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SAINTE, HÉROÏNE, ICÔNE NATIONALE : LE MYTHE JEANNE D’ARC CONTINUE DE DIVISER

7/5/2026

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JEANNE D’ARC : COMMENT UNE JEUNE PAYSANNE EST DEVENUE UN MYTHE FRANÇAIS ET UN SYMBOLE POLITIQUE

À seulement 19 ans, elle entre dans l’Histoire. Plus de six siècles plus tard, son nom continue de traverser les générations, les débats et les passions politiques. Jeanne d'Arc reste l’une des figures les plus célèbres de France. Une héroïne pour les uns. Une sainte pour l’Église catholique. Un symbole patriotique récupéré par plusieurs courants politiques, notamment l’extrême droite. Mais qui était réellement Jeanne d’Arc ? Et pourquoi son image provoque-t-elle encore autant d’émotion aujourd’hui ?

L’histoire débute au XVe siècle, dans un royaume de France plongé dans le chaos. La guerre de Cent Ans oppose alors les Français aux Anglais. Une partie du territoire est occupée. Le roi Charles VII peine à imposer son autorité. Le pays est affaibli, divisé, épuisé par les conflits et la misère.

C’est dans ce contexte qu’apparaît Jeanne d’Arc. Née vers 1412 dans le petit village de Domrémy, cette jeune fille issue d’une famille paysanne affirme entendre des “voix”. Selon ses récits, des saints lui demandent de sauver la France et de conduire le dauphin au sacre. Une mission immense pour une adolescente qui ne sait ni lire ni écrire.
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Jeanne d’Arc appartient à toute l’Histoire de France et à tous les Français...
Pourtant, contre toute attente, elle parvient à convaincre plusieurs responsables militaires et politiques. En 1429, elle rejoint les troupes françaises. Son rôle exact dans les combats fait encore débat parmi les historiens. Était-elle une véritable stratège militaire ou surtout un symbole capable de redonner confiance aux soldats ? Une chose est sûre : sa présence bouleverse les esprits.

À Orléans, la levée du siège devient un tournant majeur. Jeanne d’Arc incarne alors l’espoir d’un peuple humilié. Quelques mois plus tard, Charles VII est sacré roi à Reims. L’image de la jeune guerrière en armure entre définitivement dans la légende.

Mais la chute est brutale. En 1430, Jeanne est capturée près de Compiègne puis vendue aux Anglais. Son procès s’ouvre à Rouen. Elle est accusée d’hérésie, de sorcellerie et d’avoir porté des vêtements masculins. Derrière ce procès religieux se cache surtout un enjeu politique : discréditer celle qui a renforcé la légitimité du roi de France.

Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen. Elle a 19 ans. Sa mort choque une partie du royaume. Vingt-cinq ans plus tard, un nouveau procès annule sa condamnation. Peu à peu, son image change. D’hérétique, elle devient héroïne nationale.

L’Église catholique joue un rôle majeur dans cette transformation. En 1909, Jeanne d’Arc est béatifiée par Pope Pius X. Puis, en 1920, elle est canonisée par Pope Benedict XV. Elle devient officiellement Sainte Jeanne d’Arc. Pour les catholiques, elle symbolise la foi, le courage et le sacrifice.

Mais Jeanne d’Arc dépasse rapidement le cadre religieux. Son histoire touche à l’identité française. À la nation. Au patriotisme. Son image est utilisée pendant les guerres, dans les écoles, dans les discours politiques. Chacun veut se l’approprier.

Depuis plusieurs décennies, l’extrême droite française, notamment le FN puis le Rassemblement National, en a fait une figure centrale de sa communication. Chaque année, autour du 1er mai, des rassemblements lui rendent hommage à Paris. Pour ce courant politique, Jeanne d’Arc représente la défense de la nation, des frontières et de l’identité française.

Cette récupération politique suscite cependant de nombreuses critiques. Car Jeanne d’Arc appartient à toute l’Histoire de France, pas à un seul camp. Des figures de gauche, du centre ou de la droite républicaine ont elles aussi célébré son parcours au fil des décennies. Plusieurs historiens rappellent que réduire Jeanne d’Arc à un symbole partisan revient à simplifier une figure beaucoup plus complexe.

Alors pourquoi reste-t-elle aussi populaire ? Sans doute parce que son histoire ressemble à un récit universel. Une jeune femme modeste qui ose défier l’ordre établi. Une adolescente qui parle aux puissants. Une héroïne tragique qui meurt pour ses convictions. Dans une époque marquée par les doutes et les fractures, cette trajectoire continue de fasciner.

Jeanne d’Arc est devenue plus qu’un personnage historique. Elle est un miroir. Chacun y projette sa propre vision de la France, de la foi ou du courage. Mais derrière le mythe et les récupérations politiques demeure une réalité simple : celle d’une jeune fille du Moyen Âge dont le destin hors norme continue, six siècles plus tard, à interroger notre rapport à l’Histoire et à l’identité nationale.

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Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant.
C11.MEDIA et La Voix des Citoyens 
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CUlVRES ET PASSION : LE BRASS FESTIVAL EMBRASE LA TUILERIE ET SE TERMINE SUR UNE NOTE IBÉRIQUE

5/5/2026

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À LIMOUX, LE BRASS FESTIVAL S’ACHÈVE EN APOTHÉOSE SUR UN SOUFFLE ESPAGNOL

Quand la musique devient une fête, elle dépasse la scène. Elle envahit la salle. Elle rassemble. Ce dimanche après-midi, à Limoux, la clôture de la 18e édition du Brass Festival a offert bien plus qu’un concert. Elle a proposé une expérience. Une immersion. Un voyage sonore porté par la tradition espagnole, entre virtuosité et chaleur populaire.

Dans une salle de la Tuilerie comble, les mélomanes ne s’y étaient pas trompés. L’affiche promettait une rencontre exceptionnelle. Elle a tenu toutes ses promesses. Sous le parrainage du quintet Spanish Brass et de l’imposante Unió musical Santa Cecília de Guadassuar, la soirée annonçait un moment rare. Elle l’a été.
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Les élus s'étaient donnés rendez-vous sur les planches du Brass... pour féliciter les organisateurs, les bénévoles et le public.
Dès les premières notes, l’émotion s’installe. En ouverture, la classe de trombone d’Hiroshima et l’école de musique de Limoux prennent place. Jeunes, appliqués, engagés. Deux morceaux. Deux interprétations maîtrisées. Le public écoute. Puis applaudit. Déjà conquis. Cette entrée en matière, simple et sincère, donne le ton.

Puis vient le moment attendu. Le retour du Spanish Brass. Cinq musiciens. Une réputation internationale. Et surtout, une énergie communicative. Sur scène, tout s’enchaîne avec fluidité. Les styles se croisent. Les époques se mêlent. Asturies, classique et intense. James Bond, rythmé et cinématographique. Mon amant de Saint-Jean, revisité avec finesse. Entre chaque morceau, un mot, un sourire, une complicité. Le lien avec le public est immédiat. Naturel. Vivant.

Le festival change alors de dimension. Après une courte pause, la scène s’ouvre à une formation impressionnante. Plus d’une centaine de musiciens. Une présence. Une puissance. L’Unió musical Santa Cecília de Guadassuar incarne à elle seule une tradition. Celle des grandes bandas valenciennes. Une culture populaire. Une identité forte.

Sous la direction de Juan Carlos Civera, l’ensemble déploie toute sa richesse. Les sonorités se superposent. Les rythmes s’accélèrent. Tangos, paso-doble, créations contemporaines. Chaque morceau entraîne un peu plus le public. Les corps bougent. Les mains frappent. Les regards brillent. La salle devient vivante. Vibrante.

Ce moment dépasse la musique. Il devient collectif. Une communion. Une fête partagée. Dans une époque où les repères culturels évoluent, ce type d’événement rappelle une évidence. La musique rassemble. Elle relie les générations. Elle traverse les frontières.

Et c’est sans doute là la réussite majeure de cette édition. Avoir su mêler exigence artistique et accessibilité. Faire coexister jeunes talents et formations internationales. Offrir un spectacle à la fois pointu et populaire.

Le final, spectaculaire, vient sceller cette impression. Une explosion de cuivres. Une énergie méditerranéenne. Un dernier souffle. Puis le silence. Et les applaudissements. Longs. Sincères.

Avec cette première édition à la Tuilerie, le Brass Festival franchit une étape. Il s’installe. Il s’affirme. Et il pose une question simple : comment faire encore mieux demain ?

Car à Limoux, ce week-end, la musique n’a pas seulement été entendue. Elle a été vécue.

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Alicia BREITMAN, journaliste indépendant.
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CARCASSONNE : LE BAR À VINS LANCE SA SAISON DES 35 ANS, ENTRE FÊTE, MÉMOIRE ET RENOUVEAU

30/4/2026

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MUSIQUE, FÊTE ET MÉMOIRE : LE BAR À VINS VEUT MARQUER LES ESPRITS CET ÉTÉ

Il y a des lieux qui traversent les années. Et puis il y a ceux qui les marquent. À Carcassonne, au cœur de la Cité, le Bar à Vins appartient à cette seconde catégorie. Trente-cinq ans d’existence. Trente-cinq ans de nuits, de musique et de rencontres. Alors, au moment d’ouvrir sa saison 2026, une question s’impose : comment rester une institution tout en continuant à surprendre ?

Dès ce jeudi 30 avril, le ton est donné. Le Bar à Vins relance sa saison avec une programmation dense, rythmée, assumée. Près de 70 dates sont annoncées. Un choix clair. Miser sur une scène majoritairement locale et régionale, sans renoncer à quelques noms nationaux et internationaux. Une ligne artistique cohérente. Et une volonté affichée : faire vivre le territoire.

Le week-end d’ouverture s’organise en trois temps. Trois ambiances. Trois générations. Le 30 avril, DJ Janoz, figure historique du lieu, reprend les platines. À ses côtés, Giammo. Une soirée complétée par une boutique éphémère et des animations comme des flashs tatouages. Le lendemain, place à la relève avec Janna, jeune DJ carcassonnaise. Puis, le 2 mai, retour à une valeur sûre avec Christian Savonne. Dress code rose. Clin d’œil festif. Signature assumée.
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Un anniversaire : Trente-cinq ans de nuits, de musique et de rencontres.
Mais l’enjeu dépasse ce lancement. Car cette saison anniversaire se veut structurante. Le Bar à Vins entend marquer les esprits. À commencer par la Fête de la musique. Le site sera transformé en espace ouvert, de 16 heures à 2 heures du matin. Une configuration rare dans la Cité. Avec une affiche qui attire l’attention : Ariel Wizman et son fils Théo, accompagnés de DJ locaux comme Umberto, Ivana et Janoz.

Le 14 juillet s’inscrit dans cette logique. Une soirée au cœur de la Cité, portée par le collectif Dans ma Cité et un invité international encore tenu secret. Une stratégie d’attente. Une promesse aussi. Puis viendra le temps de la French Touch, le 26 août. Une date clé. Avec la venue de Alan Braxe et DJ Falcon, en tournée mondiale. Un signal fort. Celui d’un lieu capable de dialoguer avec la scène internationale.

La fin du mois d’août basculera dans une autre atmosphère. Plus festive. Plus populaire. Les férias du Bar à Vins. Flamenco, groupes locaux, DJ emblématiques. Une programmation pensée comme un pont entre cultures. Et générations.

Car c’est là que réside sans doute la force du lieu. Dans sa capacité à réunir. « L’esprit du Bar à Vins, c’est la transmission », explique Laurence Alary, gérante. Une histoire de famille. Une continuité. Avec ses fils, Arthur et Louis, elle incarne cette évolution. Sans rupture. Sans reniement.

Même constat du côté des artistes. DJ Janoz, présent depuis les débuts, parle d’une « institution à préserver ». Le mot est fort. Mais il dit une réalité. Dans un secteur nocturne en mutation, où les établissements se font et se défont rapidement, durer devient un exploit.

Le Bar à Vins ne se contente pas de durer. Il s’adapte. Soirées afterwork, retours de plage, concepts premium. Une diversification nécessaire. Le lieu participera également au Garotour, aux côtés de Biquet-Plage, représentant l’Aude dans cette tournée liée au festival Garorock.

Alors, que retenir de cette saison 2026 ? Une programmation riche. Une identité affirmée. Mais aussi une question. Jusqu’où peut aller un lieu sans perdre son âme ? Le Bar à Vins semble avoir choisi sa réponse. Rester fidèle à ses racines. Tout en regardant vers l’avenir.

Et dans une Cité souvent figée dans son patrimoine, cette capacité à faire vibrer le présent n’est peut-être pas un détail. C’est même, sans doute, l’essentiel.

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William ESCORA,  journaliste indépendant.
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LIMOUX FAIT RÉSONNER LE MONDE : LE BRASS FESTIVAL S’IMPOSE COMME LE RENDEZ-VOUS MUSICAL INCONTOURNABLE DU PRINTEMPS

25/4/2026

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QUATRE JOURS, DES MILLIERS DE NOTES : LE PARI RÉUSSI DU LIMOUX BRASS FESTIVAL

Pendant quatre jours, Limoux va vibrer au son des cuivres. Une promesse simple. Mais derrière cette évidence, une ambition bien plus grande : faire d’une ville de l’Aude une scène ouverte sur le monde. Du 30 avril au 3 mai 2026, le Limoux Brass Festival revient avec une programmation dense, éclectique, et surtout assumée. Entre têtes d’affiche internationales et formations locales, l’événement confirme son statut. Et pose une question : comment un festival de territoire parvient-il à attirer les regards bien au-delà de ses frontières ?

Dès l’annonce, le ton est donné. Kassav’ ouvre le bal le 30 avril. Un symbole. Une signature aussi. Le lendemain, changement d’ambiance avec une soirée aux couleurs du monde, portée par Eyo’nlé et le Richard Bona Quintet. Le 2 mai, place au swing et au groove avec Mama Shakers et Electro Deluxe Big Band. Enfin, le 3 mai, le festival atteint son point d’orgue avec une journée dédiée aux cuivres ibériques. Une montée en puissance logique. Une cohérence artistique évidente.
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Du 30 avril au 3 mai 2026, le Limoux Brass Festival revient avec une programmation unique.
Au cœur de cette édition, un nom s’impose. Spanish Brass. Parrain du festival 2026, ce quintette fondé en 1989 incarne l’excellence. Récompensé par un Latin Grammy, reconnu sur toutes les grandes scènes internationales, il ne vient pas seulement jouer. Il vient transmettre. Car c’est bien là l’ADN du Limoux Brass Festival : conjuguer exigence et accessibilité, performance et partage. À 14 heures, à La Tuilerie, leur concert est déjà annoncé comme un moment fort. Peut-être même un tournant.

Mais le succès du festival ne repose pas uniquement sur ses têtes d’affiche. Il tient aussi à son ancrage local. Limoux, ses rues, son ambiance, ses habitants. Ici, la musique ne se limite pas à une salle. Elle déborde. Elle s’invite dans le village du festival, dans les concerts gratuits, dans les échanges spontanés entre artistes et public. Une proximité rare. Une atmosphère presque familiale. Et c’est précisément ce qui fait la différence.

Dans un contexte où de nombreux événements culturels peinent à se renouveler, le Limoux Brass Festival semble avoir trouvé sa formule. Une programmation ambitieuse mais lisible. Une identité forte. Et une capacité à rassembler. Tous les publics. Toutes les générations. De 6 à 99 ans, comme aiment le rappeler les organisateurs.

Reste une interrogation. Jusqu’où peut aller ce festival ? Peut-il encore grandir sans perdre son âme ? Ou doit-il préserver cet équilibre fragile entre notoriété et authenticité ? Une chose est sûre : en 2026, Limoux ne se contente plus d’accueillir un festival. Elle devient, le temps de quelques jours, une capitale du cuivre. Et peut-être bien, une référence durable.

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Alicia BREITMAN,  journaliste indépendante.
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PITCHOUNS PARADAÏZE : LA MUSIQUE LIVE À HAUTEUR D’ENFANT

9/3/2026

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À TRÈBES, LES ENFANTS PRENNENT LE POUVOIR DE LA SCÈNE AVEC « PITCHOUNS PARADAÏZE »

Et si, pour une fois, les concerts étaient pensés d’abord pour les enfants ? Dans la plupart des festivals et soirées musicales, les plus jeunes accompagnent leurs parents, souvent spectateurs silencieux d’un univers qui n’est pas vraiment le leur. À Trèbes, dans l’Aude, l’association Music’al Sol a choisi de renverser cette logique. Le dimanche 15 mars, la Salle du Bal à Aude accueillera la huitième édition de « Pitchouns Paradaïze », une journée entièrement consacrée aux familles et au jeune public.

L’idée est simple, mais ambitieuse : offrir aux enfants leurs propres concerts, leurs propres artistes et leur propre expérience musicale. Dans le cadre du dispositif départemental Scène d’Enfance, l’événement entend faire vibrer petits et grands au rythme des musiques actuelles, tout en conservant l’esprit convivial et engagé qui caractérise les initiatives de l’association.
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Dès 11 heures, la salle se transformera en véritable terrain de découverte pour les familles. Jeux en bois, espace de lecture, coin dessin et bibliothèque jeunesse non sexiste seront accessibles dans la CareZone, un espace pensé pour favoriser la parole bienveillante et l’échange entre enfants, adolescents et parents. Les organisateurs ont également prévu des protections auditives pour les plus jeunes, ainsi qu’un stand de maquillage animé par l’équipe des Fées Maquillage. Tables à langer et micro-ondes complètent ce dispositif destiné à accueillir les familles dans les meilleures conditions.

Au cœur de la journée, la musique bien sûr. À 11 h 30, la conteuse et musicienne Flavia Perez ouvrira la programmation avec « Cric-Crac », un spectacle musical de contes destiné aux enfants de 3 à 6 ans. Sur scène, la recette est étonnante : voix, guitare, sampler et bruitages à la bouche pour donner vie à des histoires abracadabrantes tirées du sac de l’artiste. Un univers poétique et dynamique qui vise à accompagner les plus petits dans les grandes étapes de leur enfance.

L’après-midi, changement d’énergie. À 14 h 30, la scène accueillera Anne-Laure Carette avec « La Boum Boom », un spectacle interactif destiné aux enfants de 5 à 12 ans. Sur la piste de danse, musique, textes et chorégraphies participatives s’entremêlent dans une ambiance proche d’un dance-floor junior. L’artiste transmet les mouvements, encourage l’improvisation et mêle accordéon live, musique électronique et rythmes puissants. Les enfants deviennent alors acteurs du spectacle.

Mais « Pitchouns Paradaïze » ne se limite pas à une programmation artistique. L’événement porte aussi une dimension éthique. Fidèle à ses valeurs, Music’al Sol privilégie une organisation respectueuse de l’environnement : décoration entièrement recyclée, produits issus de l’agriculture biologique ou locale, emballages recyclables ou compostables et communication éco-responsable. Une manière de rappeler que la culture peut aussi être un terrain d’apprentissage pour les générations futures.
La restauration sur place a été pensée dans le même esprit. Un menu « pitchoun express » permettra aux enfants de se restaurer rapidement entre deux activités, tandis que les parents pourront également profiter d’une offre adaptée.

Les organisateurs ont également choisi une politique tarifaire accessible : 6 euros pour un concert ou 10 euros pour un pass journée incluant les deux spectacles, avec gratuité pour les moins de trois ans. Une volonté affirmée de permettre à toutes les familles de participer.

Dans un territoire rural comme l’Aude, les événements culturels destinés au jeune public restent rares. C’est précisément ce manque que l’association cherche à combler. Depuis plusieurs années, Music’al Sol défend l’idée que la musique live doit être accessible à tous, y compris aux plus jeunes.

La question dépasse d’ailleurs le simple divertissement. Comment transmettre la culture musicale aux nouvelles générations ? Comment créer des moments collectifs où parents et enfants partagent la même expérience artistique ?

À Trèbes, « Pitchouns Paradaïze » propose une réponse simple : créer un espace où les enfants ne sont plus spectateurs, mais au centre de la scène. Un dimanche où la musique devient un terrain de jeu, d’apprentissage et de découverte.

Et peut-être, pour certains d’entre eux, le début d’une passion qui durera toute une vie.

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Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant
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À TRÈBES, UN LOTO MUSICAL POUR SAUVER LA CULTURE LOCALE

7/3/2026

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MUSIC’AL SOL INVENTE LE « LOTO MUSIC SHOW » POUR DÉFENDRE LA CULTURE

Et si le bingo devenait un acte de résistance culturelle ?
Dans un territoire rural où les financements publics se raréfient, certaines associations doivent aujourd’hui rivaliser d’imagination pour continuer à faire vivre la musique. À Trèbes, dans l’Aude, l’association Music’al Sol a choisi une voie originale : organiser un loto pas comme les autres. Un loto musical.

Car derrière l’événement se cache une réalité plus large. Le monde culturel traverse une période fragile. Les structures indépendantes qui défendent les musiques actuelles, particulièrement en milieu rural, fonctionnent souvent avec peu de moyens et presque sans financement de fonctionnement. Pour survivre, elles doivent se réinventer sans cesse.
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C’est précisément ce que tente Music’al Sol. L’association, connue dans l’Aude pour ses concerts, festivals et soirées musicales, propose un rendez-vous atypique : un loto dont la majorité des lots sont liés à la musique et à la culture. À gagner : des places de concerts, des billets pour des festivals et spectacles, des CD, mais aussi des paniers gourmands, des offres bien-être et des bons d’achat auprès de commerces locaux. Au total, près de 3000 euros de lots seront distribués.

Mais la soirée ne se limite pas à un simple tirage de numéros. L’esprit de l’événement reste musical du début à la fin. Dès 19 heures, un apéritif musical ouvrira les festivités à la salle du Bal à Aude, à Trèbes. Aux platines, le DJ Selecta Yanis, bien connu des amateurs de reggae, ragga et dub. Habitué des scènes régionales et des festivals comme Regal Sound ou des soirées Nice Up, il accompagnera la soirée avec une sélection de titres soigneusement choisis.

À 20 h 30 débutera le loto proprement dit. Cartons en main, les participants tenteront leur chance dans une ambiance qui promet d’être bien différente des lotos traditionnels. Ici, la musique rythme la soirée, les bénévoles animent les parties et une mise en scène particulière a été imaginée par l’équipe de l’association.

L’événement s’inscrit dans l’ADN de Music’al Sol : mélanger les genres, croiser les publics et créer des moments conviviaux. L’association revendique une vision ouverte de la culture. Sur ses scènes se succèdent artistes confirmés et premières parties locales ou régionales. Des femmes et des hommes qui défendent leurs musiques, leurs influences et leurs engagements.

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Le cadre lui-même participe à l’expérience. La salle du Bal à Aude sera transformée pour l’occasion en véritable espace de concert. Décoration 100 % recyclée, espace chill-out extérieur, CareZone dédiée au bien-être du public, buvette et restauration bio et locale complètent l’organisation. L’objectif est clair : créer une soirée conviviale, festive et accessible.

Car au-delà du jeu, ce loto porte un message. Celui de la survie culturelle dans les territoires ruraux. Dans les grandes villes, les lieux de diffusion sont nombreux. Dans les zones plus éloignées, chaque association devient un maillon essentiel. Sans elles, concerts, festivals et rencontres musicales disparaîtraient progressivement.

La question devient alors simple : comment continuer à faire vivre la musique quand les moyens manquent ? Les réponses passent souvent par la créativité et l’engagement bénévole.

À Trèbes, Music’al Sol propose donc une solution inattendue : jouer pour soutenir la culture. Une manière joyeuse de rappeler qu’une association ne vit pas seulement de subventions, mais aussi de la mobilisation de son public.

Et si, finalement, le loto devenait l’un des nouveaux visages de la résistance culturelle ?

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BOULÉGUER À TRÈBES : LA RURALITÉ AUDOISE FAIT VIBRER LES CULTURES ENTRE REGGAE, OCCITAN ET TRANSE MODERNE

11/2/2026

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QUAND LE BAL TRAD RENCONTRE L’ÉLECTRO SOUS LE CIEL AUDOIS

C’était beau. Ça sentait le sable chaud, La Réunion, les discours bienveillants et l’énergie du public malgré la pluie. Le 17 janvier, sous la bannière du reggae, Music’al Sol a prouvé une nouvelle fois que la culture peut réchauffer une soirée d’hiver et rassembler bien au-delà des frontières musicales. Avec Giramundo et Sika Rlion, la salle du Bal à Aude s’est transformée en îlot tropical au cœur de la ruralité audoise.

Cette soirée n’était pas qu’un concert. C’était une démonstration. Celle d’une mobilisation bénévole, d’un public fidèle, d’une association qui refuse de baisser les bras pour maintenir un accès vivant à la culture là où l’offre se raréfie. Ici, on ne consomme pas un spectacle. On partage un moment. On défend une idée.
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Et cette idée continue dès le 21 février.

Ce soir-là, à Trèbes, on ne viendra pas seulement écouter. On viendra « bouléguer ». Avec l’événement Bolega l’Oc, Music’al Sol propose un choc des cultures rare, presque déroutant. Pulsations anciennes, bal traditionnel, transe chamanique, chants collectés dans les villages, machines électroniques, cornemuses, accordéons. Un grand écart assumé entre racines occitanes et modernité sonore.

Sur scène, Bèc ouvrira le bal à 21h. Trois voix, un accordéon diatonique, des textes malicieux ou engagés, puisés dans les collectages occitans de l’Ariège à l’Aude. Les langues se mêlent, les parlers se répondent, le français n’est jamais loin. On danse. On écoute. On boit un verre. On redécouvre un patrimoine vivant, loin des clichés figés.

À 22h30, changement de décor avec Super Parquet. Cinq musiciens, deux mondes. Le bal populaire d’Auvergne d’un côté, les raves électroniques de l’autre. Banjo, cabrette, cornemuse, synthétiseurs, bourdons, drones, rythmes répétitifs. Ce n’est plus un concert. C’est une expérience physique. Un plongeon dans une transe festive où le trad devient psychédélique.

Autour de la scène, la soirée se vit aussi autrement. La présence de l’Institut d'Estudis Occitans de l'Aude rappelle que la musique n’est pas qu’un divertissement. Elle est un vecteur de langue, de mémoire, de transmission. Un stand pour échanger, comprendre, découvrir l’occitan d’aujourd’hui.

Le dress code invite même le public à jouer le jeu : « c’est quoi pour vous être occitan·e ? ». Un défilé, une boisson offerte, des lots à gagner. Ici, la culture se porte, se montre, se revendique avec légèreté.

Ce qui frappe, au fond, ce n’est pas seulement la programmation. C’est le cadre. Une salle transformée en véritable lieu de concert, une décoration 100 % recyclée, un chill out extérieur, une CareZone, une buvette bio et locale, des bénévoles omniprésents. Une organisation pensée pour accueillir, rassurer, rassembler.

Et la suite est déjà écrite. Le 13 mars prochain, un grand loto version musiques actuelles. Le 15 mars, la journée Pitchouns Paradaïze #8 pour les enfants, dans le cadre de Scènes d’Enfance. Des rendez-vous qui montrent que cette dynamique ne se limite pas aux concerts du soir. Elle irrigue tout le territoire, toutes les générations.

Depuis plus de vingt ans, Music’al Sol fait vivre dans l’Aude toutes les musiques. Des grands groupes, des premières parties locales, des artistes engagés, une diversité assumée. Une association qui porte des valeurs, autant que des sons.

Dans une ruralité souvent décrite comme éloignée de l’offre culturelle, Trèbes rappelle une chose essentielle : quand la volonté est là, la culture trouve toujours un chemin.

Reste une question. Qui fait vivre ces soirées ? Les artistes, oui. Mais surtout ce public qui se déplace, ces bénévoles qui s’investissent, ces associations qui persistent.

À Trèbes, on ne vient pas seulement assister à un concert. On vient défendre l’idée que la culture a toute sa place ici. Et qu’elle peut, encore, faire danser tout un territoire.

Entrée prévente : 12 € / Tarif Solidaire 14 € (hors frais de loc)

Entrée sur place
: 15 € / Tarif Solidaire 17 € / Tarif Réduit à 10 € (adhérent·e·s Music’al Sol et structures partenaires, bénéficiaires AAH et RSA, demandeur·se·s d'emploi) / Gratuit moins de 12 ans / Offre jeune avec le Pass Culture

Pratique :
Petite restauration et buvette sur place / CB acceptée / Parking

Adresse :
Salle Bal à Aude 22, rue de l’Industrie 11800 TREBES (derrière la Chambre de l’Agriculture)

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Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant 
pour C11.MEDIA et La Voix des Citoyens 
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COULEURS, MÉMOIRE ET IDENTITÉ : PEZENS ASSUME SA RÉVOLUTION ARTISTIQUE

16/11/2025

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PEZENS SE RÉINVENTE : SEPT FRESQUES GÉANTES FONT DU VILLAGE UN MUSÉE À CIEL OUVERT

Que se passe-t-il à Pezens ? En quelques mois, ce village de l’Aude, longtemps discret, a changé de visage. Ses murs racontent désormais des histoires, ses ruelles prennent des couleurs, et sa traversée devient une promenade artistique. Sept fresques monumentales forment un parcours unique qui attire autant les habitants que les visiteurs de passage. Une métamorphose qui interroge : simple embellissement ou véritable projet culturel structurant ? Pezens assume une ambition rare pour une commune de cette taille : réenchanter l’espace public en le faisant parler.
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Semer l’avenir, d’Isa & Man : un père et sa fille plantent un arbre, geste modeste mais essentiel.

Tout est parti d’un appel à projets lancé en mars 2025. La municipalité s’attendait à quelques propositions ; elle en a reçu 124. Preuve qu’un village peut, lui aussi, devenir un terrain d’expression artistique majeur. Sept artistes ont été retenus. Sept murs choisis, chacun transformé en scène ouverte. La fresque Bienvenue à Pezens, conçue par Street Designers, ouvre le parcours. Vignes, vin, oliviers, chapelle Sainte-Madeleine… tout y exprime l’identité pezenoise et son sens de l’hospitalité. Plus loin, Le souffle des mots, signé Demsé Mistercouleur, montre un enfant assis dans les nuages, livre en main, entouré d’origamis flottants : un hommage simple et puissant à la lecture. Vient ensuite Semer l’avenir, d’Isa & Man : un père et sa fille plantent un arbre, geste modeste mais essentiel, qui rappelle la force de la transmission et la responsabilité écologique. Sur le foyer André-Sarda, un héron s’élève au cœur d’un foisonnement animal : La nature en majesté, œuvre de Nô Street Art et MS Bejannin, célèbre la biodiversité locale. Puis la fresque pop et joyeuse de Ckeja propose une scène où musiciens, sportifs et habitants se croisent dans un mouvement perpétuel, symbole assumé de convivialité. À travers ces créations, Pezens ne se contente pas d’habiller ses façades : il se raconte, se montre, se réaffirme.

Ce projet prend d’autant plus de relief qu’il s’inscrit dans un territoire chargé d’histoire. Pezens fut un village fortifié ; ses murailles ont disparu, mais les traces demeurent. Le château seigneurial a laissé place à la place de la Vierge. L’église Saint-Jean-Baptiste rappelle le rôle administratif d’autrefois. La chapelle Sainte-Madeleine, classée monument historique depuis 1949, témoigne d’un patrimoine roman précieux. Le cimetière médiéval, où reposent seigneurs et religieuses, raconte l’enracinement des familles qui ont façonné le village. Les fresques ne viennent donc pas remplacer la mémoire : elles la prolongent. Elles offrent un dialogue entre passé et présent, entre art contemporain et empreinte médiévale, entre couleurs nouvelles et pierres anciennes. De fait, Pezens propose aujourd’hui une expérience rare : un double parcours, artistique et patrimonial, qui invite à ralentir, à lever les yeux, à regarder autrement. Deux fresques supplémentaires viendront compléter l’ensemble d’ici 2026, finalisant un musée à ciel ouvert que peu de villages peuvent revendiquer.

Cette métamorphose interroge : peut-on redynamiser un territoire par l’art ? À Pezens, la réponse semble oui. Le village affirme une vision, une fierté, une manière de vivre. Il attire. Il surprend. Il se donne à voir. Reste une question : cette dynamique sera-t-elle durable ? Sa réussite dépendra de la capacité de la commune à entretenir ce patrimoine contemporain et à poursuivre cette volonté de créer du lien par la culture. Une certitude : ces fresques racontent plus que des histoires. Elles portent un territoire. Elles disent son identité, son présent, et peut-être son avenir.
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Jean Michel JUMEAU, Journaliste indépendant 
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MAGRIE NE LÂCHE PAS SON RENDEZ-VOUS AVEC L’ART

3/10/2025

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L’ART DE RETOUR À MAGRIE : UNE MANIFESTATION EN QUÊTE DE NOUVEAU SOUFFLE

À Magrie, l’art est à la croisée des chemins. L’association "L’Art s’invite à Magrie" (Asiam), qui depuis plus de vingt ans fait vibrer le petit village de l’Aude au rythme des pinceaux, des notes et des rencontres, a choisi une pause. Une décision rare : l’édition 2025 n’aura pas lieu. Fatigue, manque de bénévoles, tensions internes et contexte économique fragile ont eu raison de la 23e édition telle qu’elle était prévue. Mais dans ce retrait forcé, une autre question surgit : comment sauver l’esprit d’un rendez-vous devenu vital pour l’identité culturelle du territoire ?
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La participation des bénévoles de "Magriboulegou" et "Magrie en fête" venus en aide à l'ASIAM.

Le signal est venu d’un vote sans ambiguïté : 22 voix pour, 2 contre. Les membres de l’Asiam ont décidé fin mars de s’accorder une "année sabbatique". La page Facebook de l’association l’a résumé en une formule : "De la force, du rêve, de la volonté… Et tout ira bien." Derrière l’affichage, la réalité est plus rugueuse. Trois bureaux renouvelés depuis le début de l’année, des bénévoles qui s’épuisent, des candidatures d’artistes déjà reçues mais laissées de côté. Le Covid, les "tentatives de déstabilisation" évoquées par l’association, la raréfaction des bonnes volontés : autant de secousses qui ont fragilisé cette grande fête populaire. Pourtant, hors de question de laisser mourir une manifestation qui, depuis 23 ans, attire des milliers de visiteurs dans ce village de 543 habitants. 

C’est ainsi qu’est née "Magrie invite", une version revisitée, plus réduite mais toujours ambitieuse.  Les 4 et 5 octobre , le village renouera avec son ADN artistique : expositions d’une vingtaine d’artistes, ateliers ouverts, marché de créateurs, concerts allant du rock blues à la fanfare locale. La municipalité et deux associations locales ont pris le relais aux côtés de l’Asiam. Le maire, Christiane Jeanfreu, insiste : "Il était impensable de voir s’éteindre une si belle manifestation, qui participe à l’identité et à la vie du village." L’événement rendra hommage à Bruno Béghin, artiste fidèle disparu au printemps, et s’accompagnera d’un programme festif, de la paella du samedi à la buvette tenue par Magriboulègo. Autrement dit, moins de moyens, mais toujours la même énergie.
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« Une posture qui en dit long sur l’attitude d’une ex-présidente parvenue à se dégager de toute poursuite judiciaire, laissant désormais la nouvelle présidence assumer seule cette responsabilité. »

Un bémol demeure pourtant : l’ombre des divisions internes. L’ancienne présidente, Christine Barrely, continue de s’afficher sur les réseaux sociaux, comme pour rappeler son rôle, alors même que son passage à la tête de l’Asiam reste contesté. Beaucoup lui imputent une grande part du naufrage actuel. Difficile, dès lors, de ne pas voir une forme d’ironie quand on sait que la présidence de l’Asiam devra, dans les prochaines semaines, répondre devant la justice d’une plainte déposée en 2023 par son trésorier. Une situation qui fragilise encore l’image de l’association et interroge sur la manière dont elle pourra se reconstruire.
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Souhaitons à "Magrie invite" une belle réussite dans cette initiative de relance.

Reste à savoir si cette cure de sobriété permettra de préparer l’avenir ou si elle annonce un déclin. Car la question dépasse Magrie : comment maintenir en vie des événements culturels qui reposent quasi exclusivement sur la passion et le bénévolat ? Le cœur battra ce week-end au village, mais la survie à long terme dépendra d’un renouvellement de forces vives et d’une capacité à se réinventer. Dans un contexte où l’art, souvent relégué au second plan des priorités économiques, peine à trouver sa place, Magrie pourrait bien devenir un symbole : celui d’un patrimoine culturel qui ne demande qu’une chose pour durer, que l’on continue à y croire.

À l’heure de ce nouveau départ, souhaitons à "Magrie invite" une belle réussite dans cette initiative de relance, essentielle pour l’avenir du village et son rayonnement culturel.


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Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant 
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DES ZÈBRES, DU SWING ET DU PICON : UNE RENTRÉE QUI VA FAIRE BOUGER L’AUDE

22/9/2025

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TRÈBES S’ENFLAMME : UNE SOIRÉE DÉJANTÉE POUR LANCER LA SAISON DE MUSIC’AL SOL

Depuis plus de vingt ans, l’association Music’al Sol fait résonner l’Aude en défendant une vision éthique et conviviale de la musique. Samedi 4 octobre, à la salle du Bal à Aude de Trèbes, elle ouvre sa nouvelle saison avec une soirée qui promet autant d’énergie que de dérision. Au programme, deux formations qui refusent les sentiers battus : les Jolis Mômes, artisans d’un swing électrisé par les sonorités des années 90, et Picon mon Amour, duo aussi culotté qu’explosif. Derrière l’affiche bigarrée, c’est bien l’ADN de Music’al Sol qui s’affirme : faire vivre la scène locale et offrir au public un espace festif où l’art rime avec partage et engagement.
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Voici a recette d’un événement accessible et ancré dans son territoire.

Concrètement, la soirée se veut totale : musique débridée, dress code affiché (jaune, blanc et noir), dancefloor enfiévré et accueil pensé dans les moindres détails. L’association transforme la salle en véritable lieu de concert avec déco recyclée, espaces chill, bar bio et restauration locale. Une façon de rappeler que la fête peut aussi être responsable, sans céder à la facilité du jetable. Les organisateurs misent sur une ambiance populaire mais exigeante : tarifs solidaires, gratuité pour les enfants, partenariats avec le Pass Culture et Acticity. La recette d’un événement accessible et ancré dans son territoire, qui conjugue esprit festif et valeurs sociales.

Ce lancement de saison soulève une question plus large : quelle place la culture indépendante occupe-t-elle aujourd’hui dans nos villes moyennes ? En résistant à la logique marchande, Music’al Sol continue d’offrir une alternative aux programmations formatées et aux soirées uniformisées. Ses bénévoles, acteurs essentiels, prouvent qu’il est encore possible de bâtir des instants collectifs où la musique fédère au-delà des clivages. Plus qu’un concert, cette soirée apparaît comme une déclaration : défendre la diversité musicale, c’est aussi défendre un certain art de vivre ensemble.

Toutes les infos pratiques : 
Entrée prévente : 14 € / Tarif Solidaire 16 € (hors frais de loc)
Entrée sur place : 17 € / Tarif Solidaire 19 € / Tarif Réduit à 12 € (adhérent·e·s Music’al Sol et structures partenaires, bénéficiaires AAH et RSA, demandeur·se·s d'emploi) / Gratuit moins de 12 ans Tarifs préférentiels jeunes avec Acticity (2 €) et Pass Culture

Pour info : Petite restauration et buvette sur place / CB acceptée / Parking

Adresse : Salle Bal à Aude 22, rue de l’Industrie 11800 TREBES (derrière la Chambre de l’Agriculture)


Evènement Facebook : https://fb.me/e/2Nx4EkNQ5
Site prévente Billetterie : https://billetterie.festik.net/musicalsol/product/picon-mon-amour-et-jolis-momes 

Accès tarif préférentiel carte Acticity : https://www.acticity.com  
Accès évènement PASS CULTURE : https://passculture.app/offre/339697370

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Alicia BREITMAN,  Journaliste indépendant 
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BADENS : UN ESCAPE GAME CULTUREL QUI JOUE À GUICHETS FERMÉS

21/9/2025

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L’ATELIER DE L’ALCHIMISTE : QUAND L’ÉNIGME CULTURELLE SÉDUIT LE PUBLIC

Depuis deux mois, un étrange laboratoire attire les curieux à Badens, près de Carcassonne. Niché dans l’enceinte du château Sainte-Eulalie, « L’Atelier de l’Alchimiste » n’est pas un musée ni un simple jeu de société grandeur nature, mais un escape game pensé comme une expérience culturelle immersive. Le visiteur y entre comme dans un livre ancien : un univers feutré, celui d’un mystérieux alchimiste disparu en 1893, maître des symboles et des formules ésotériques. Enigmes codées, décors authentiques, ambiance raffinée… chaque détail participe à brouiller la frontière entre divertissement et voyage historique. Résultat : un engouement immédiat, porté par une fréquentation qui ne faiblit pas.

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Les organisateurs ont choisi de valoriser le patrimoine du château, tout en proposant une animation originale.

Ce succès n’est pas un hasard. L’escape game, né au Japon dans les années 2000 avant d’exploser en Europe, s’est imposé comme une forme de loisir en plein essor. Mais ici, l’originalité tient à l’inscription dans une démarche de « slow tourisme », ce courant qui privilégie la découverte, la convivialité et la qualité d’expérience plutôt que la consommation rapide d’activités. Dans cette logique, les organisateurs ont choisi de valoriser le patrimoine du château, tout en proposant une animation qui mobilise observation, logique et esprit d’équipe. L’initiative s’adresse à un public varié : familles, groupes d’amis, amateurs d’histoire ou simples curieux de passage. Mieux encore, certaines sessions se prolongent par un moment de détente dans le jardin, offrant une parenthèse rare où culture, jeu et convivialité se rejoignent.

Mais derrière l’enthousiasme, se cache aussi une limite : l’événement est éphémère. Sa programmation dépend de créneaux ponctuels, uniquement accessibles sur réservation. À 29 € l’entrée (tarif réduit pour les adolescents), l’expérience reste abordable mais conçue pour des groupes restreints de sept participants maximum. Un choix qui entretient la rareté et l’exclusivité, tout en posant une question : ce modèle culturel, fondé sur l’intimité et l’immersion, peut-il inspirer d’autres formes de médiation patrimoniale ? L’Atelier de l’Alchimiste semble en tout cas ouvrir une piste : montrer que le patrimoine ne se contemple plus seulement, il se vit. Et que la culture, lorsqu’elle se rend interactive, attire un public en quête de sens autant que de plaisir.

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William ESCORA,  Journaliste indépendant 
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CARNAVAL DE LIMOUX : UNE DISTINCTION CULTURELLE TRANSFORMÉE EN PIÈGE POLITIQUE

9/9/2025

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LE CARNAVAL DE LIMOUX ROMPT AVEC LE LABEL POLÉMIQUE DES « PLUS BELLES FÊTES DE FRANCE »

Célébré depuis plus de quatre siècles, le Carnaval de Limoux devait rayonner cette année grâce au label national des « Plus belles fêtes de France ». Une distinction reçue en juillet dernier, symbole d’une reconnaissance culturelle et patrimoniale. Mais à peine deux mois plus tard, tout s’est effondré. Le 3 septembre, dans un communiqué commun signé par le Comité de Carnaval et le maire socialiste Pierre Durand, la ville a annoncé qu’elle renonçait à cette mention, ainsi qu’à la subvention qui l’accompagnait. La raison ? Le financement du label par Pierre-Édouard Stérin, milliardaire eurois identifié comme un acteur majeur de l’extrême droite française. Un embarras qui n’est pas sans rappeler celui d’autres municipalités, d’Hendaye à Concarneau, également contraintes de prendre leurs distances avec ce label devenu sulfureux.
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Une image désormais exploitée par l’extrême droite, qui ironise sur la naïveté du maire.

La polémique a éclaté à la suite d’une enquête de L’Humanité révélant le rôle central de Stérin, fondateur du mouvement politico-religieux PÉRICLÈS et proche du Rassemblement national. L’homme prévoit d’investir 150 millions d’euros dans des projets destinés à influencer les scrutins locaux, notamment les municipales de 2026. Face à ce constat, l’adhésion au label est vite apparue comme un piège politique. D’autant que, pour Pierre Durand, la scène est cruelle : mi-juillet, l’édile posait fièrement avec les organisateurs lors de la remise officielle du diplôme, sans mesurer qu’il arborait le sceau de ses adversaires idéologiques. Une image désormais exploitée par l’extrême droite, qui ironise sur la naïveté du maire. Mais au-delà de ce jeu de dupes, c’est une question de valeurs qui a guidé la décision limouxine. « Notre folklore est notre bien commun, universaliste et humaniste », ont écrit les carnavaliers, refusant toute récupération politique.

Ce retrait ne va pas sans conséquences. Le Carnaval perd une subvention comprise entre 1 000 et 6 000 euros, ainsi qu’une mention dans le prochain Guide Michelin consacré aux grandes fêtes de France. Pourtant, le choix semble assumé : mieux vaut préserver l’indépendance et la dimension populaire d’une manifestation vieille de 400 ans que céder à un label désormais discrédité. En creux, l’affaire interroge sur la transparence des financements culturels, l’imbrication croissante entre argent privé et vie publique, mais aussi sur la vigilance des élus locaux. À l’heure où la politique d’influence avance masquée, le cas de Limoux fait figure d’alerte. Comment éviter que les symboles populaires ne soient instrumentalisés ? Et jusqu’où les communes peuvent-elles résister à des financements séduisants mais chargés idéologiquement ? Une certitude demeure : le Carnaval de Limoux continuera à battre au rythme de ses musiciens et de ses masques, sans avoir besoin de sceau officiel pour exister.


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SORTIR DE SA ZONE DE CONFORT : LE DÉFI POSÉ PAR L’IA

7/9/2025

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L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, UNE RÉVOLUTION QU’IL SERAIT FOLIE DE REFUSER

Certains persistent à détourner le regard, accrochés à des certitudes anciennes, effrayés par ce qu’ils ne maîtrisent pas. Pourtant, le monde avance, et l’intelligence artificielle s’impose déjà comme l’un des leviers les plus puissants de transformation de notre société. Faut-il la craindre, ou bien la saisir comme une chance unique ? Les débats enflammés masquent souvent l’essentiel : refuser l’IA, c’est refuser la modernité. Et refuser la modernité, c’est s’exclure volontairement d’un avenir qui se construit à grande vitesse.
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L’intelligence artificielle (IA) oblige à sortir de sa zone de confort.

Les faits sont implacables. L’IA n’est plus un gadget réservé aux laboratoires ou aux géants de la Silicon Valley. Elle irrigue déjà notre quotidien : recommandations culturelles sur les plateformes, médecine prédictive, optimisation des transports, traduction instantanée. Dans l’industrie, elle améliore la productivité, réduit les coûts énergétiques, permet des bonds en innovation. Dans la recherche, elle ouvre des perspectives vertigineuses, de la mise au point de nouveaux traitements à la conception de matériaux révolutionnaires. Bien sûr, des inquiétudes demeurent : perte d’emplois, atteintes potentielles aux libertés, biais algorithmiques. Mais ces risques doivent être affrontés par la régulation, pas par le repli. Se braquer contre l’IA, c’est s’interdire d’inventer les règles du jeu.

L’analyse est claire : comme toute révolution technologique, l’intelligence artificielle oblige à sortir de sa zone de confort. Elle dérange, bouscule, remet en cause. Mais elle est surtout une formidable opportunité pour imaginer une société plus novatrice, plus créative, plus efficace. La vraie question n’est pas "faut-il ou non utiliser l’IA ?", mais "comment l’utiliser au service du progrès collectif ?". À l’heure où la planète fait face à des défis majeurs – climat, santé, fractures sociales –, se priver d’un tel outil serait une faute historique. L’IA ne remplacera pas l’humain, elle augmentera ses capacités. À condition de l’accompagner, de la réguler et de la penser non comme une menace, mais comme une alliée. Ceux qui refusent cette modernité risquent de rester bloqués dans un monde qui n’existe déjà plus.


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HIP-HOP CAMP : TROIS JOURS POUR LIBÉRER LA CRÉATIVITÉ DES JEUNES

20/8/2025

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CASTELNAUDARY : LE HIP-HOP POUR RÉVEILLER LA CRÉATIVITÉ DES JEUNES

Trois jours pour apprendre à danser, peindre, se dépasser. Trois jours pour comprendre que le hip-hop n’est pas qu’un spectacle mais une culture, un langage et parfois même une seconde chance. À Castelnaudary, l’association D-Klik Crew a organisé la huitième édition de son Hip-hop Camp. L’événement, discret mais essentiel, a réuni une cinquantaine d’enfants et d’adolescents. Tous avaient un point commun : la soif de s’exprimer autrement, loin des cadres scolaires ou familiaux habituels. Une question s’impose : que cherche-t-on quand on pousse la porte d’un atelier de breakdance ou de graffiti ? Peut-être la liberté, peut-être la reconnaissance, sans doute un peu des deux.
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Les jeunes, eux, ont appris à oser, à affirmer leur style, à partager une passion collective.

Encadrés par trois figures reconnues – Kader Dehili, Virgil Candeil et Stay Fresh – les participants ont découvert l’art de la danse au sol et l’énergie brute du street art. Loin du simple divertissement, ces ateliers sont apparus comme une véritable école de vie. Discipline, respect, persévérance : autant de valeurs transmises par les intervenants, qui savent qu’une figure réussie ou une fresque terminée valent mieux que de longs discours. Les jeunes, eux, ont appris à oser, à affirmer leur style, à partager une passion collective. Dans un territoire comme Castelnaudary, où les occasions de création artistique restent limitées, le Hip-hop Camp fait figure de respiration. Et le soutien de la mairie, salué par l’association, montre que les collectivités commencent à comprendre l’intérêt d’investir dans ces pratiques urbaines.
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La suite est déjà annoncée : reprise des cours de breakdance et de new style dès le 8 septembre, et un show hip-hop en plein air le 23 août lors de la fête du cassoulet. D-Klik Crew s’impose peu à peu comme un acteur culturel incontournable du Lauragais. L’enjeu dépasse pourtant la simple animation : il interroge la place des cultures urbaines dans nos villes moyennes. Sont-elles encore perçues comme un loisir marginal ou bien comme un levier d’éducation, de lien social et d’ouverture ? À Castelnaudary, la réponse semble déjà esquissée. Le hip-hop y devient un vecteur de fierté locale et un moteur pour la jeunesse. Une manière de rappeler que l’art n’est jamais réservé aux grandes scènes, mais qu’il naît souvent, avec force et sincérité, au bas d’un cours de République.

Pour plus d’information : [email protected] ou au 06 19 07 19 73.

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Alicia BREITMAN, Journaliste indépendante 
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DU HIT MACHINE À DADJU, NARBONNE TRANSFORME SON ÉTÉ EN FERIA

19/8/2025

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DADJU, LES ANNÉES 90 ET LES BODEGAS : NARBONNE PROMET UN ÉTÉ EN ÉBULLITION


Narbonne a choisi son ambiance : populaire, festive, spectaculaire. Du 21 au 23 août, le festival Barques en Scène revient avec une programmation qui se veut à la fois grand public et audacieuse. Des tubes des années 90 portés par Charly et Lulu, à la pop urbaine de Dadju, jusqu’aux refrains décalés de La Petite Culotte, la ville met en avant un cocktail assumé : nostalgie, stars actuelles et traditions du Sud-Ouest. Le maire Bertrand Malquier et son adjointe à l’Animation, Évelyne Rapinat, parlent d’un rendez-vous « à l’esprit bodega, feria », comme pour mieux ancrer la manifestation dans la culture locale. Mais au-delà de l’affiche musicale, c’est l’idée d’un spectacle total, dans les rues comme sur scène, qui attire l’attention.
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L'objectif : transformer le cours de la République en scène à ciel ouvert, sous les yeux de milliers de spectateurs.

Tout commence le jeudi 21 août avec une soirée « Totalement 90 », clin d’œil au Hit Machine et à ses idoles : Larusso, Las Ketchup, les L5, Allan Théo, Boris, Go Culture ou encore Francky Vincent. Le lendemain, place à l’un des poids lourds du RnB français, Dadju qui s’annonce comme l’événement phare de cette édition. Enfin, samedi 23, changement de ton avec La Petite Culotte, phénomène festif qui cartonne dans les ferias du Sud. Mais Barques en Scène ne se limite pas aux concerts. Chaque soir, la ville deviendra un décor vivant : acrobates et échassiers pour un ballet céleste le jeudi, une créature articulée, mi-sirène mi-humaine, le vendredi, puis un dragon géant inédit dans les rues de Narbonne le samedi. De quoi transformer le cours de la République en scène à ciel ouvert, sous les yeux de milliers de spectateurs.

En filigrane, c’est une stratégie culturelle qui se dessine. La ville mise sur un format simple : trois soirs, trois ambiances, une fête continue jusqu’à 2 heures du matin avec bodegas et DJ en centre-ville. Objectif : élargir le public, fédérer habitants et visiteurs, tout en affirmant une identité locale forte. Mais cette orientation soulève aussi des questions : l’équilibre entre culture populaire et exigence artistique peut-il durer ? Le choix d’artistes emblématiques mais parfois jugés « légers » est-il une facilité ou une vraie volonté de coller aux envies du public ? À Narbonne, la rentrée commencera donc dans la liesse, avec cette interrogation en fil rouge : faut-il privilégier l’émotion immédiate ou chercher à bâtir une programmation qui laisse une trace plus durable ?

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William ESCORA,  Journaliste indépendant 
pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens 
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DE LA CUMBIA À LA DISCO, LA FÉRIA FAIT DANS LA DIVERSITÉ

19/8/2025

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CARCASSONNE FAIT BATTRE SON CŒUR AU RYTHME DE LA FÉRIA

Carcassonne s’apprête à vibrer. Du 28 au 31 août, la traditionnelle féria communale revient pour quatre soirées qui marqueront la fin de l’été. Entre bodegas, concerts et ambiance populaire, la ville veut retrouver ce parfum de fête qui rassemble habitants et touristes. Une promesse de musique, de convivialité et d’énergie partagée, au moment même où la rentrée pointe le bout de son nez. Mais derrière l’affiche, c’est aussi une question de territoire, d’identité et d’attractivité qui se joue.
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L’enjeu n’est pas seulement d’animer les soirées d’août, mais de donner à la ville un visage attractif et vivant.

Chaque soir, dès 19 h 30, le square André Chénier deviendra le point de départ de la fête. Jeudi 28 août, le collectif Bruja lancera les hostilités avec un cocktail métissé de cumbia et de sons andins, un mélange qui dit beaucoup de la volonté de Carcassonne d’ouvrir la féria à des influences nouvelles. Vendredi, le public changera de décor : le groupe Retro Fever replongera les spectateurs dans les années 70, époque paillettes et rythmes disco. Samedi 30, place à la jeunesse avec Romane Laurent, 17 ans à peine, révélée par The Voice Kids 9.  Dimanche enfin, le duo Eko Eko bouclera la boucle avec une pop française teintée d’accents espagnols, dans un esprit qui colle parfaitement à la culture du Sud. En parallèle, les têtes d’affiche monteront sur scène à partir de 21 h 30, assurant un équilibre entre découverte et vedettes confirmées.

Au-delà de la programmation, la féria pose une question simple : quelle fête voulons-nous ? Le choix de Carcassonne semble clair. Offrir un espace à la fois accessible, familial et festif, où se croisent générations et horizons musicaux. L’enjeu n’est pas seulement d’animer les soirées d’août, mais de donner à la ville un visage attractif et vivant. Pourtant, ce modèle peut-il durer sans se réinventer ? La diversité des styles suffit-elle à satisfaire un public de plus en plus exigeant ? Cette féria 2025, avec ses accents à la fois populaires et audacieux, sera peut-être le laboratoire d’une nouvelle manière de faire vivre la tradition. Reste à savoir si Carcassonne saura transformer l’essai.

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Alicia BREITMAN,  Journaliste indépendante 
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LES LÉZIVALES : ENTRE FÊTE POPULAIRE ET RÉALITÉS LOCALES

9/8/2025

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LÉZIGNAN-CORBIÈRES EN FÊTE : LISA CORTES, LE MAIRE ET LA MUSIQUE FACE AUX ÉPREUVES

À Lézignan-Corbières, l’été bat son plein. Ce soir-là, les rues se sont remplies d’animations, les rires se sont mêlés aux notes de guitare, et la scène des Lézivales a vibré au son de Mickael Jones. Au milieu de cette ambiance festive, une jeune artiste locale attire les regards : Lisa Cortes, petite prodige promise à un bel avenir. Pour couvrir cet événement, l’équipe de C11.MEDIA avait rendez-vous sur place. Mais au-delà du spectacle, c’est un moment de rencontre et de partage avec le maire, Gérard Forcada, qui a donné une dimension plus profonde à la soirée.
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Gérard Forcada a parlé avec chaleur de l’importance de ces rendez-vous culturels à Lézignan-Corbières

L’entretien, réalisé en direct, a révélé un élu attentif, soucieux de conjuguer célébration populaire et soutien concret aux artistes locaux. Gérard Forcada a parlé avec chaleur de l’importance de ces rendez-vous culturels pour maintenir un lien fort entre la municipalité et la population. Les Lézivales, a-t-il rappelé, ne sont pas qu’un festival : elles incarnent une identité, une fierté collective et un engagement à préserver la vitalité du centre-ville. L’édition accueillant Mickael Jones n’a pas dérogé à la règle : un public fidèle, une atmosphère conviviale, et l’occasion pour des talents émergents comme Lisa Cortes de se produire devant un large auditoire. Mais le maire n’a pas éludé les ombres au tableau : interrogé sur les récents feux de forêt dans l’Aude, il a exprimé sa solidarité envers les sinistrés et salué le courage des pompiers. Un rappel que, même dans la liesse, la réalité impose ses drames et ses défis.

Ce soir-là, la musique et la parole publique ont trouvé un terrain commun : celui de la résilience et de la proximité. L’élu a montré qu’un maire peut être à la fois un organisateur de fêtes et un témoin lucide des difficultés de son territoire. L’événement illustre un paradoxe familier : faut-il mettre en avant la joie collective en période d’épreuves, ou au contraire, la tempérer par la gravité des enjeux ? À Lézignan-Corbières, la réponse semble être dans l’équilibre : célébrer pour se rassembler, tout en restant conscient que la culture, loin d’être un simple divertissement, est aussi un ciment social et un acte de résistance face aux épreuves.

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Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant 
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IMAGES VOLÉES PAR C11.MEDIA : « ALLONS DANSER », LE PARI FOU DE LISA CORTES

8/8/2025

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LISA CORTES PRÉPARE UN TUBE POUR FAIRE DANSER TOUTE LA FRANCE

Elle a le sourire discret des artistes qui savent qu’ils tiennent quelque chose. Avec Allons danser, sa toute dernière création, Lisa Cortes s’apprête à franchir un cap décisif. En exclusivité, nous avons pu écouter le titre et même « voler » quelques images de sa réalisation. Rythme entraînant, refrain accrocheur, arrangements léchés : tout y est pour séduire un large public. Prévu pour sortir en septembre, le morceau bénéficiera d’une programmation ambitieuse, couvrant à la fois les radios FM, les web radios et plusieurs grands médias nationaux. Pour Lisa, c’est bien plus qu’une chanson : c’est le point de départ d’une aventure musicale d’une autre dimension.
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Ce mois de septembre pourrait marquer un tournant majeur pour sa carrière.

Le choix de ce titre n’a rien d’anodin. Derrière son invitation festive, Allons danser cache une volonté claire : s’installer durablement dans le paysage musical français. Lisa a travaillé chaque détail. Elle sait que, pour se faire une place dans un marché saturé, il ne suffit plus d’avoir une belle voix. Il faut une identité sonore, une mélodie qui reste, et une stratégie solide de diffusion. L’artiste a donc mobilisé son réseau, peaufiné la production et anticipé la promotion. L’objectif est simple mais ambitieux : toucher le cœur et les oreilles du plus grand nombre dès les premières semaines de diffusion.

Ce lancement soulève une question : à l’heure où les plateformes et les réseaux sociaux dictent le tempo des carrières, un titre comme Allons danser peut-il vraiment percer par les circuits traditionnels ? Lisa, elle, croit à la complémentarité. Elle mise à la fois sur l’ancrage médiatique classique et sur la viralité numérique. Si le pari réussit, ce mois de septembre pourrait marquer un tournant majeur pour sa carrière. Si l’essai échoue, elle en tirera des leçons pour ajuster sa trajectoire. Mais une chose est certaine : dans un univers où tout va vite, Lisa Cortes a choisi de ne pas attendre que la chance frappe. Elle frappe elle-même à la porte du grand public, avec un titre prêt à faire danser la France entière.

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FESTIVAL NAVA : QUAND L’ART SERT LES INTÉRÊTS D’UN CLAN POLITIQUE

2/8/2025

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LIMOUX : LE FESTIVAL NAVA DÉRAPE, QUAND LA CULTURE FLIRTE AVEC LA PROPAGANDE POLITIQUE

Quand la culture devient le bras armé de la communication politique, la frontière entre art et stratégie électorale s’efface dangereusement. À Limoux, le Festival des Nouveaux Auteurs (NAVA), porté par Jean-Marie Besset, soulève de plus en plus de questions. D’abord pour la surexposition médiatique dont il bénéficie — pas moins de cinq à six articles dans la presse quotidienne régionale en quelques jours — ensuite pour sa proximité évidente avec les cercles du pouvoir local. Subventionné à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros par les collectivités, NAVA n’est plus seulement un rendez-vous artistique : il devient un outil d’influence à l’approche des élections municipales.
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Que vient faire la promotion d’un événement culturel dans un lieu de culte ?

Car la mise en scène ne se limite pas aux planches. Dans les coulisses, c’est tout un système qui se joue. Des élus locaux omniprésents, des discours convenus remerciant “le travail formidable de Pierre DURAND et sa municipalité”, une glorification à peine voilée de maire en place, figure centrale de l’exécutif local. Sur scène, les spectacles portent une touche artistique réelle ; en dehors, le discours devient pesant. Le public applaudit, les projecteurs crépitent, mais l’arrière-plan politique s’invite insidieusement. Plus troublant encore : l’épisode du 27 juillet à l’église Saint-Martin, en plein cœur de Limoux. Alors que la messe dominicale venait de s’achever, Jean-Marie Besset interrompt la sortie des fidèles pour promouvoir son festival depuis l’autel même. Stupéfaction dans l’assistance. “Il se prend pour qui, celui-là ?” s’indigne un pratiquant régulier. Une autre, choquée, ajoute : “Et pourquoi pas un concert de Jul ou Dieudonné pendant qu’on y est ?” Ce mélange des genres — sacré et culturel, spirituel et politique — a de quoi interroger. Et déranger.

Le malaise est palpable. Que vient faire la promotion d’un événement culturel dans un lieu de culte, sans aucune autorisation ecclésiale connue ? À qui sert cette prise de parole impromptue, sinon à renforcer l’image d’un festival et de ses relais politiques à l’approche du grand rendez-vous électoral de mars ? NAVA, à l’origine, devait mettre en lumière de jeunes talents et proposer une offre artistique audacieuse. Mais aujourd’hui, il devient le miroir d’un système où la culture est instrumentalisée pour consolider une image, flatter un électorat, préparer une succession. Oui, la culture est un levier d’émancipation. Mais elle n’est pas là pour devenir un levier de réélection. Ce qui s’est produit à Limoux est le symptôme d’une confusion préoccupante : celle d’une démocratie locale qui se maquille en théâtre, avec toujours les mêmes acteurs dans les rôles principaux. Et un public qui n’a plus vraiment voix au chapitre.

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LISA CORTES À MALVES ? LA RUMEUR SE CONFIRME POUR UNE SOIRÉE PAS COMME LES AUTRES

30/7/2025

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FÊTE EN RYTHME À MALVES : UN CONCERT, UNE SURPRISE ET TOUT UN VILLAGE EN FUSION

Ce samedi 2 août 2025, Malves-en-Minervois vibrera bien au-delà de ses ruelles tranquilles. À l’occasion de sa fête locale, ce village de l’Aude, niché à quelques kilomètres de Carcassonne, accueillera un événement festif qui s’annonce aussi chaleureux que musical. En tête d’affiche : le groupe Chris and Co, connu pour ses shows dynamiques mêlant reprises de chansons des années 80 et ses compositions originales. Mais ce n’est pas tout. Une surprise exclusive annoncée par C11.MEDIA devrait faire basculer la fin de soirée dans une autre dimension : la présence de Lisa Cortes, et peut-être, selon nos informations, l’interprétation de son tout dernier titre « ENFER » – celui que certains appellent déjà « le tube de l’été ».
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Elle devrait interpréter en exclusivité son nouveau single.

Dès 18 h, les enfants ouvriront le bal avec des jeux en plein air, pendant que la buvette animera les premières conversations autour d’un verre. À 19h30, la mairie offrira un apéritif à tous les participants, un geste simple mais qui traduit l’esprit de convivialité locale. Puis, à 20h30, place au repas – sur réservation uniquement – avant le clou de la soirée : le concert de Chris and Co, à partir de 21 h. Un groupe déjà bien implanté dans le paysage régional, habitué des scènes de plein air, et qui sait embarquer toutes les générations avec un répertoire festif, dansant, souvent teinté de reprises revisitées.

Mais l’annonce en coulisses, relayée avec discrétion par C11.MEDIA, pourrait bien créer la surprise de la soirée. Lisa Cortes, artiste montante de la scène pop francophone, serait présente à Malves. Sauf revirement de dernière minute, elle devrait interpréter en exclusivité son nouveau single. Une bonne nouvelle pour les organisateurs et un cadeau pour les fans. Si les pronostics se confirment, il s’agirait d’un titre calibré pour les radios, prêt à inonder les playlists de la rentrée. Une opération bien pensée, mêlant stratégie médiatique et ancrage local, où un petit village devient, le temps d’une soirée, le centre d’un événement culturel inattendu
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Au-delà de l’ambiance et des paillettes, cette fête pose une question simple et profonde : que reste-t-il aujourd’hui des fêtes de village ? Trop souvent désertées ou banalisées, elles perdent parfois leur sens premier. Mais à Malves, le pari est réussi : mixer la chaleur humaine, le partage intergénérationnel et une programmation audacieuse. En faisant venir Lisa Cortes tout en mettant en avant les talents locaux, la commune prouve qu’il est possible de marier tradition et modernité, sans trahir l’âme de la ruralité. 

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LES VOIX DU FUTUR SE FORMENT DERRIÈRE LA CAMÉRA

26/7/2025

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À CASTELNAUDARY, DES JEUNES FILMENT LEUR MONDE POUR MIEUX LE COMPRENDRE

Ils ont entre 13 et 21 ans. Ils sont six, parfois timides, souvent audacieux, toujours curieux. Depuis le 21 juillet, à la médiathèque de Castelnaudary, ces jeunes ont troqué leurs téléphones portables pour des caméras, et leurs stories éphémères pour un projet bien plus ambitieux : raconter la réalité à travers un documentaire. Pour la première fois, un atelier cinéma d’un nouveau genre leur propose de passer de l’autre côté de l’écran. De l’écriture à la réalisation, tout est entre leurs mains. Objectif : faire entendre leur voix, leur regard sur le monde, en toute sincérité.
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Un atelier encadré par Denys Clabaut, coordinateur culturel, et Elie Séonnet, documentariste aguerri.

Cet atelier, organisé par la communauté de communes Castelnaudary Lauragais Audois et le cinéma Véo, s’inscrit dans le programme régional "Les Ateliers du Voir", soutenu par la DRAC et Occitanie Films. Deux encadrants les accompagnent : Denys Clabaut, coordinateur culturel, et Elie Séonnet, documentariste aguerri. La première étape a été celle de la réflexion. Qu’est-ce qu’un documentaire ? À quoi sert-il ? Comment capte-t-on une vérité sans trahir ceux qu’on filme ? Les jeunes ont visionné plusieurs formats – animés, silencieux, narratifs – avant de choisir le leur. Chaque jour, ils ont appris à cadrer, structurer un récit, éviter les pièges. Et surtout : se faire confiance.

Leurs projets en disent long sur leurs préoccupations. Léa veut filmer des agriculteurs privés de relève. Léo veut lever le rideau sur les coulisses du théâtre. Coralie, elle, rêve de parler de sa sœur devenue kiné. Léonie s’intéresse au rugby féminin, Manon au pouvoir salvateur de la lecture, Sarah au sport comme outil de résilience psychique. Santé mentale, avenir agricole, féminisme, art et transmission : les thématiques sont fortes, actuelles, puissantes. Vendredi 25 juillet, chaque participant présentera son idée devant un jury. Le projet retenu sera tourné à la Toussaint avec un professionnel, avant d’être projeté lors du Festival Cinéma d’Ici, du 24 au 28 septembre.

Au-delà de la technique, cet atelier révèle quelque chose de plus fondamental : le besoin des jeunes de raconter ce qu’ils vivent, ce qu’ils ressentent, ce qu’ils observent. "Ils ont cette lucidité, cette honnêteté qui fait la force du documentaire", confie Marie-Andrée Averseng, directrice du Pôle Petite Enfance, Jeunesse et Inclusion. Ce projet est une promesse. Celle d’une jeunesse qui regarde le monde sans naïveté, mais avec l’envie farouche de mieux le comprendre, et peut-être même de le changer. À Castelnaudary, cet été, les apprentis cinéastes sont aussi, déjà, des citoyens en éveil.

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L’ARTISTE SANDRA ORTU APPELLE À UNE PRISE DE CONSCIENCE

26/7/2025

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SOUTENIR NOS ARTISTES LOCAUX : LE COUP DE GUEULE QUI FAIT DU BRUIT

Ce matin, Sandra Ortu n’a pas mâché ses mots. Depuis ses réseaux sociaux, la chanteuse a poussé un cri du cœur aussi sincère que nécessaire. Son message ? Un appel à la solidarité pour les artistes indépendants, ceux qui se battent dans l’ombre, souvent sans moyens, mais avec un courage hors norme. « Aidez les artistes de votre ville, même s’ils ne sont pas connus, même s’ils ne ramènent pas du monde », écrit-elle, exaspérée. Et son ras-le-bol résonne bien au-delà de son cercle.
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Ortu dénonce la jalousie, la cruauté des commentaires, la difficulté d’oser s’exposer publiquement.

Monter sur scène, composer, se produire, exister dans un univers saturé : l’engagement artistique n’a jamais été aussi exigeant. En région comme en centre-ville, de nombreux créateurs peinent à se faire une place. Ils organisent leurs propres concerts, autoproduisent leurs albums, communiquent sur leurs réseaux avec des moyens dérisoires. Et pourtant, leur talent est réel, leur démarche sincère. Le problème ? L’indifférence. Une forme de mépris social pour ceux qui n'ont ni attaché de presse, ni fanbase massive. Ortu dénonce aussi la jalousie, la cruauté des commentaires, la difficulté d’oser s’exposer publiquement sans être immédiatement jugé. Et elle pose une question simple : pourquoi est-ce si difficile de soutenir ceux qui essaient, ici, chez nous ?

Ce coup de gueule met en lumière un paradoxe cruel : on célèbre la diversité culturelle, mais on oublie ceux qui la portent au quotidien. Il ne s’agit pas seulement d’argent. Aller à un concert local, partager une publication, acheter un t-shirt ou un EP, c’est déjà beaucoup. Cela change une trajectoire, crée un élan. Ces artistes n’attendent pas la gloire, mais de la reconnaissance. Ils sont les battants de notre tissu culturel, les semeurs de liens humains, là où l’algorithme écrase tout. Et ce soutien, qui ne coûte souvent rien, pourrait faire toute la différence. À l’heure où les géants du divertissement uniformisent l’offre, la véritable originalité se niche peut-être dans une salle des fêtes, un bar-concert ou un post Facebook peu liké. Et si l’on commençait par regarder autour de soi ?

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QUAND LA CULTURE CORÉENNE INSPIRE UN JEUNE ARTISTE AUDOIS

23/7/2025

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DU CABARDÈS À LA CORÉE : MATEO PARK, L’AUDACE D’UN JEUNE ARTISTE HORS DES CODES

Faut-il fuir les sentiers battus pour faire entendre sa voix ? À 19 ans, Matéo Park a choisi de tout quitter : son petit village du Cabardès, ses repères, sa zone de confort. Objectif ? Vivre son rêve d’artiste, affranchi des standards musicaux européens. Là où d’autres cherchent la notoriété sur les réseaux, lui prend la mer, direction la Corse du Sud. Là-bas, il affine ses armes : chant, danse, rencontres. Et surtout, il se forge une identité artistique nourrie d’un imaginaire inattendu — celui de la culture coréenne. Un choix audacieux, déroutant, assumé.
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Issu d’une ruralité souvent éloignée des grands circuits culturels, Matéo incarne une génération qui ne veut plus attendre. Ni validation, ni permission. En Corée, il suit une formation rigoureuse : cours de technique vocale, travail scénique, immersion dans un univers artistique international. Prés de Séoul, il croise d’autres passionnés. Chanteurs, danseurs, compositeurs. C’est là qu’il découvre l’impact, la précision et la richesse narrative des créations coréennes. Mais pas question de copier la K-pop : Mateo s’approprie cette esthétique, l’adapte à son histoire. Il y mêle ses racines occitanes, sa sensibilité, sa langue. De ce métissage naît bien des surprises. « Dis-le moi », est son premier titre. Une ballade épurée, entre confidence et mélancolie. Un essai prometteur, à rebours des formats calibrés.

Son retour dans l’Aude n’est pas un repli. C’est un acte fondateur. Il revient chargé d’idées, avec l’envie de partager. Avec sa voix douce et posée, il défend une vision du monde où les frontières culturelles s’estompent, où l’inspiration naît de l’altérité. Mais comment faire vivre cette singularité ici, dans un territoire peu exposé ? Comment faire accepter une culture souvent caricaturée ou réduite à ses succès commerciaux ? Matéo répond par la création. Il prépare plusieurs surprises pour la rentrée. Peut-être un EP, sans doute des collaborations. Rien est dit. Il en garde scrupuleusement le secret. Malgré tout, à notre micro, il nous confie son envie de relier les gens, de « faire de sa musique et de son village du cabardès, un point d’écoute, pas un point d’oubli ».

Le parcours de Matéo Park interroge notre rapport à la culture, à la jeunesse, à la différence. Son engagement artistique, discret mais radical, dit beaucoup d’une époque où l’on cherche à exister autrement. Ni en rupture, ni en imitation. En réinvention. Il rappelle que l’art peut émerger de n’importe où — pourvu qu’on lui laisse le droit de naître. Alors, faut-il encore monter à Paris pour être écouté ? Ou peut-on faire résonner une voix du Cabardès jusqu’à Séoul ? À sa manière, Matéo répond déjà. Et il n’a pas fini de chanter et faire chanter : Dis-le moi !

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SOIRÉES D’EXCEPTION AU CŒUR DE LA CITÉ MÉDIÉVALE

23/7/2025

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L’HÔTEL DE LA CITÉ RÉINVENTE L’ÉTÉ À CARCASSONNE : QUAND LE PATRIMOINE SE MET EN SCÈNE

Dans la torpeur des soirées d’été, Carcassonne s’offre une respiration culturelle inédite. Du 3 juillet au 23 août 2025, les jardins de l’Hôtel de la Cité s’animent trois soirs par semaine dans une atmosphère à la fois feutrée et électrisante. Gratuit, accessible à tous, ce rendez-vous estival invite à une redécouverte du patrimoine sous un autre jour, à mi-chemin entre élégance historique et effervescence artistique. Alors que nombre d’événements estivaux jouent la carte de la surenchère, ici, le pari est différent : créer l’exception dans la simplicité, et faire vibrer les vieilles pierres sans jamais les trahir.
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Chaque jeudi, vendredi et samedi soir, les jardins de l’Hôtel de la Cité accueillent des artistes incroyables.
Derrière cette initiative, il y a plus qu’un simple programme musical. Il y a une volonté affirmée : réconcilier tourisme culturel, hospitalité locale et création contemporaine. Depuis le 3 juillet, chaque jeudi, vendredi et samedi soir, les jardins de l’Hôtel de la Cité accueillent des artistes venus d’horizons variés – comme @djjanoz (24 juillet), @IndianaCarsin (25 juillet) ou encore @EzraHesper (26 juillet) – dans un format volontairement intime, limité à deux heures, de 19h30 à 22h. Pas de scène monumentale, pas de barrières, pas de réservation : l’entrée est libre et l’ambiance volontairement détendue. Le public s’installe au gré des tables, grignote des assiettes gastronomiques et laisse la musique s’immiscer dans le décor médiéval. Le contraste est saisissant : entre les remparts chargés d’histoire et les notes électro ou jazzy, une alchimie singulière opère. L’Hôtel de la Cité, joyau de l’hôtellerie carcassonnaise, fait ainsi bien plus qu’ouvrir ses portes : il décloisonne les usages, brouille les frontières entre luxe et partage, patrimoine et modernité.
Faut-il y voir un modèle de ce que pourrait être une nouvelle saison culturelle pour les villes patrimoniales ? L’exemple de l’Hôtel de la Cité soulève une question essentielle : comment donner un second souffle à des lieux souvent figés dans leur seule valeur touristique ? Ici, la réponse est pragmatique mais inspirante. En associant une offre accessible, une programmation de qualité et un site d’exception, l’événement transforme le tourisme passif en expérience vivante. Le succès de la première semaine laisse peu de place au doute : la formule séduit. Mais encore faudra-t-il maintenir cette exigence artistique et ce respect du lieu dans la durée. Car si Carcassonne veut continuer à attirer sans se dénaturer, elle devra multiplier ce type d’initiatives : sobres, locales, et profondément humaines.

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Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant 
pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens 
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Rédaction : Press’K - Tous droits réservés
Crédit photographique : DR, L'hôtel de la Cité, Buzee Prod 2025

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SOUS LES ÉTOILES DE PORT-LEUCATE, UNE REINE EST NÉE

22/7/2025

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LOLA PINHO COURONNÉE MISS AUDE 2025 : UNE ÉTOILE EST NÉE À PORT-LEUCATE

Jeudi 17 juillet, le front de mer de Port-Leucate s’est transformé en véritable podium à ciel ouvert. Sous les projecteurs et les applaudissements, neuf jeunes femmes se sont élancées, rêve en tête et talons assurés, pour tenter de décrocher le titre convoité de Miss Aude 2025. Et c’est Lola Pinho, 24 ans, originaire de Montredon-des-Corbières, qui a séduit le jury et le public réunis sur la place Jean-Yves Cousteau. Une victoire éclatante, fruit d’un parcours soigné et d’une présence affirmée. Mais derrière les paillettes, c’est tout un pan de la vie locale et de l’identité territoriale qui s’est joué.
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À 24 ans, elle incarne une génération de jeunes femmes conscientes, engagées.

Organisée sous l’égide du Comité Miss Languedoc pour Miss France, la soirée a rassemblé plusieurs figures du monde des concours : Miss Languedoc 2024 Jade Benazech, la locale de l’étape, était là pour transmettre le flambeau. À ses côtés, Miss Rhône-Alpes 2024, Alexia Couly, ou encore Léna Stachurski, Miss Languedoc 2015, ont offert une touche d’expérience et de glamour à l’événement. La scène, rythmée par des prestations musicales de Kyara et de la revue Diams, a offert un vrai spectacle, ponctué par le défilé final en robe de soirée signé Isabelle Dupéré. Mais au-delà du show, l’enjeu était clair : sélectionner celle qui portera les couleurs du département à la demi-finale régionale du concours Miss Languedoc, prévue le 26 juillet à Montpellier.

Lola Pinho n’est pas une débutante. À 24 ans, elle incarne une génération de jeunes femmes conscientes, engagées, à l’aise avec les codes du concours mais aussi avec les défis de leur époque. Sa victoire s’inscrit dans une dynamique où l’élection de Miss Aude ne se limite plus à une simple question de beauté. Il s’agit aussi de porter une image, une voix, un territoire. C’est une mise en lumière de la jeunesse audoise, trop souvent invisible dans les grands récits nationaux. Derrière elle, Stella Sauze (1re dauphine, 22 ans, de Caves) et Daphné Roux (2e dauphine, 20 ans, de Villegailhenc) complètent un trio prometteur, reflet d’une diversité géographique et humaine qu’il est rare de voir réunie.

Mais faut-il encore accorder de l’importance à ces concours dans une société en quête d’égalité, d’authenticité, et souvent critique face aux normes de représentation ? Si le débat revient régulièrement, force est de constater que ces événements restent populaires, ancrés dans les territoires et attendus par une partie du public. Ils évoluent, aussi. L’époque des concours figés dans une beauté stéréotypée semble reculer. Les prises de parole des candidates, les parcours variés, les engagements personnels valorisés montrent une autre réalité : celle d’un concours en mutation. Lola Pinho, par sa prestance et son naturel, incarne sans doute cette transition.

Dans quelques jours, elle portera l’écharpe de Miss Aude à Montpellier, et peut-être à Alès pour l’élection de Miss Languedoc. Loin d’être anecdotique, ce parcours dit quelque chose d’un territoire qui veut croire en son avenir, qui donne à sa jeunesse l’occasion de briller. À elle désormais de faire rayonner l’Aude, sans artifice inutile, mais avec l’élégance d’une génération qui revendique sa place sans détour.

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William ESCORA, Journaliste indépendant 
pour C11 .MEDIA et La Voix des Citoyens 
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