobilistes comme pour les commerçants, ces interventions compliquent encore la circulation en pleine semaine.

CHIFFRE QUI PARLE
À Limoux, plus de 30 formations musicales ont animé l’édition 2026 du Brass Festival qui vient de s’achever. Pendant plusieurs jours, la ville a vécu au rythme des fanfares, concerts et animations de rue. Pour l’économie locale, restaurants, bars et hébergements ont bénéficié d’une fréquentation renforcée dès le week-end.

POINT DE TENSION
Dans les Corbières, les inquiétudes restent fortes autour du risque incendie après les premiers épisodes de chaleur et de vent observés ces derniers jours. Les communes concernées poursuivent leur travail de prévention après les feux majeurs de 2025. Pour les habitants comme pour les viticulteurs, la crainte d’un été sous tension revient déjà dans les discussions.

CE QUI SE PRÉPARE
À Carcassonne, la préparation des cérémonies du 8 Mai mobilise les services municipaux et les associations d’anciens combattants. Plusieurs rassemblements commémoratifs sont programmés vendredi dans le département. Pour les communes, ces rendez-vous restent des moments importants de transmission et de mémoire collective.

CE QU’IL FAUT RETENIR : L’actualité audoise avance sur une ligne de crête. D’un côté, les territoires continuent d’organiser leurs projets, leurs festivals et leurs événements publics. De l’autre, les inquiétudes liées au climat, aux finances et au quotidien restent bien présentes. Ce contraste raconte une réalité locale simple : l’Aude veut avancer, mais sans perdre l’équilibre.

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À ALET-LES-BAINS, LE NOUVEAU MAIRE VEUT RÉVEILLER UNE CITÉ ENDORMIE

6/5/2026

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UNE NOUVELLE USINE D’EMBOUTEILLAGE ENVISAGÉE À ALET-LES-BAINS

Un mois après son élection, Richard Audabram affiche déjà une ambition claire : redonner à Alet-les-Bains son prestige d’autrefois. Derrière les mots, une vision. Celle d’une commune qui refuse le déclin et qui entend redevenir une vitrine patrimoniale, culturelle et touristique de la Haute Vallée de l’Aude.

À 56 ans, cet Alétois d’origine, connu pour son activité de conférencier, assume pleinement son entrée en politique municipale. Et son enthousiasme est intact. « Le relèvement d’Alet est possible », affirme-t-il avec conviction. Une phrase qui résume l’état d’esprit de ce début de mandat.

Car ici, le décor raconte déjà une histoire. Ancienne cité religieuse et fortifiée, Alet-les-Bains possède un patrimoine exceptionnel. Remparts, vestiges historiques, architecture ancienne. Mais depuis plusieurs années, beaucoup dénonçaient un manque de dynamisme et de mise en valeur. Le nouveau maire veut inverser la tendance.
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Dixit Richard Audabram : "À Alet, l’eau représente autant une richesse qu’une responsabilité".
Parmi les premières priorités annoncées figure la restauration des remparts nord. Un chantier symbolique. L’objectif est de révéler à nouveau l’identité défensive et médiévale de la commune. « Exhumer les aspects de ville fortifiée », dit-il. Une manière de reconnecter le village à son histoire tout en renforçant son attractivité touristique.

Mais le patrimoine ne sera pas le seul axe du mandat. La culture occupera également une place centrale. Richard Audabram promet une programmation ambitieuse, construite avec les associations locales. Expositions, événements, spectacles. Et déjà une annonce : la prochaine fête de la Musique devrait être « exceptionnelle ».

Dans ce projet global de relance, un dossier reste particulièrement sensible : celui de l’eau d’Alet. Une ressource historique, mais aussi économique. Et sur ce sujet, le maire assume une position favorable à une nouvelle usine d’embouteillage.

Le projet se veut toutefois mesuré. « Une usine de taille humaine et en harmonie avec son environnement », insiste-t-il. La municipalité privilégie une implantation sur la commune même. Mais une alternative à Cournanel reste envisagée si les contraintes locales l’imposent.

Le sujet divise. Certains habitants craignent une surexploitation de la ressource ou une dégradation du cadre de vie. Le maire assure avoir entendu ces inquiétudes. Il promet une vigilance particulière sur les volumes prélevés ainsi qu’un conditionnement écologique et recyclable.

Cette volonté de concilier développement économique et préservation environnementale traduit une évolution des attentes locales. Aujourd’hui, les élus ne peuvent plus penser l’aménagement sans intégrer les enjeux climatiques et écologiques. Et à Alet, l’eau représente autant une richesse qu’une responsabilité.

Autre ambition affichée : faire de la commune un acteur majeur du thermalisme départemental. Richard Audabram imagine un établissement thermal moderne, à la fois thérapeutique et ludique. Un projet qui s’inscrirait dans une stratégie touristique plus large, associant Rennes-le-Château et Rennes-les-Bains. Trois communes. Trois identités fortes. Et un même objectif : attirer un tourisme davantage tourné vers l’histoire, la nature et le bien-être.

Même la piscine municipale fait partie des réflexions engagées. Des réaménagements sont envisagés afin d’améliorer les zones d’ombre et préserver le caractère populaire du site. Une attention aux détails qui traduit aussi une méthode : agir sur le quotidien autant que sur les grands projets.

Reste désormais une question essentielle. Les ambitions affichées pourront-elles se concrétiser dans un contexte budgétaire souvent contraint pour les petites communes ? Car transformer une vision en réalité exige du temps, des financements et des arbitrages.

Le maire le sait. Et il assume l’ampleur de la tâche. « Être maire est une mission intégrale », confie-t-il. Lui qui poursuit ponctuellement son activité de conférencier affirme s’être préparé « de longue date » à cette responsabilité.

À Alet-les-Bains, le nouveau mandat débute donc sous le signe de la reconquête. Une reconquête patrimoniale. Touristique. Culturelle. Et peut-être aussi identitaire. Car derrière les projets, c’est bien l’image d’une commune entière que la nouvelle équipe municipale cherche aujourd’hui à reconstruire.

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Christopher GREEN, journaliste indépendant.
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CARCASSONNE : IVRE, SANS PERMIS NI ASSURANCE, IL PROVOQUE UN ACCIDENT EN PLEINE NUIT

6/5/2026

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ACCIDENT À SALVAZA : UN JEUNE CONDUCTEUR MULTIRÉCIDIVISTE INTERPELLÉ

Jusqu’où peut aller l’irresponsabilité au volant ? À Carcassonne, dans la nuit du dimanche 3 mai, un nouvel épisode vient rappeler la dangerosité de certains comportements routiers. Un jeune conducteur de 22 ans a cumulé les infractions avant de perdre le contrôle de son véhicule dans la zone d’activités de Salvaza.

Il est environ 2 heures du matin lorsque les policiers interviennent. Sur place, un accident impliquant un seul véhicule. Une Peugeot 307 immobilisée. Pas de collision avec un tiers. Mais des dégâts visibles. Et surtout, une situation qui intrigue rapidement les fonctionnaires.

À leur arrivée, les policiers reconnaissent immédiatement le conducteur. Un Carcassonnais déjà connu de leurs services. Un détail qui, à lui seul, alourdit le contexte. Le contrôle qui suit ne fait que confirmer leurs craintes.
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Face à ces éléments, la procédure s’enclenche. Le conducteur est interpellé. Placé en garde à vue différée...
Premier constat : le véhicule n’est pas assuré. Un manquement grave. S’ajoute à cela un défaut de contrôle technique. Deux infractions qui traduisent déjà une négligence certaine. Mais l’essentiel reste à venir.

Soumis à un dépistage d’alcool, le jeune homme affiche un taux de 1,08 mg par litre d’air expiré. Soit 2,18 grammes d’alcool par litre de sang. Un niveau très élevé. Bien au-delà des seuils autorisés. À ce stade, la conduite devient un danger immédiat. Pour lui. Et pour les autres.

Et ce n’est pas tout. L’automobiliste circulait malgré la suspension de son permis. Une mesure prise à la suite d’une précédente conduite sous l’emprise de l’alcool. Une récidive. Une prise de risque assumée. Et une violation manifeste de la loi.

Face à ces éléments, la procédure s’enclenche. Le conducteur est interpellé. Placé en garde à vue différée, le temps de retrouver un état compatible avec une audition. Lundi 4 mai, il était toujours entendu dans le cadre de la prolongation de cette mesure.

Au-delà du fait divers, cette affaire pose une question de fond. Comment expliquer la répétition de tels comportements, malgré les sanctions déjà prononcées ? Les dispositifs de prévention suffisent-ils ? Les peines sont-elles dissuasives ?

Dans l’Aude comme ailleurs, les forces de l’ordre constatent régulièrement des conduites à risque. Alcool. Défaut de permis. Véhicules non conformes. Des infractions qui, combinées, multiplient les dangers. Et transforment chaque trajet en potentiel drame.

Heureusement, cette nuit-là, aucun tiers n’a été impliqué. Mais le bilan aurait pu être bien plus lourd. Et c’est peut-être là le point le plus inquiétant. Cette impression que l’accident devient une banalité. Jusqu’au jour où il ne l’est plus.

Car sur la route, l’erreur ne pardonne pas. Et parfois, une seule décision suffit à faire basculer une vie.

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Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant.
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DANS LA HAUTE VALLÉE DE L’AUDE, LES ANNÉES 1980 REPRENNENT VIE LE TEMPS D’UNE NUIT FESTIVE

6/5/2026

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SOIRÉE ANNÉES 80 À ANTUGNAC : MUSIQUE, SOUVENIRS ET DANSE JUSQU’AU BOUT DE LA NUIT

Et si, le temps d’une soirée, les années 1980 revenaient illuminer la Haute Vallée ? À Antugnac, le pari est lancé. Le samedi 9 mai, le comité des fêtes promet une parenthèse musicale et populaire où nostalgie, convivialité et tubes cultes devraient faire danser plusieurs générations.

Dans une époque souvent marquée par la vitesse et les écrans, ces rendez-vous locaux retrouvent une place particulière. Celle du lien social. Celle des souvenirs partagés. Et à Antugnac, tout semble avoir été pensé pour recréer cette ambiance simple et chaleureuse qui a marqué les grandes fêtes des années 1980.
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Réservations limitées : Ludovic Cazenave au 06 04 49 66 08
Dès 20 heures, le foyer municipal ouvrira ses portes pour une soirée placée sous le signe de la musique et du spectacle vivant. Sur scène, plusieurs artistes se succéderont en première partie : Patsy, Jean-Pierre Margand et Philippe Cataldo. Un nom qui rappellera immédiatement des souvenirs aux amateurs de variété française. Car certaines chansons traversent les décennies sans vraiment quitter les mémoires collectives.

Puis viendra le temps de la piste de danse. En deuxième partie de soirée, DJ Podium Malibu prendra le relais pour prolonger l’ambiance jusqu’au bout de la nuit. Musiques rétro. Lumières. Chorégraphies improvisées. Tout un imaginaire populaire qui continue de séduire bien au-delà des générations ayant vécu cette décennie.

Le succès de ce type d’événement n’est d’ailleurs pas anodin. Depuis plusieurs années, les soirées « années 80 » connaissent un véritable regain d’intérêt dans les communes rurales comme dans les grandes villes. Pourquoi un tel retour ? Peut-être parce qu’elles incarnent une forme de simplicité perdue. Une époque associée à l’insouciance, aux grands refrains fédérateurs et aux fêtes collectives sans artifices.

Mais au-delà de la musique, cette soirée veut aussi défendre un esprit de village. Celui où l’on se retrouve autour d’une table avant de partager quelques heures de fête. Le tarif fixé à 30 euros comprend ainsi l’ensemble du repas : apéritif, entrée, plat, dessert, vin et café. Une formule pensée pour privilégier le moment de convivialité autant que le spectacle lui-même.

Derrière cette organisation, le comité des fêtes poursuit une mission essentielle dans de nombreuses communes rurales : maintenir une animation locale vivante. Créer des événements accessibles. Faire venir du monde. Et surtout, préserver ces espaces de rencontre qui participent à l’identité des villages.

Dans l’Aude, où de nombreux territoires cherchent à renforcer leur attractivité, ces soirées populaires jouent un rôle parfois sous-estimé. Elles font vivre les salles municipales. Elles mobilisent bénévoles et associations. Et elles rappellent qu’une commune ne se résume pas à ses infrastructures, mais aussi à son énergie collective.

À Antugnac, cette soirée s’annonce donc comme bien plus qu’un simple dîner dansant. Ce sera un rendez-vous intergénérationnel. Un moment de respiration. Et peut-être, pour certains, un voyage direct vers une époque où quelques notes de musique suffisaient à réunir tout le monde sur une même piste.

Les réservations restent ouvertes, mais les places sont limitées. 

Contact : Ludovic Cazenave au 06 04 49 66 08

Une chose est sûre : samedi soir, Antugnac risque bien de vibrer au rythme des années 80.

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Alicia BREITMAN, journaliste indépendante.
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DÉMOCRATIE : LE POUVOIR DU PEUPLE… OU D’UNE MINORITÉ SILENCIEUSE ?

6/5/2026

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DANS L’AUDE, LE PEUPLE VOTE-T-IL ENCORE POUR LUI-MÊME ?

À mesure que les années passent, une question dérangeante s’impose. Elle ne fait pas de bruit. Elle ne descend pas dans la rue. Mais elle s’installe, lentement, dans l’esprit de nombreux citoyens : vivons-nous encore pleinement en démocratie, ou simplement dans son illusion confortable ? La formule d’Abraham Lincoln résonne comme une promesse universelle : « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Une définition simple, presque évidente. Et pourtant, à y regarder de plus près, la réalité semble parfois s’en éloigner.

Car derrière le principe du vote, pilier de nos institutions, se cache une mécanique plus complexe. Dans les faits, les dirigeants ne sont jamais élus par l’ensemble du peuple, mais par une fraction de celui-ci. Une minorité active, souvent motivée, parfois engagée, mais rarement représentative dans sa globalité. L’abstention, devenue structurelle en France comme ailleurs, transforme profondément la portée démocratique du scrutin. Lors de nombreuses élections locales ou nationales, ce sont moins de la moitié des citoyens inscrits qui participent réellement. Et parmi eux, un vainqueur peut être désigné avec une majorité relative. Résultat : un élu peut gouverner sans avoir été choisi par la majorité réelle des citoyens.

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Vivons-nous encore pleinement en démocratie, ou simplement dans son illusion confortable ?
Le paradoxe est là. Une démocratie qui fonctionne sans l’implication massive du peuple devient mécaniquement une démocratie partielle. Non pas illégitime, mais affaiblie. Le vote est un droit, certes. Mais il est aussi un acte de responsabilité collective. Lorsqu’il devient facultatif dans les faits — par désintérêt, défiance ou lassitude — il laisse le pouvoir décisionnel à un cercle plus restreint. Une minorité qui décide pour tous.

Faut-il alors remettre en cause le système ? La question mérite d’être posée sans caricature. Car la démocratie ne se limite pas à l’élection. Elle repose aussi sur des contre-pouvoirs, des institutions, une liberté d’expression et un cadre juridique solide. Mais peut-on encore parler d’un « gouvernement du peuple » lorsque ce peuple, dans sa majorité, ne s’exprime plus ?

Certains avancent des pistes. Le vote obligatoire, déjà en vigueur dans plusieurs pays, pourrait rétablir un équilibre en forçant la participation. D’autres défendent l’idée d’une démocratie plus directe, avec des référendums d’initiative citoyenne ou des consultations régulières. Enfin, il y a ceux qui estiment que le problème n’est pas le système, mais le lien brisé entre les citoyens et leurs représentants. Une fracture de confiance qui éloigne progressivement les électeurs des urnes.

En réalité, la démocratie ne meurt pas d’un coup. Elle s’effrite. Lentement. Silencieusement. À chaque abstention massive. À chaque sentiment d’inutilité du vote. À chaque conviction que « cela ne changera rien ». Le danger n’est pas l’absence de règles. C’est l’absence d’adhésion.

Alors, faut-il considérer notre système comme injuste ? Peut-être pas dans ses fondements. Mais certainement dans ses effets actuels. Une démocratie ne peut être pleinement vivante que si elle est pleinement investie. Sans cela, elle devient un cadre vide, occupé par ceux qui prennent encore la peine d’y croire.

Reste une question, essentielle. Et dérangeante. La démocratie est-elle défaillante… ou sommes-nous en train de l’abandonner ?
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Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant.
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PHARMACIE, TABACS, ÉPICERIE : QUATRE BRAQUAGES ÉLUCIDÉS À CARCASSONNE ET PENNAUTIER

5/5/2026

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QUATRE BRAQUAGES, UNE MACHETTE ET QUELQUES CENTAINES D’EUROS : LE SUSPECT RETROUVÉ… EN PRISON

Pendant plusieurs semaines, les commerçants de Carcassonne et de Pennautier ont vécu dans l’inquiétude. Entre le 31 décembre 2025 et le 12 janvier 2026, une série de braquages visant de petits commerces avait semé la peur dans plusieurs quartiers. À chaque fois, le mode opératoire semblait identique : un homme au visage dissimulé, armé d’une machette ou d’une hache, surgissait brutalement pour réclamer la caisse avant de disparaître.

Mardi, l’enquête menée par les policiers carcassonnais a connu un tournant inattendu. Le principal suspect, un homme d’une trentaine d’années, a été interpellé… directement à la maison d’arrêt de l’avenue du Général-Leclerc, où il était déjà détenu pour une autre affaire.

L’homme a été extrait de sa cellule afin d’être placé en garde à vue au commissariat de Carcassonne. Selon nos informations, il aurait reconnu être l’auteur des quatre faits reprochés, dont une tentative de braquage.
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Certains commerçants évoquent encore aujourd’hui la peur ressentie face à un homme armé.
Les attaques remontent aux premiers jours de l’année 2026. À Carcassonne, deux commerces avaient été ciblés : la pharmacie de Grazailles et un bureau de tabac situé rue Trivalle. À Pennautier, c’est également un bureau de tabac ainsi qu’une épicerie qui avaient été visés.

À chaque fois, les faits avaient marqué les victimes. Car si les sommes dérobées restent relativement faibles — quelques centaines d’euros selon les premiers éléments — le traumatisme psychologique, lui, demeure important.

Dans ces commerces de proximité, souvent tenus par des familles ou de petits exploitants, la violence d’un braquage laisse des traces durables. Certains commerçants évoquent encore aujourd’hui la peur ressentie face à un homme armé, dissimulant son visage et agissant de manière particulièrement agressive.

Les enquêteurs de la police nationale ont multiplié les investigations durant plusieurs semaines afin d’établir des liens entre les différentes attaques. L’utilisation répétée d’armes blanches, le choix des commerces et certains éléments de comportement ont rapidement orienté les soupçons vers un même individu.

L’arrestation du suspect en prison illustre également une réalité bien connue des services judiciaires : certains auteurs de faits violents continuent parfois d’être identifiés dans des dossiers parallèles alors même qu’ils sont déjà incarcérés pour d’autres infractions.

Hier, le trentenaire a été présenté au palais de justice de Carcassonne en vue d’une comparution immédiate programmée ce jeudi 7 mai. Dans l’attente de son jugement, il a été reconduit à la maison d’arrêt.

Cette affaire relance une nouvelle fois la question de la sécurité des petits commerces de proximité. Bureaux de tabac, pharmacies, épiceries ou supérettes figurent régulièrement parmi les cibles privilégiées des auteurs de braquages rapides. Des établissements souvent peu protégés et exposés à des actes commis pour des gains relativement faibles, mais avec des conséquences humaines parfois considérables.

Car derrière quelques billets dérobés, ce sont surtout des commerçants durablement marqués qui restent confrontés à la peur de voir un jour la scène se reproduire.

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Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant.
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