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APRÈS LA MARCHE CONTRE L’EXTRÊME DROITE, LES SYNDICATS DANS LE VISEUR DU MAIRE RN Le conflit est désormais ouvert. Et il dépasse largement la simple question de locaux municipaux. À Carcassonne, la décision du maire RN Christophe Barthès de retirer des locaux municipaux à plusieurs organisations syndicales provoque une vive tension politique et sociale. En face, les syndicats concernés dénoncent une « mesure de rétorsion politique » et promettent de ne pas céder. Tout part du conseil municipal du 30 avril dernier. En fin de séance, Christophe Barthès annonce son intention de ne plus mettre à disposition des locaux communaux aux syndicats ayant participé à la marche contre l’extrême droite organisée le 29 avril par le collectif Nous Carcassonne. Sont directement visés : la CFDT, Sud Solidaires, la CGT et la FSU. Une annonce qui a immédiatement déclenché la colère des organisations concernées. Mardi 5 mai, le syndicat Sud Solidaires organisait une conférence de presse dans ses locaux du boulevard Jean-Jaurès, occupés depuis une quinzaine d’années. Pour les représentants syndicaux, cette décision municipale constitue une attaque directe contre les libertés syndicales.
« On ne se laissera pas intimider », préviennent Jean-Michel Monnet, de Sud Éducation, et Franck Hasslauer, de Sud PTT. Les responsables rappellent que ces locaux ne représentent pas une charge pour la collectivité. « Nous payons l’eau, l’électricité, internet, les assurances et nous faisons nous-mêmes le ménage », soulignent-ils. Dans cet immeuble partagé avec l’Unsa et la CFE-CGC, les permanences syndicales accueillent régulièrement des salariés en difficulté. Au-delà de l’activité syndicale classique, Sud Solidaires rappelle également qu’un membre du syndicat travaille avec l’association Le Hérisson, spécialisée dans l’aide aux personnes confrontées au surendettement. Depuis 2016, plusieurs centaines de personnes auraient ainsi été accompagnées dans ces locaux. Pour les syndicats, l’enjeu dépasse donc la seule question immobilière. « S’attaquer aux syndicats, c’est s’attaquer aux travailleurs », résument-ils. En coulisses, la riposte s’organise déjà. Le bureau national de Solidaires a été saisi et étudie les recours juridiques possibles. Parallèlement, plusieurs unions locales de syndicats, y compris hors du département, ont fait connaître leur soutien. Le climat s’est encore tendu avec l’entrée en scène de la CGT. L’organisation a lancé une pétition en ligne afin de conserver les locaux de la Bourse du travail, occupés depuis près de 89 ans. En quelques jours, plus de 2 300 signatures ont été recueillies. Dans le texte accompagnant cette pétition, la CGT rappelle le rôle historique de la Bourse du travail : « un lieu de rassemblement, de formation, d’émancipation et de défense des travailleurs ». Le syndicat s’appuie également sur un courrier adressé le 4 mai par la mairie. Dans ce document, Christophe Barthès annonce son intention de « résilier l’occupation sans titre » des locaux situés rue Voltaire. Le maire rappelle que l’occupation d’un bien communal doit reposer sur « un titre régulier, précaire et révocable ». La municipalité laisse toutefois une porte ouverte. La commune se dit disposée à examiner une éventuelle acquisition du bâtiment pour un montant de 300 000 euros. Une proposition accueillie avec ironie par plusieurs responsables syndicaux. Au-delà de la bataille juridique qui semble désormais inévitable, cette affaire révèle surtout une fracture politique profonde. Depuis plusieurs mois, le climat local se tend autour des questions idéologiques et du positionnement du RN à la tête de la ville. Pour les syndicats, cette décision constitue une sanction politique liée à leur participation à une manifestation contre l’extrême droite. Pour la mairie, il s’agit d’une remise en conformité administrative concernant l’occupation de bâtiments municipaux. Deux lectures radicalement opposées. Et un affrontement qui pourrait rapidement dépasser les frontières carcassonnaises. Car cette affaire touche à un sujet sensible : celui de la place des syndicats dans l’espace public et de leur relation avec les collectivités locales. Jusqu’où une municipalité peut-elle aller dans ses décisions sans être accusée d’atteinte aux libertés syndicales ? Et inversement, les syndicats peuvent-ils considérer ces locaux comme définitivement acquis au nom de leur histoire locale ? À Carcassonne, le bras de fer ne fait que commencer. Et personne, aujourd’hui, ne semble prêt à reculer. ____________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Le portail : https://c11.media 🎬 La chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 La radio : https://radio.c11.media ✍️ Donnez votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castel, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci COMMENT ÉDOUARD JORDAN EST DEVENU DÉPUTÉ SANS PASSER PAR UNE ÉLECTION DIRECTE Pendant longtemps, son nom circulait surtout dans les coulisses de la politique audoise. Peu connu du grand public, mais déjà identifié dans les appareils partisans locaux, Édouard Jordan avançait discrètement. Sans éclat médiatique. Sans victoire électorale majeure non plus. Aujourd’hui pourtant, le voilà député de la première circonscription de l’Aude sous l’étiquette du Rassemblement national. Une ascension rapide, révélatrice d’un bouleversement politique bien plus large dans le département. Car derrière le parcours d’Édouard Jordan se dessine une recomposition profonde de la droite locale. Celle d’anciens cadres LR glissant progressivement vers la galaxie RN. Celle aussi d’une nouvelle génération politique qui ne passe plus forcément par les urnes pour émerger, mais par les réseaux, les alliances et les appareils. Né à la fin des années 1980, Édouard Jordan entre en politique très jeune. Dès 2007, il rejoint les Jeunes UMP. Patient, méthodique, il gravit peu à peu les échelons internes. Référent local, responsable départemental adjoint, puis cadre des Républicains dans l’Aude, il construit son parcours loin des grands plateaux télévisés mais au plus près des structures partisanes. En 2021, il franchit un cap important. Il succède à Michel Py comme secrétaire départemental des Républicains dans l’Aude. Une promotion qui confirme alors sa place dans la droite traditionnelle locale. À cette époque, il se présente encore comme un homme de rassemblement, attaché aux valeurs classiques de la droite républicaine.
Parallèlement, il occupe le poste stratégique de directeur général des services de la commune de Quillan. Une fonction administrative qui lui permet d’acquérir une connaissance fine des rouages territoriaux et institutionnels. Mais entre 2023 et 2024, la rupture politique devient inévitable. Son rapprochement avec le RPR lancé par Franck Allisio provoque des tensions explosives chez LR. Officiellement présenté comme une structure gaulliste, ce nouveau RPR est perçu par beaucoup comme une passerelle vers le Rassemblement national. En février 2024, la sanction tombe : Édouard Jordan est exclu des Républicains. Une exclusion qui marque symboliquement la fin du vieux cordon sanitaire entre une partie de la droite locale et l’extrême droite. L’intéressé ne recule pas. Au contraire. Il devient président départemental du RPR dans l’Aude, puis secrétaire régional Occitanie en 2025. Surtout, il se rapproche de plus en plus de Christophe Barthès. Les deux hommes affichent désormais une alliance politique assumée. Lors des municipales de 2026 à Carcassonne, Édouard Jordan apparaît sur la liste “Demain Carcassonne”. Puis vient le véritable tournant. Après l’élection de Christophe Barthès à la mairie de Carcassonne et son départ de l’Assemblée nationale, Jordan devient automatiquement député de la première circonscription de l’Aude en qualité de suppléant. Et c’est là que le débat politique commence réellement. Car si le nouveau député s’affiche désormais ouvertement sous les couleurs du RN, certains observateurs rappellent qu’il n’a jamais été élu directement par les électeurs à une fonction exécutive majeure. Sa nomination parlementaire découle avant tout du mécanisme du suppléant. Une situation parfaitement légale, mais politiquement discutée. Autre élément relevé par ses détracteurs : Édouard Jordan s’était longtemps montré prudent dans sa communication publique sur son engagement réel auprès du Rassemblement national. Avant son rapprochement officiel avec Christophe Barthès et le RPR, il évitait généralement de se présenter comme militant RN à part entière. Une prudence interprétée par certains comme une stratégie politique progressive destinée à accompagner le réalignement d’une partie de la droite audoise. Ses soutiens défendent au contraire un homme loyal, travailleur et organisé. Ils mettent en avant sa fidélité politique, sa connaissance des collectivités locales et son sens des dossiers. Pour eux, Jordan représente cette nouvelle génération de cadres capables d’accompagner la montée en puissance du RN dans les territoires. Ses opposants voient plutôt un homme d’appareil ayant su exploiter les fractures de la droite classique pour accélérer sa carrière politique. Ils dénoncent une progression davantage construite sur les réseaux et les alliances que sur une véritable confrontation électorale personnelle. Une chose est certaine : le parcours d’Édouard Jordan dépasse désormais sa seule personne. Il raconte quelque chose de beaucoup plus profond dans l’Aude. Celui d’une droite traditionnelle qui se fracture, d’anciens repères politiques qui disparaissent et d’un Rassemblement national qui, élection après élection, étend son influence jusque dans les institutions locales et parlementaires. Reste désormais une question essentielle : le nouveau député saura-t-il transformer cette ascension politique en véritable légitimité populaire sur le terrain ? Car en politique, obtenir un mandat est une étape. Convaincre durablement les électeurs en est une autre. ____________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Notre portail : https://c11.media 🎬 Notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Avis : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castelnaudary, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CHRISTOPHE BARTHÈS ET JEANNE D’ARC : HOMMAGE RÉPUBLICAIN OU CLIN D’ŒIL AU FN ? À Carcassonne, une cérémonie peut parfois devenir un marqueur politique. Derrière l’hommage officiel rendu à Jeanne d’Arc, annoncé pour ce dimanche 10 mai sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel, c’est une autre bataille qui semble désormais se jouer : celle des symboles, de leur interprétation et de leur utilisation dans le débat public local. Le 4 mai dernier, la Ville de Carcassonne publiait sur sa page Facebook un message solennel invitant les habitants à participer à la “Fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme”. Un rendez-vous présenté comme un moment “de mémoire et d’unité”, en présence d’élus, d’associations d’anciens combattants, de porte-drapeaux, de l’Harmonie municipale et des Chœurs de Carcassonne. Sur le papier, rien d’illégal ni même d’inhabituel. Jeanne d’Arc fait officiellement partie des figures célébrées par la République française depuis une loi de 1920. Chaque deuxième dimanche de mai, une fête nationale lui rend hommage. Mais à Carcassonne, le contexte politique donne à cette initiative une résonance particulière. Car depuis l’arrivée à la mairie de Christophe Barthès et de la majorité Rassemblement National, chaque geste symbolique semble observé à la loupe. Et cette cérémonie n’échappe pas à la règle. Dans une missive sans équivoque, le colonel Jacques Février, figure respectée du monde combattant local, a clairement pris ses distances avec l’événement. “Malgré toute la haute considération que je porte à Jeanne d’Arc, elle n’est pas la sainte patronne des anciens combattants”, écrit-il. Avant de préciser que le Comité d’Entente, les associations d’anciens combattants et leurs emblèmes ne participeront pas à cette commémoration. Le message est sobre. Mais politiquement fort. D’autant plus qu’il soulève une autre question : celle de la multiplication des cérémonies mémorielles. “Si on veut réduire à bon escient un certain nombre de cérémonies — 162 pour 2025 — en créer d’autres ne me semble pas opportun”, ajoute-t-il. Autrement dit : pourquoi ajouter un rendez-vous supplémentaire dans un calendrier déjà chargé ? Et surtout, pourquoi celui-ci ? Sur les réseaux sociaux, les réactions n’ont pas tardé. Fidèle à son ton ironique, l’ancien député-maire de Carcassonne, Jean-Claude Perez, s’est lui aussi emparé du sujet. “Enfin ! Jeanne d’Arc est de retour sur le parvis de la cathédrale…”, écrit-il avec sarcasme, moquant une mise en scène qu’il juge excessive. Mais c’est surtout sa seconde publication qui a marqué les esprits. “Jeanne d’Arc a chassé les Anglais du territoire français. Nous Carcassonnais, en 2026, nous voulons davantage d’anglais”, écrit-il, faisant référence aux enjeux touristiques et économiques liés notamment à l’aéroport et aux visiteurs britanniques. Puis cette phrase, volontairement provocatrice : “La municipalité en honorant Jeanne, veut chasser l’anglais ou le bougnoul ?” Une formulation brutale, qui illustre le niveau de tension politique et idéologique que peut désormais provoquer un simple événement commémoratif. Dans les commentaires, plusieurs habitants s’interrogent aussi sur la stratégie de communication de la municipalité. Le message de Pascalouh du Pouétou résume un sentiment partagé par une partie des internautes : “Les Carcassonnais ont d’autres préoccupations concrètes que de voir ériger le déplacement d’une statue en événement.” Car derrière cette polémique se cache également la question du déplacement de la statue de Jeanne d’Arc et de sa remise en scène médiatique. Pour certains, il s’agit d’un hommage patrimonial. Pour d’autres, d’un marqueur identitaire assumé. Il faut dire que l’histoire politique de Jeanne d’Arc en France reste particulière. Longtemps figure nationale consensuelle, elle fut aussi récupérée pendant des décennies par le Front National de Jean-Marie Le Pen, qui faisait du 1er-Mai une démonstration militante autour de la pucelle d’Orléans. Aujourd’hui, le Rassemblement National cherche au contraire à lisser son image, à apparaître plus institutionnel, plus gestionnaire, plus républicain. Dans ce contexte, remettre fortement en avant cette figure historique n’est jamais totalement neutre politiquement. Alors, Christophe Barthès cherche-t-il simplement à célébrer une tradition nationale oubliée ? Ou assume-t-il, volontairement ou non, un retour à une symbolique plus identitaire héritée de l’ancien Front National de Jean Marie Lepen ? La réponse appartient sans doute autant aux intentions du maire qu’au regard de ceux qui observent cette séquence. Une chose est sûre : à Carcassonne, la bataille politique ne se joue plus seulement sur les budgets, la sécurité ou les projets urbains. Elle se joue aussi sur les statues, les cérémonies et les symboles. Et parfois, derrière une simple commémoration, c’est toute une vision de la République qui ressurgit. ____________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Notre portail : https://c11.media 🎬 Notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Avis : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castelnaudary, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CARCASSONNE : LFI DÉNONCE UNE « DÉRIVE AUTORITAIRE » ET MONTE AU CRÉNEAU FACE À LA MUNICIPALITÉ4/5/2026 TENSIONS POLITIQUES À CARCASSONNE : LES SYNDICATS MENACÉS D’EXPULSION Le ton est donné. À Carcassonne, le climat politique se tend à mesure que les décisions municipales s’accumulent. Dans un communiqué daté du 4 mai 2026, La France insoumise (LFI) locale accuse le maire RN Christophe Barthès de porter atteinte aux libertés publiques. En ligne de mire : la suppression de subventions, le retrait de locaux associatifs, et désormais la possible expulsion de syndicats installés depuis des décennies dans des bâtiments municipaux. Selon LFI Carcassonne, cette nouvelle étape s’inscrit dans une série de décisions jugées préoccupantes. Après avoir supprimé la subvention accordée à la Ligue des droits de l’Homme (LDH) – engagée dans une procédure contre un arrêté anti-mendicité – et lui avoir retiré son local, la municipalité viserait désormais les organisations syndicales. En cause, leur participation ou leur soutien à une manifestation organisée par le collectif de jeunes « Nous Carcassonne », mobilisé contre les idées d’extrême droite. Le reproche est clair. Et frontal. Pour LFI, la municipalité sanctionnerait des prises de position politiques. Une lecture contestée, mais assumée. « La démocratie reconnaît les divergences d’opinion », rappelle le communiqué. Elle en organise même l’expression, notamment par le droit de manifester. Or, selon les Insoumis, cette liberté serait aujourd’hui à géométrie variable. Acceptée pour certains. Contestée pour d’autres.
Sur le fond, la question dépasse le seul cadre carcassonnais. Elle interroge le rôle d’un maire face aux contre-pouvoirs locaux. Jusqu’où peut-il aller dans la gestion des moyens municipaux ? Peut-il conditionner l’accès à des locaux à une neutralité politique stricte ? Ou, au contraire, doit-il garantir un espace d’expression pluraliste, y compris critique ? Pour LFI, la réponse ne fait pas débat. Le communiqué évoque une « dérive » et alerte sur un usage jugé politique des prérogatives municipales. Il fait également référence à des précédents, notamment des tentatives d’intimidation à l’égard de lycéens souhaitant manifester. Des éléments qui, selon le mouvement, dessinent une ligne de conduite inquiétante. Du côté de la municipalité, la lecture pourrait être différente. La gestion des subventions et des locaux relève de choix politiques et budgétaires. Dans un contexte de recomposition locale, ces décisions peuvent aussi s’inscrire dans une volonté de redéfinir les priorités. Reste à savoir si cette ligne sera assumée comme telle, ou contestée sur le terrain juridique. Car derrière les prises de position, un autre enjeu se profile. Celui des libertés publiques. LFI élargit d’ailleurs le débat, évoquant les conséquences potentielles à l’échelle nationale si une telle logique venait à s’imposer. Une projection politique assumée, qui inscrit le débat local dans une perspective plus large. Sur le terrain, la mobilisation pourrait s’intensifier. LFI annonce son soutien aux syndicats concernés et se dit prête à participer à toute action engagée pour contester ces décisions. Une séquence qui s’annonce donc autant politique que sociale. À Carcassonne, le débat est désormais ouvert. Et il pose une question essentielle : comment concilier autorité municipale et respect du pluralisme démocratique ? Une ligne d’équilibre fragile. Mais fondamentale. ____________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Le portail : https://c11.media 🎬 La chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 La radio : https://radio.c11.media ✍️ Donnez votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castel, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci INVESTISSEMENTS EN BAISSE : LE PREMIER TEST POLITIQUE DE LA MAJORITÉ BARTHÈS Faut-il serrer la ceinture ou investir pour préparer l’avenir ? À Carcassonne, la question s’est invitée au cœur du conseil municipal du jeudi 30 avril 2026. À peine un mois après son arrivée aux commandes, la majorité menée par Christophe Barthès a posé un choix clair : privilégier le redressement des comptes. Une orientation assumée. Mais déjà contestée. D’un montant de 105,5 millions d’euros, ce premier budget du mandat s’inscrit dans une logique de maîtrise des dépenses. « Ne pas dépenser plus que ce que l’on a », a martelé le maire RN, revendiquant une gestion inspirée d’un « bon sens paysan ». Derrière cette formule, une ligne politique nette. Réduire la dette. Stabiliser les finances. Revenir à une trajectoire jugée plus saine. Dans les faits, la stratégie repose sur un désendettement progressif. Environ 5 millions d’euros d’emprunt sont prévus, pour plus de 7,2 millions remboursés. Pour l’adjoint aux finances, Alexandre Dumont, l’objectif est clair : « sécuriser les comptes » dans une ville où la dette atteint environ 1 200 euros par habitant. Un niveau que la majorité juge préoccupant, mais que l’opposition relativise.
Car ce choix budgétaire n’est pas sans conséquence. L’investissement recule nettement. Il tombe à moins de 28 millions d’euros. Et dans cette enveloppe, une part importante est absorbée par le remboursement de la dette. Résultat : moins de marges pour lancer de nouveaux projets. Moins de capacité à transformer la ville. C’est précisément sur ce point que le débat se tend. Pour l’opposition, le constat est sévère. « C’est un budget triste et sans ambition », tranche Alix Soler-Alcaraz pour Carcassonne Unie. Il évoque une baisse d’environ 25 % des investissements, soit près de 8,5 millions d’euros en moins par rapport à la précédente mandature. Même lecture du côté du groupe 100 % Carcassonne. « C’est un signal envoyé à toute l’économie locale », alerte Marie Barthe. Moins d’investissement public, c’est aussi moins de commandes. Et donc, un ralentissement possible pour les entreprises du territoire. Les choix concrets alimentent ces critiques. Aucun crédit nouveau significatif pour les écoles ou l’accessibilité. Une enveloppe de 160 000 euros pour le centre-ville jugée limitée. Et une baisse des crédits pour les spectacles, estimée à 847 000 euros, qui interroge sur la place accordée à la culture. La majorité, elle, défend un équilibre. Les subventions aux associations sont maintenues. Et certaines priorités sont assumées, comme le renforcement de la sécurité avec l’annonce du recrutement de quatre policiers municipaux supplémentaires. Autre point de friction : la fiscalité. Si les taux de la taxe foncière restent inchangés, la revalorisation nationale des bases entraînera mécaniquement une hausse pour les contribuables. Une contradiction pointée par l’opposition, au regard des promesses de campagne. La majorité répond en différé. « La baisse de 10 % sur le mandat sera tenue », assure Alexandre Dumont. Mais pas cette année. Au fond, ce budget trace une ligne. Prudence pour les uns. Austérité pour les autres. La majorité parle de « budget de transition », justifié par des contraintes héritées. L’opposition évoque un choix politique qui pourrait peser sur le dynamisme local. Deux lectures. Deux visions. Reste une question centrale. Dans un contexte économique incertain, faut-il prioriser le désendettement ou maintenir un niveau d’investissement élevé pour soutenir l’activité ? La réponse engage bien plus qu’un exercice comptable. Elle dessine le futur de la ville. Adopté malgré des votes contre et des abstentions, ce budget fixe le cap du mandat. Un cap prudent, assumé. Mais dont les effets, eux, seront scrutés de près. Car en matière de finances publiques comme en politique, l’équilibre est toujours fragile. Et les choix d’aujourd’hui façonnent les résultats de demain. ____________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Notre portail : https://c11.media 🎬 Notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Avis : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci DÉPART DE GISÈLE JOURDA : L’HOMMAGE APPUYÉ DE LA GAUCHE AUDOISE C’est une décision qui ne passe pas inaperçue dans le paysage politique audois. En annonçant qu’elle ne briguerait pas un troisième mandat au Sénat, Gisèle Jourda ouvre une nouvelle séquence. Une page se tourne. Et déjà, les hommages affluent. Mais au-delà des mots, c’est une question plus large qui se pose : qui pour incarner la suite, et avec quelle vision ? Parmi les premières réactions, celle de Alix Soler Alcaraz, figure de l’opposition locale et candidat socialiste lors des dernières municipales. Le ton est personnel. Presque intime. « J’ai eu l’honneur de travailler à son service », rappelle-t-il, évoquant une collaboration remontant à une dizaine d’années. Un lien professionnel devenu relation de confiance. Et aujourd’hui, un hommage appuyé. Dans ses propos, plusieurs traits émergent. D’abord, la rigueur. « Une force de travail » et « une maîtrise des dossiers » qui, selon lui, ont marqué les années passées au Sénat. Ensuite, la proximité. Une capacité à « nouer des liens directs avec les maires » du territoire. Un ancrage local revendiqué. Et revendicatif. Car le parcours de Gisèle Jourda ne se résume pas à une présence institutionnelle. Membre active des commissions de la Défense et des Affaires étrangères, elle s’est distinguée par un travail législatif dense. Amendements, rapports, déplacements. Une activité souvent discrète, mais essentielle dans le fonctionnement parlementaire. Une influence qui ne se mesure pas toujours à la visibilité médiatique.
Mais c’est peut-être sur le terrain humain que son empreinte apparaît la plus forte. « Un humanisme et une sensibilité chevillés au corps », insiste Alix Soler Alcaraz. Une référence notamment à son implication lors des inondations dans la vallée de l’Orbiel. Un épisode marquant pour le département. Et un test grandeur nature pour les élus locaux. Au-delà du bilan, un autre message transparaît. Celui de l’éthique. « Elle respecte ses engagements », souligne l’élu socialiste. Dans un climat politique souvent critiqué pour ses revirements, cette décision de ne pas se représenter est présentée comme un acte de cohérence. Une fidélité à la parole donnée. Rare ? Peut-être. En tout cas, saluée. Reste désormais à écrire la suite. Car un départ, aussi respecté soit-il, crée un vide. Qui pour reprendre le flambeau ? Quelle ligne politique ? Quelle capacité à maintenir ce lien entre Paris et les territoires ? Les mois à venir seront déterminants. Dans l’Aude, comme ailleurs, la politique se joue autant sur les parcours individuels que sur les dynamiques collectives. Le retrait de Gisèle Jourda en est une illustration. Il invite à réfléchir. Sur le renouvellement. Sur l’engagement. Et sur ce qui, au fond, fait la valeur d’un mandat. À suivre... ____________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Notre portail : https://c11.media 🎬 Notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Avis : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castelnaudary, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CARCASSONNE : LE MAIRE RN FAIT LE MÉNAGE ET GARDE SON ARRÊTÉ ANTIMENDICITÉ Le bras de fer était attendu. Il était même devenu l’un des symboles du début de mandat de Christophe Barthès à Carcassonne. Ce mercredi 6 mai 2026, le tribunal administratif de Montpellier a finalement décidé de ne pas suspendre l’arrêté antimendicité pris par le maire Rassemblement National. Une décision provisoire, certes, mais immédiatement revendiquée comme une victoire politique par la majorité municipale. Depuis plusieurs semaines, cet arrêté cristallise les tensions dans la ville préfecture de l’Aude. Entre défense de l’ordre public pour les uns et stigmatisation des plus précaires pour les autres, le débat dépasse largement la simple question de la mendicité. Il touche à une interrogation plus profonde : jusqu’où une municipalité peut-elle aller au nom de la sécurité et de la tranquillité publique ? Tout commence à la fin du mois de mars, quelques jours seulement après l’installation de la nouvelle équipe municipale RN. Christophe Barthès signe alors un arrêté visant certaines formes de mendicité dans plusieurs secteurs sensibles de la Bastide et de la Cité médiévale. Le texte interdit notamment les occupations prolongées du domaine public, les sollicitations jugées insistantes ou agressives ainsi que certaines consommations d’alcool sur la voie publique.
Rapidement, la mesure provoque une vague de réactions. La Ligue des droits de l’Homme décide de saisir le tribunal administratif de Montpellier par le biais d’un référé-suspension. L’objectif est clair : obtenir le retrait immédiat de l’arrêté avant même qu’un jugement sur le fond ne soit rendu. Pour la LDH, plusieurs points posent problème. D’abord la compétence même du maire. L’association rappelle que Carcassonne est une ville à police étatisée et estime que seul le préfet pouvait prendre une telle décision. Ensuite, elle dénonce un texte jugé trop large, trop flou et susceptible de porter atteinte à plusieurs libertés fondamentales. Liberté de circulation, principe de fraternité, droit d’aller et venir : autant d’arguments avancés devant le juge. Dans la salle du tribunal administratif, l’audience a rapidement pris une dimension politique. L’avocate de la LDH a dénoncé "un moyen de se défouler contre les plus faibles", rappelant que le Code pénal sanctionne déjà la mendicité agressive. Selon elle, l’arrêté ouvre la porte à une forme d’arbitraire dans l’application des contrôles. Les défenseurs de la Ville ont répondu point par point. L’avocat de la municipalité a insisté sur l’existence de troubles réels à l’ordre public. Même sans statistiques détaillées de la police nationale, il évoque des signalements récurrents, particulièrement durant la période estivale. Il rappelle également que Carcassonne accueille près de trois millions de visiteurs par an et que certains secteurs touristiques concentrent régulièrement tensions et nuisances. Le juge des référés a finalement suivi cette argumentation. Dans sa décision, il estime que l’arrêté "réglemente seulement les formes de mendicité et de consommation d’alcool générant des troubles à l’ordre public" sur "un périmètre géographique et une période limités". En conséquence, il considère qu’il n’existe pas, à ce stade, de doute sérieux sur la légalité du texte. Concrètement, l’arrêté reste donc applicable. Pour Christophe Barthès, cette décision représente un succès important. Depuis son arrivée à la mairie, le nouvel édile RN cherche à imprimer rapidement sa marque politique. Sécurité, ordre public, lutte contre les incivilités : la ligne est assumée et revendiquée. Cette validation provisoire lui offre aujourd’hui un argument solide face à ses opposants. Mais juridiquement, rien n’est encore terminé. Le recours sur le fond sera examiné en 2027 par une formation collégiale du tribunal administratif. Et c’est bien là que tout pourrait réellement se jouer. Car une non-suspension en référé ne signifie pas automatiquement que l’arrêté sera définitivement validé. Politiquement aussi, le débat est loin d’être clos. Derrière cette affaire se dessinent deux visions de la ville. D’un côté, ceux qui considèrent que la sécurité et l’attractivité touristique imposent des mesures fermes. De l’autre, ceux qui estiment qu’on ne peut traiter la précarité par des interdictions administratives. Cette affaire révèle également un changement de ton à Carcassonne. Depuis son élection, Christophe Barthès multiplie les décisions symboliques et clivantes : suppression de subventions, tensions avec certaines associations, attaques contre des syndicats ou encore communication offensive autour de l’ordre public. L’arrêté antimendicité s’inscrit dans cette stratégie politique de rupture. Reste désormais une question essentielle : ces décisions répondent-elles durablement aux difficultés du centre-ville ou participent-elles à une polarisation grandissante du débat local ? Car au fond, la justice administrative n’a pas tranché le débat de société. Elle a seulement estimé, à ce stade, que le texte pouvait continuer à s’appliquer. Nuance importante. Très importante même. À Carcassonne, le dossier judiciaire ne fait donc que commencer. Et dans cette bataille entre sécurité, image de la ville et libertés publiques, chacun sait déjà que le véritable jugement sera aussi politique. ____________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Notre portail : https://c11.media 🎬 Notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Avis : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castelnaudary, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci À CARCASSONNE, LA FRANC-MAÇONNERIE ET LE RN PEUVENT-ILS COHABITER ? LA QUESTION QUI DÉRANGE27/4/2026 JEAN-CLAUDE PEREZ RELANCE UNE QUESTION SENSIBLE SUR LES RÉSEAUX D’INFLUENCE C’est une question courte. Presque brutale. Et pourtant, elle vient d’ouvrir un débat politique et philosophique bien plus large qu’il n’y paraît. À Carcassonne, Jean-Claude Perez a choisi de poser publiquement un sujet rarement abordé de front : « Peut-on avoir des responsabilités au RN Carcassonne et être franc-maçon ? » Une interrogation sensible. Car derrière cette phrase, ce n’est pas seulement la compatibilité entre deux engagements qui est questionnée. C’est aussi le rapport entre convictions personnelles, stratégies politiques, réseaux d’influence et identité idéologique. Dans l’imaginaire collectif français, le Rassemblement National et la franc-maçonnerie ont longtemps été perçus comme deux univers opposés. Historiquement, une partie de l’extrême droite française a entretenu une forte méfiance envers les loges maçonniques, souvent accusées d’incarner un pouvoir discret, élitiste ou incompatible avec certaines visions souverainistes et identitaires.
À l’inverse, la franc-maçonnerie française, notamment dans ses obédiences les plus connues, s’est construite autour de valeurs universalistes, laïques et humanistes. Liberté de conscience. Dialogue. Réflexion philosophique. Défense de la République. Autant de principes régulièrement revendiqués dans les discours maçonniques traditionnels. Mais la réalité contemporaine est plus complexe que les représentations historiques. Aujourd’hui, les parcours individuels brouillent les lignes. Les appartenances politiques ne répondent plus toujours aux anciennes logiques idéologiques. Dans plusieurs territoires français, certains élus ou militants revendiqués à droite, voire à l’extrême droite, ont parfois été soupçonnés ou accusés d’entretenir des liens avec des cercles maçonniques. Rarement publiquement. Souvent dans le cadre de rumeurs politiques locales. Car le sujet reste tabou. À Carcassonne, la question soulevée par Jean-Claude Perez intervient dans un contexte politique particulier. Celui d’une recomposition locale où le RN cherche à élargir son implantation territoriale et à crédibiliser son image de gestion. Dans cette stratégie, le parti tente depuis plusieurs années de dépasser certaines barrières historiques et de séduire des profils plus diversifiés. Mais cette évolution peut-elle aller jusqu’à faire cohabiter des engagements longtemps jugés incompatibles ? Juridiquement, rien ne l’interdit. Être franc-maçon relève de la liberté d’association et de la vie privée. Être membre ou responsable politique relève de l’engagement démocratique. En théorie, les deux peuvent coexister. Mais politiquement et symboliquement, la question reste explosive. Car dans l’opinion publique, la franc-maçonnerie continue d’alimenter fantasmes, soupçons et interrogations. Pour certains, elle représente un espace de réflexion et de fraternité. Pour d’autres, un réseau d’influence opaque. Quant au RN, malgré sa stratégie de normalisation, il demeure associé par ses opposants à une histoire politique radicale. Dès lors, la question de Jean-Claude Perez dépasse les personnes. Elle interroge une époque. Une période où les frontières idéologiques deviennent plus poreuses, où les engagements se recomposent, et où certaines contradictions autrefois impensables semblent désormais possibles. Faut-il y voir une évolution naturelle de la société politique française ? Ou au contraire une dilution des repères idéologiques traditionnels ? Le débat est ouvert. Et il touche à quelque chose de profondément français : notre rapport au pouvoir, aux réseaux et à la transparence. Une chose est certaine. En posant publiquement cette question, Jean-Claude Perez savait qu’il provoquerait des réactions. Parce que certains sujets continuent, encore aujourd’hui, de déranger autant qu’ils fascinent. ____________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Notre portail : https://c11.media 🎬 Notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Avis : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castelnaudary, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci ÉCHARPES TRICOLORES : QUAND UNE RENCONTRE OFFICIELLE RÉVÈLE UN DÉTAIL QUI FAIT PARLER À CARCASSONNE25/4/2026 RENCONTRE BARTHÈS–JORDAN : LE DÉTAIL PROTOCOLAIRE QUI FAIT RÉAGIR Un simple cliché, publié le 21 avril, et la mécanique bien huilée de la vie politique locale s’emballe. Sur cette photo, le maire Christophe Barthès reçoit dans son bureau Édouard Jordan, tout nouveau député de la première circonscription de l’Aude. Une rencontre de travail présentée comme stratégique : faire le point sur les dossiers en cours, coordonner les actions, et offrir à la ville un relais direct à l’Assemblée nationale. « Un véritable avantage pour notre ville », insiste la communication municipale, évoquant une capacité renforcée à défendre les intérêts des Carcassonnais. Rien d’exceptionnel, donc, dans le fond. Mais dans la forme, un détail intrigue. Sur l’image, les deux élus portent l’écharpe tricolore, symbole fort de la République et marque distinctive de leur fonction. Et pourtant, un élément saute aux yeux : les couleurs ne sont pas disposées de la même manière. À gauche, le rouge semble précéder le bleu. À droite, l’ordre classique bleu-blanc-rouge est respecté. Une nuance visuelle, certes. Mais dans un univers politique où chaque symbole a un sens précis, ce type d’écart ne passe pas inaperçu. Très vite, les réactions apparaissent. « Pourquoi les écharpes ne sont-elles pas du même sens ? », interroge un internaute. « ROUGE BLANC BLEU ET BLEU BLANC ROUGE ? QUEL EST LE MESSAGE ? », s’étonne un autre. Certains avancent une explication fonctionnelle. « Différence de la fonction », écrit un commentateur, évoquant une distinction entre les rôles des élus. Une hypothèse répandue, mais incomplète.
Car le cadre est clair. En France, le port de l’écharpe tricolore est encadré par le Code général des collectivités territoriales. Le maire porte l’écharpe de l’épaule droite vers la hanche gauche. Les adjoints, en principe, dans l’autre sens. Mais dans tous les cas, l’ordre des couleurs reste immuable : bleu, blanc, rouge. C’est une constante. Une règle. Un symbole. On peut inverser le sens de port, pas la République. Dès lors, comment interpréter cette inversion visible sur l’un des élus ? Plusieurs hypothèses émergent. La première, la plus probable, reste l’erreur protocolaire. Elle est fréquente, notamment lors de débuts de mandat ou dans des séquences de communication rapides. La seconde piste renvoie à une approximation. Un détail mal maîtrisé. Un symbole dont la portée n’a pas été pleinement intégrée. Enfin, certains y voient un geste volontaire. Une intention politique. Mais en l’absence de prise de parole officielle, rien ne permet de valider cette lecture. Ce qui frappe, au fond, ce n’est pas tant l’erreur que sa résonance. L’écharpe tricolore n’est pas un accessoire. Elle incarne la fonction. Elle matérialise l’autorité républicaine. Elle impose une rigueur. Dans un contexte politique où chaque image est scrutée, chaque détail devient un message potentiel. À Carcassonne, cette photographie dépasse donc le simple cadre d’une rencontre institutionnelle. Elle interroge le rapport aux symboles. Elle questionne la maîtrise des codes. Elle révèle aussi une attente citoyenne forte : celle d’une exemplarité visible, immédiate, sans approximation. Alors, simple erreur ou signe révélateur ? La question reste ouverte. Mais une chose est certaine : à l’heure des réseaux sociaux et de la communication permanente, la politique ne se joue plus seulement dans les décisions. Elle se lit aussi dans les images. Et parfois, une écharpe suffit à relancer tout un débat. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Notre portail : https://c11.media 🎬 Notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Avis : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci FRANÇOIS MOURAD FACE À SON DESTIN : UNE CANDIDATURE SOUS CONDITIONS Peut-on entrer dans la course… sans vraiment se déclarer ? À quelques mois des élections sénatoriales, fixées au 27 septembre 2026, une figure attire toutes les attentions dans l’Aude. François Mourad. Sollicité. Courtisé. Mais encore indécis. Une position qui intrigue. Et qui pourrait peser lourd dans un scrutin où chaque voix compte. Car derrière ce rendez-vous électoral discret, réservé aux grands électeurs issus à 95 % des municipales, se joue bien plus qu’un simple renouvellement. Deux sièges sont à pourvoir. Et les équilibres politiques locaux pourraient évoluer. Lentement. Mais sûrement. À gauche, la mécanique est déjà enclenchée. Sébastien Pla, sénateur sortant, a confirmé sa candidature. Soutenu par le Parti socialiste, il entend conserver son siège au palais du Luxembourg. Reste à connaître le nom de sa colistière. Gisèle Jourda, l’autre sortante, temporise. Elle n’a « pas encore tranché ». Une hésitation qui ouvre la voie à d’autres ambitions. Celle de Claudie Faucon-Méjean, notamment. Maire de Bram, vice-présidente de Région, elle avance avec prudence. Mais sans fermer la porte. À droite et au centre, le paysage est plus incertain. Moins structuré. Et c’est précisément là que François Mourad entre en scène. Ou plutôt… qu’il hésite à entrer. Le délégué audois d’Horizons, fraîchement sorti des municipales carcassonnaises, reconnaît avoir été approché. « J’ai été sollicité », dit-il simplement. Sans en dire plus. Mais suffisamment pour alimenter les spéculations.
Car sa position est claire. Et exigeante. Pas question pour lui de « sauter d’élection en élection ». Il revendique une certaine cohérence. Une fidélité à ses mandats actuels. Mais dans le même temps, il laisse une porte entrouverte. Une condition. Une seule, mais déterminante : pouvoir défendre une réforme des collectivités territoriales. Un sujet technique ? Peut-être. Mais surtout politique. François Mourad plaide pour un retour des « conseillers territoriaux ». Une idée ancienne. Souvent évoquée. Jamais réellement appliquée. En posant cette exigence, l’élu ne se contente pas de répondre à une invitation. Il tente d’imposer un cap. Une ligne. Une vision. Autour de lui, les forces de droite et du centre s’organisent. Horizons. Les Républicains. L’UDI. Le Parti radical. Une alliance en construction. Encore fragile. Mais réelle. Les municipales ont permis un rapprochement. Reste à savoir si cette union peut se traduire dans les urnes sénatoriales. Car le mode de scrutin change tout. Ici, pas de vote direct des citoyens. Ce sont les élus locaux qui décident. Des conseillers municipaux, pour l’essentiel. Un électorat spécifique. Sensible aux logiques de territoire. Aux alliances locales. Et aux personnalités. Dans ce contexte, une candidature de François Mourad pourrait rebattre les cartes. Apporter une crédibilité. Structurer un bloc. Ou au contraire, diviser davantage. Tout dépendra de son choix. Et de sa capacité à fédérer. Du côté du Rassemblement National, l’attente est également palpable. Christophe Barthès ne sera pas candidat. Un autre nom circule. Mais sans confirmation. Là encore, le jeu reste ouvert. Alors, François Mourad ira-t-il ? Lui-même ne tranche pas. « Je prends le temps », insiste-t-il. Une manière de garder la main. De ne pas se précipiter. Mais aussi de peser dans les discussions. Car parfois, ne pas décider… c’est déjà décider. Dans l’Aude, les sénatoriales s’annoncent moins figées qu’il n’y paraît. Et au centre du jeu, une question demeure. Jusqu’où François Mourad est-il prêt à aller ? À suivre.. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, Journaliste indépendant C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci SÉCURITÉ LOCALE : LA FIN D’UNE COOPÉRATION QUI INTERROGE La sécurité peut-elle devenir un enjeu politique local au point de fragiliser tout un territoire ? À Lézignan-Corbières, la question se pose avec acuité. La décision de mettre fin à la convention de police pluricommunale, qui liait la ville centre à six communes voisines, provoque incompréhension, inquiétude… et parfois colère. Le dispositif, mis en place en 2025, répondait pourtant à une réalité simple. Des villages confrontés à des incivilités du quotidien. Dépôts sauvages. Dégradations. Stationnements anarchiques. Excès de vitesse. Autant de problématiques concrètes. Et des moyens limités pour y faire face. D’où cette coopération, jugée alors « évidente » par le maire de Lézignan, Gérard Forcada, lors de sa signature en décembre 2024. Concrètement, deux policiers municipaux intervenaient chaque semaine dans six communes : Ferrals, Fabrezan, Fontcouverte, Boutenac, Luc-sur-Orbieu et Cruscades. Trois à cinq heures de présence. Peu sur le papier. Mais souvent déterminant sur le terrain. Une présence visible. Rassurante. Efficace. Un équilibre fragile. Mais un équilibre qui semblait fonctionner. Jusqu’au 10 avril dernier. Au lendemain des élections à la tête de la communauté de communes, Gérard Forcada annonce la non-reconduction de la convention. Une décision brutale. Et justifiée par des tensions politiques. « Il n’est plus acceptable que les efforts des Lézignanais servent un système où le chantage politique devient une méthode », déclare-t-il.
Dans les communes concernées, les réactions varient. Mais toutes traduisent un malaise. À Boutenac, la déception est palpable. « C’est une surprise », confie la maire Sylvie Raynaud. Elle évoque une décision « prise à la va-vite ». Et surtout un manque de dialogue. « Ça aurait mérité au moins un appel », regrette-t-elle. Sur le fond, elle insiste : les services étaient payés. Et jugés utiles. À Fabrezan, l’heure est à l’interrogation. Isabelle Gea s’interroge sur la suite. « Est-ce que la discussion est encore possible ? » demande-t-elle. Le constat est clair : les agents connaissaient le terrain. Le lien était établi. L’efficacité reconnue. Même ton à Cruscades. Son maire, Jean-Claude Morassuti, pointe une annonce « soudaine ». Trop rapide pour permettre une anticipation. Trop brutale pour organiser une alternative. D’autres élus adoptent une posture plus mesurée. À Luc-sur-Orbieu, Philippe Lézina rappelle qu’il avait déjà envisagé de ne pas reconduire la convention. Une autre option est en cours : la création d’un poste de garde champêtre. Une solution locale. Plus autonome. À Ferrals, Alain Valéro reste dans l’attente. Aucune notification officielle. Mais l’espoir d’un rebond. D’une nouvelle organisation. Peut-être sous une autre forme. Derrière ces réactions, une réalité s’impose. Celle d’un territoire rural confronté à des besoins de sécurité croissants. Et à des moyens limités. La coopération apparaissait comme une réponse pragmatique. Sa disparition pose une question simple : comment faire désormais ? Car au-delà des tensions politiques, ce sont les habitants qui pourraient en subir les conséquences. Moins de présence. Moins de prévention. Et potentiellement, plus d’incivilités. Reste un point juridique. La convention, conclue pour trois ans, prévoit un préavis de six mois en cas de rupture. Une donnée qui pourrait encore ouvrir la voie à des discussions. À condition de le vouloir. Dans ce dossier, une certitude. La sécurité ne peut être une variable d’ajustement. Elle engage la confiance. Et la cohésion d’un territoire. Alors, cette décision marque-t-elle une rupture définitive ? Ou un épisode dans un bras de fer politique ? L’avenir le dira. Mais une chose est sûre. Dans les villages concernés, l’inquiétude, elle, est bien réelle. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci MAXIME BOT ÉPUISÉ, CHRISTOPHE BARTHES INFLEXIBLE : LES PREMIERS CRAQUEMENTS DE LA NOUVELLE ÉQUIPE. Que se passe-t-il réellement derrière les portes closes de la mairie de Carcassonne ? À peine installé, le nouveau pouvoir municipal donne déjà à voir ses premières lignes de fracture. Et elles ne sont pas anodines. Lors d’une réunion préparatoire au prochain conseil municipal, organisée en comité restreint entre élus de la majorité, la scène aurait surpris jusqu’aux plus aguerris. Au cœur de cette séquence : Maxime Bot, directeur de cabinet du maire, visiblement à bout de souffle après seulement quelques semaines en poste. Les faits, rapportés par plusieurs témoins présents, décrivent une réunion tendue, presque électrique. Le jeune collaborateur aurait pris la parole pour exprimer son épuisement. Un mois après l’élection municipale, il évoque une campagne éprouvante, une charge de travail écrasante, et une difficulté manifeste à tenir le rythme imposé. Selon ces mêmes sources, il aurait même demandé à abandonner sa fonction de délégué départemental pour se concentrer sur ses responsabilités auprès du maire. Un signal fort, dans un contexte où les débuts d’un mandat sont censés installer une dynamique, pas révéler une fragilité.
Mais c’est la suite qui interroge. Car loin d’ouvrir un espace d’écoute, la réaction du maire Christophe Barthès aurait été, selon plusieurs témoignages concordants, d’une grande dureté. Refus de la démission, reproches publics, critiques sur les compétences et l’engagement du collaborateur. Une scène décrite comme brutale, sans filtre, où les mots auraient dépassé le cadre strict d’un échange professionnel. Ton élevé, propos cassants, remise en cause personnelle : autant d’éléments qui dessinent un style de management direct, voire autoritaire. Faut-il y voir un simple moment de tension dans une phase de transition politique ? Ou les premiers signes d’un mode de gouvernance plus vertical, où la pression l’emporte sur l’accompagnement ? La question mérite d’être posée. D’autant que le rôle d’un directeur de cabinet est central : il est le pivot entre l’élu et l’administration, celui qui traduit les décisions politiques en actions concrètes. Un poste exposé, exigeant, où l’expérience et la solidité sont déterminantes. En filigrane, un autre enjeu apparaît. Celui du contrôle politique. Car derrière le refus de voir Maxime Bot abandonner certaines fonctions, se dessine une logique plus stratégique. En conservant son jeune collaborateur à un poste clé au sein de l’appareil partisan, le maire maintient un lien direct avec les structures locales du mouvement. Une manière de verrouiller l’organisation, de sécuriser une influence. Dans ce schéma, la fidélité devient un levier, presque une condition. Mais à quel prix ? La question du facteur humain s’impose. Peut-on durablement gouverner sous tension ? Peut-on exiger sans soutenir ? Les débuts d’un mandat sont toujours révélateurs. Ils dessinent un style, une méthode, une vision. À Carcassonne, ces premières semaines montrent une équipe sous pression, des équilibres fragiles, et une autorité qui s’affirme sans détour. Reste une interrogation centrale. Cette fermeté affichée est-elle un signe de solidité politique ou le symptôme d’un système déjà sous contrainte ? Car au-delà des personnes, c’est bien la capacité d’une équipe à tenir dans la durée qui est en jeu. Gouverner, ce n’est pas seulement décider. C’est aussi fédérer, protéger, construire. Et dans cette équation, la gestion des hommes vaut souvent autant que la gestion des dossiers. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci ENTRE DISCOURS D’APAISEMENT ET DÉRIVE NUMÉRIQUE Peut-on prôner le rassemblement et, dans le même temps, nourrir la fracture ? À Carcassonne Agglo, la séquence politique de l’installation de la présidence, ce mercredi 8 avril, soulève une question essentielle. Celle de la cohérence entre les discours et les actes. Et au cœur de cette séquence, une figure s’impose : celle du jeune élu Florent Ghisi. Devant les 128 élus communautaires réunis à la Maison de la Citoyenneté, le candidat à la présidence affiche d’abord une posture claire. Un ton posé. Une volonté affichée de dépasser les clivages. Dans un discours structuré, il appelle à replacer les communes au centre des décisions. À rompre avec ce qu’il décrit comme un fonctionnement éloigné du terrain. À redonner du poids aux élus locaux, notamment dans les territoires ruraux souvent confrontés à des contraintes croissantes. Le message se veut rassembleur. Il insiste sur les difficultés partagées : manque de moyens, inflation des normes, isolement des élus. Il propose une autre méthode. Plus horizontale. Plus proche. Une agglomération qui partirait des communes, et non l’inverse. Le projet est détaillé. Soutien à l’économie locale. Développement du tourisme. Amélioration des transports. Lutte contre la désertification médicale. Autant de priorités concrètes, en phase avec les attentes du territoire. Mais au-delà du fond, c’est aussi une ligne politique qui se dessine. Florent Ghisi revendique une alternance. Il s’appuie sur le résultat des municipales de mars, marqué par l’élection de Christophe Barthès à Carcassonne. Il appelle à entendre ce signal. À ne pas marginaliser la ville centre. À construire une nouvelle dynamique. Pourtant, cette ambition se heurte rapidement à la réalité du vote. Florent Ghisi n’est pas élu. Pire, il multiplie les tentatives pour accéder à une vice-présidence. Jusqu’à quatorze candidatures successives. Une insistance qui interpelle. Et qui finit par tendre l’atmosphère au sein de l’assemblée. Les échanges deviennent plus vifs. Le ton change. Les prises de parole se politisent. Certains propos sont jugés inaudibles par plusieurs élus présents. Le président fraîchement élu, Régis Banquet, intervient. Il recadre. Il recentre les débats. La séance reprend son cours. Mais le malaise est palpable. C’est pourtant après la séance que la situation bascule. De retour à Carcassonne, Florent Ghisi publie sur les réseaux sociaux un contenu grossier visant directement le président de l’Agglomération. Une image détournée, générée par intelligence artificielle. Un visuel jugé dévalorisant. Accompagné d’un texte à charge. Le ton est provocateur. Et les mots, pour certains observateurs, dépassent clairement le cadre du débat démocratique. Car au-delà de la critique politique, c’est bien la nature des attaques qui interroge. En recourant à des procédés assimilables à de la mise en cause personnelle, voire à des insinuations perçues comme diffamantes, l’élu franchit une ligne. Celle qui sépare l’opposition légitime de la dégradation du débat public. Une ligne d’autant plus sensible qu’elle engage la responsabilité d’un représentant de la République. Dans un État de droit, la confrontation d’idées est non seulement légitime, mais nécessaire. Elle fonde la vitalité démocratique. Mais elle suppose des règles. Le respect des personnes. La rigueur des faits. La retenue dans l’expression. Autant de principes qui semblent ici mis à mal. Car utiliser des outils de détournement visuel pour fragiliser un adversaire, c’est prendre le risque d’abîmer durablement la confiance dans la parole publique. Ce type de communication, rapide, virale, souvent émotionnelle, peut séduire à court terme. Mais il fragilise à long terme. Il décrédibilise celui qui l’utilise autant que celui qu’il vise. Et il installe un climat délétère, où la suspicion remplace le débat, et où l’attaque personnelle prend le pas sur l’argument.
Plus largement, cette séquence pose une question de fond. Quelle exemplarité attend-on des élus locaux ? Car la fonction impose une exigence particulière. Celle de porter une parole responsable. De contribuer à l’élévation du débat. Et non à son abaissement. À ce titre, les méthodes employées ici apparaissent, pour beaucoup, comme indignes de la fonction exercée. La réaction de Régis Banquet est désormais attendue. L’élu socialiste, solidement installé à la présidence de l’Agglomération, pourrait choisir l’apaisement. Ou au contraire, répondre sur le terrain politique, voire juridique. Dans un contexte déjà tendu, chaque mot comptera. Cette séquence révèle, en creux, les défis d’une nouvelle génération d’élus. Plus directe. Plus exposée. Mais aussi plus fragile face aux dérives de communication. Car dans une démocratie locale, la crédibilité se construit dans la durée. Et elle repose autant sur les idées que sur le comportement. À Carcassonne Agglo, l’épisode Ghisi laisse des traces. Il pose une question simple. Mais essentielle. Comment incarner le renouvellement politique sans reproduire les tensions que l’on prétend dénoncer ? Le débat est ouvert. Et il dépasse largement le cadre d’une seule élection. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, William ESCORA, Alicia BREITMAN, Christopher GREEN, Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci QUI PILOTE LA VILLE ? LES POSTES CLÉS DE LA NOUVELLE MAJORITÉ Une équipe, des rôles, une vision. À Carcassonne, la nouvelle majorité municipale entre dans le concret. Au lendemain du conseil d’installation du 29 mars, qui a fixé à dix le nombre d’adjoints, le maire Christophe Barthès a officialisé, par arrêté, la répartition des délégations. Une étape administrative en apparence. Un acte politique en réalité. Car derrière chaque attribution, se dessine une priorité. Une orientation. Une méthode de gouvernance. La première adjointe, Marlène Arcizet, se voit confier un portefeuille large et stratégique. Affaires sociales, solidarité, politique de la ville, accompagnement des publics fragiles, seniors, gestion des risques majeurs. Un bloc cohérent. Sensible aussi. Il place les enjeux sociaux au cœur de l’action municipale. Une responsabilité lourde, dans un contexte où les attentes sont fortes. Florent Ghisi, deuxième adjoint, hérite d’un périmètre tourné vers l’avenir. Jeunesse, communication, numérique, logement, vie étudiante. Un ensemble qui mêle attractivité et modernité. Il sera en première ligne pour porter l’image de la ville et structurer les politiques en direction des jeunes générations. L’enseignement et la vie scolaire reviennent à Annie Doutres. Restauration, prévention, cadre éducatif. Des missions concrètes, ancrées dans le quotidien des familles. Alexandre Dumont, lui, concentre des compétences clés : finances, affaires juridiques, urbanisme, patrimoine. Un poste central. Décisif. C’est là que se joueront les grands équilibres budgétaires et les choix structurants.
Les ressources humaines sont confiées à Nathalie Flamant. Un rôle souvent discret, mais essentiel pour le fonctionnement interne de la collectivité. Patrick Martinet prend en charge le commerce, l’artisanat et la redynamisation du centre-ville. Un enjeu majeur pour une ville confrontée à la concurrence des périphéries et à la fragilisation des centres urbains. Le sport revient à Céline Duta. La santé à Arthur Roumenov. La culture à Barbara Orta. Trois secteurs clés pour la qualité de vie. Trois domaines attendus par les habitants. Trois leviers aussi pour renforcer l’attractivité du territoire. Enfin, Dominique Escriva se voit attribuer une délégation singulière. Patriotisme, commémorations, devoir de mémoire, défense des valeurs de la Nation. Une orientation assumée. Qui s’inscrit dans une ligne politique clairement affichée par la majorité. Un choix, en revanche, interpelle. L’absence d’adjoint à la sécurité. Une décision volontaire. Cette compétence sera directement exercée par le maire. Un signal fort. Une manière de centraliser un sujet sensible. Et de marquer une priorité. Au total, dix adjoints. Moins que lors de la précédente mandature. Une organisation resserrée. Présentée comme plus efficace. Mais qui concentre aussi davantage de responsabilités sur chaque élu. Alors, que révèle cette répartition ? D’abord une structuration classique des compétences. Mais aussi des marqueurs politiques assumés. Une attention particulière aux questions sociales. Une volonté de contrôle sur la sécurité. Une place affirmée pour les valeurs identitaires. Reste à savoir comment cette organisation se traduira sur le terrain. Les délégations sont une chose. Leur mise en œuvre en est une autre. Les attentes sont nombreuses. Les moyens contraints. Et les premiers arbitrages seront scrutés. À Carcassonne, la machine municipale est lancée. Les rôles sont distribués. Le cap semble fixé. Mais une question demeure. Cette équipe parviendra-t-elle à transformer ces intentions en résultats concrets ? Les prochains mois apporteront les premières réponses. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci FACE AU RN, CARCASSONNE UNIE S’ORGANISE ET MOBILISE À Carcassonne, le temps de la campagne est terminé. Celui du rapport de force commence. Trois semaines après l’élection du maire RN Christophe Barthès, l’opposition municipale sort du silence. Et le ton est donné : ferme, structuré, déterminé. Une question traverse désormais la vie politique locale : la nouvelle majorité gouverne-t-elle seule, ou sous surveillance ? Les critiques sont précises. Elles s’appuient sur des décisions concrètes. L’arrêté anti-mendicité d’abord, perçu comme une mesure ciblant les plus fragiles. Le retrait du drapeau européen ensuite, symbole fort qui dépasse le simple geste administratif. Et surtout, la hausse des indemnités des élus, qui cristallise les tensions. Le maire voit la sienne atteindre 5 700 euros brut mensuels, contre 4 874 euros auparavant, soit une hausse de près de 17 %. Les adjoints suivent, avec une progression de 24 %, passant de 1 449 euros à 1 801 euros. Des chiffres qui marquent. Des décisions qui interrogent. Dans ce contexte, l’opposition, réunie sous la bannière Carcassonne Unie, entend jouer pleinement son rôle. Alix Soler-Alcaraz, Marion Forata, Maria Conquet, Daniel Iché et Eric Ciaparra dénoncent une série de choix qu’ils jugent incohérents. Sur le plan fiscal, la promesse de baisse de la taxe foncière ne sera pas tenue. Sur le plan social, les inquiétudes sont fortes. "Quand le RN arrive au pouvoir, ce sont les plus vulnérables qui trinquent", affirme Maria Conquet, pointant directement l’arrêté anti-mendicité.
Mais au-delà des mesures, c’est la méthode qui est contestée. L’opposition dénonce une mise à l’écart des instances de décision. Daniel Iché parle d’une situation inédite. Selon lui, les élus minoritaires sont absents de la plupart des commissions. Une absence qui complique l’accès à l’information. Une difficulté qui pourrait limiter leur capacité d’action. Pourtant, la réponse est déjà là. "On ira chercher les informations", assure Marion Forata. Une volonté de ne pas subir. Une volonté d’exister. Face à cette situation, une stratégie se met en place. Structurer. Organiser. Mobiliser. L’opposition annonce la création prochaine d’une association politique ouverte. Un outil pour prolonger son action au-delà du conseil municipal. Un espace de dialogue avec les habitants. Un relais pour porter les préoccupations locales. Le rendez-vous est fixé. Le 16 avril. Tous les Carcassonnais sont invités à participer. Cette initiative marque un tournant. Elle traduit une transformation. L’opposition ne se contente plus de réagir. Elle s’installe dans la durée. Elle prépare l’avenir. Et elle cherche à élargir son audience, au-delà de son électorat. Dans cette nouvelle configuration, la majorité devra composer. Avec une opposition plus visible. Plus structurée. Et potentiellement plus influente. Car la bataille ne se joue plus uniquement dans l’hémicycle. Elle se joue aussi sur le terrain. Dans les quartiers. Dans le débat public. Reste une question essentielle. Cette montée en puissance de l’opposition est-elle le signe d’un déséquilibre démocratique, ou au contraire d’une vitalité retrouvée du débat local ? À Carcassonne, la réponse se construira dans les mois à venir. Une chose est sûre. Le paysage politique est en mouvement. Et rien ne semble figé. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci ÉCOLE : ENTRE SAVOIR ET VALEURS, UNE MISSION IMPOSSIBLE ? Faut-il demander à l’école de tout faire ? Transmettre des savoirs, bien sûr. Mais aussi former des citoyens, inculquer des valeurs, corriger les comportements. À mesure que la société évolue, une question s’impose avec force : l’école instruit-elle encore, ou tente-t-elle désormais d’éduquer à la place des familles ? Le débat n’est pas nouveau. Mais il prend aujourd’hui une dimension particulière. Dans de nombreux établissements, enseignants et personnels éducatifs témoignent d’un glissement. Leur mission ne se limite plus à transmettre des connaissances. Ils doivent aussi gérer des comportements, rappeler des règles de vie, intervenir sur des questions qui relevaient autrefois du cadre familial. Une réalité de terrain, de plus en plus visible. Historiquement, la distinction était claire. L’instruction relevait de l’école. L’éducation, elle, appartenait d’abord aux parents. Apprendre à lire, écrire, compter d’un côté. Transmettre le respect, les repères, les limites de l’autre. Une complémentarité. Un équilibre. Mais cet équilibre semble aujourd’hui fragilisé. Les enseignants le disent. Le temps consacré à la gestion des comportements augmente. Incivilités, manque d’attention, difficultés à respecter l’autorité. Des situations qui, sans être généralisées, deviennent plus fréquentes. Et qui pèsent sur le temps d’apprentissage. Car chaque minute passée à recadrer est une minute en moins pour enseigner. Dans le même temps, les attentes envers l’école n’ont jamais été aussi élevées. On lui demande de lutter contre les inégalités sociales. De prévenir les dérives. De former des citoyens responsables. De compenser parfois les fragilités du cadre familial. Une mission immense. Peut-être trop.
Car derrière cette évolution, une réalité s’impose. Toutes les familles ne jouent pas le même rôle. Certaines sont très présentes. D’autres, moins. Par manque de temps. Par difficulté. Par choix aussi. Résultat : l’école devient, de fait, un lieu de régulation sociale. Un espace où se rejouent des équilibres qui dépassent largement le cadre scolaire. Faut-il s’en inquiéter ? Ou s’y adapter ? Certains défendent une école plus globale. Une école qui ne se limite pas aux savoirs, mais qui accompagne l’enfant dans toutes ses dimensions. D’autres alertent sur un risque. Celui de diluer la mission première de l’institution. Celui de perdre en exigence académique. Celui, enfin, de faire peser sur les enseignants une responsabilité qu’ils ne peuvent assumer seuls. Les exemples ne manquent pas. Difficulté à maintenir l’attention en classe. Rapport plus complexe à l’autorité. Attentes immédiates face à l’effort. Autant de signaux qui interrogent. Non pas pour stigmatiser une génération. Mais pour comprendre un changement de cadre. Une transformation profonde des repères. Dans ce contexte, une évidence s’impose. L’école ne peut pas tout. Elle ne peut pas se substituer entièrement à la famille. Pas plus qu’elle ne peut ignorer les réalités sociales. Elle doit trouver sa place. Sa juste place. Le défi est là. Redéfinir les rôles. Réaffirmer les responsabilités. Restaurer une forme de complémentarité entre parents et enseignants. Sans cela, le risque est réel. Celui d’une école qui s’épuise. Et d’une société qui doute de ses propres fondations. Alors, faut-il revenir à une distinction plus claire entre instruction et éducation ? Ou accepter une école élargie, au risque de la fragiliser ? Le débat reste ouvert. Mais une chose est certaine. L’avenir de l’école dépendra de cet équilibre. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CARCASSONNE : BUDGET SOUS TENSION, L’OPPOSITION MONTE AU FRONT Le ton est posé, mais le message est clair. À Carcassonne, le débat budgétaire ne laisse place à aucune ambiguïté. Lors du dernier conseil municipal, la prise de parole d’Alix Soler-Alcaraz vient cristalliser une opposition de plus en plus structurée face à la majorité menée par Christophe Barthès. En toile de fond, une question centrale : la stratégie financière de la ville est-elle à la hauteur des enjeux ? Face à l’assemblée, l’élu d’opposition développe une critique argumentée. Le budget présenté ne convainc pas. Il alerte. Il questionne. Et surtout, il s’oppose. Dans son intervention, le constat est direct : les orientations proposées ne répondent pas aux attentes exprimées pendant la campagne. Pire, elles traduisent selon lui un manque d’ambition pour le territoire. Le cœur du désaccord repose sur un équilibre jugé fragile. D’un côté, une majorité qui appelle à la prudence face à une dette importante, estimée à plusieurs dizaines de millions d’euros. De l’autre, une opposition qui pointe un risque d’immobilisme. Car derrière la rigueur affichée, ce sont des projets concrets qui semblent remis en question. Santé, aménagement, services publics. Autant de dossiers évoqués comme prioritaires, mais dont la mise en œuvre apparaît incertaine.
Dans la vidéo, la posture d’Alix Soler-Alcaraz est maîtrisée. Le ton reste institutionnel. Mais le fond est politique. Il ne s’agit pas simplement de contester. Il s’agit de proposer une autre lecture. Une autre trajectoire. Il insiste sur la nécessité d’investir. De préparer l’avenir. De ne pas se contenter d’une gestion comptable. Cette intervention s’inscrit dans une dynamique plus large. Celle d’une opposition qui refuse de rester spectatrice. Qui revendique un rôle actif. Et qui entend peser dans les débats à venir. Car le budget, au-delà des chiffres, est un acte fondateur. Il engage la vision d’un mandat. Il révèle les priorités. Il trace une ligne. En face, la majorité assume. Elle défend une gestion prudente. Elle met en avant la nécessité de stabiliser les finances avant d’engager de nouveaux projets. Une stratégie qui peut séduire par sa rigueur. Mais qui expose aussi à une critique récurrente : celle d’un manque de souffle. Le débat est donc posé. Net. Frontal. Et il ne fait que commencer. Car le prochain vote du budget sera un moment clé. Un test politique. Un révélateur des rapports de force. L’opposition a déjà annoncé qu’elle ne voterait pas le texte en l’état. Elle attend des ajustements. Des engagements. Des signaux. Au fond, cette séquence dit beaucoup de la nouvelle configuration politique carcassonnaise. Une majorité installée. Une opposition déterminée. Et une ville à la croisée des chemins. Reste une question. Dans un contexte contraint, faut-il prioriser la prudence ou l’investissement ? La gestion ou l’ambition ? À Carcassonne, la réponse se construira dans les semaines à venir. Et elle engagera bien plus qu’un simple budget. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci LIMOUXIN : PIERRE DURAND PREND LES RÊNES ET PROMET DES RÉPONSES CONCRÈTES AUX DÉFIS DU TERRITOIRE12/4/2026 INTERCOMMUNALITÉ DU LIMOUXIN : UN NOUVEAU CAP ENTRE PROXIMITÉ ET EFFICACITÉ Derrière les discours d’installation et les votes protocolaires, une question essentielle se pose toujours au lendemain d’une élection : que va-t-on réellement changer ? Ce mercredi, à Limoux, la première réunion du conseil communautaire du Limouxin n’a pas échappé à cette interrogation. Dans une salle comble du pôle culturel de la Tuilerie, 104 conseillers nouvellement élus ont pris place. Une image forte. Et un moment clé pour l’avenir du territoire. Le verdict est sans appel. Pierre Durand est élu président avec 90 voix, contre 11 pour Victor Chabert, conseiller municipal RN de Limoux. Un score net. Une légitimité affirmée. Et un message politique clair envoyé par les élus locaux. Mais au-delà des chiffres, c’est le ton du discours qui marque les esprits. Solennel, mesuré, presque introspectif par moments. Pierre Durand s’adresse à l’assemblée avec gravité. Il parle d’émotion. De respect. De responsabilité. Et surtout, il replace les élus au cœur de la réalité quotidienne. « Être maire aujourd’hui, c’est être au cœur des attentes, mais aussi des difficultés », rappelle-t-il. Une phrase simple. Mais lourde de sens. Dans cet instant où la politique rejoint le terrain, le nouveau président prend soin de saluer ceux qui ont choisi de se retirer, ainsi que les candidats non élus. Un geste rare. Une reconnaissance du rôle de chacun dans la vitalité démocratique. Car ici, l’enjeu dépasse les individus. Il concerne un territoire tout entier.
Très vite, le discours bascule vers l’essentiel. L’action. Concrète. Immédiate. Pour Pierre Durand, la communauté de communes ne doit pas être une structure abstraite. Elle doit être utile. Efficace. Visible. « Ce n’est pas un simple établissement public », insiste-t-il. « C’est un levier essentiel du développement local. » Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires et des mutations rapides, la ligne est claire : mutualiser les moyens pour mieux agir. Cette volonté se traduit par des priorités précises. L’accès aux soins d’abord. Sujet brûlant. Le développement des maisons de santé est évoqué comme une réponse directe à la désertification médicale. Une attente forte des habitants. Une urgence silencieuse dans de nombreux territoires ruraux. Autre enjeu majeur : le numérique. La fibre devient un outil d’attractivité. Un facteur de compétitivité. Mais aussi un élément d’équité entre les communes. Car sans accès au numérique, difficile d’attirer de nouvelles populations ou de soutenir l’activité économique. Sur le terrain des investissements, le pôle culturel de la Tuilerie s’impose comme un symbole. Celui d’un projet structurant. Celui d’une ambition collective. Pour Pierre Durand, ce lieu incarne ce que le Limouxin peut réussir lorsqu’il conjugue coopération et vision à long terme. Mais le président ne s’arrête pas là. Il pose aussi les bases d’une méthode. Une méthode qui se veut éloignée des affrontements politiques traditionnels. « Ce n’est pas un lieu d’opposition partisane », affirme-t-il. « C’est un espace de travail. » Le message est clair. Ici, le débat doit servir l’intérêt général. Pas les postures. Dans un territoire qu’il décrit comme multiple, Pierre Durand insiste sur une réalité souvent oubliée : le Limouxin n’est pas homogène. Il est composé de plusieurs bassins de vie. Quatre, précisément. Chacun avec ses spécificités. Ses forces. Ses fragilités. Une diversité qu’il entend respecter, tout en cherchant à la valoriser. Le tourisme, notamment viticole, apparaît comme un levier stratégique. Une opportunité à saisir. Une richesse à structurer. Car le Limouxin dispose d’atouts indéniables. Encore faut-il les organiser. Les promouvoir. Les développer. Autour de lui, une équipe qu’il présente comme pluraliste. Ancrée dans le réel. Connectée aux attentes locales. Une équipe appelée à porter des projets concrets. Et à incarner cette volonté de proximité. En conclusion, le cap est fixé. Proximité. Écoute. Coopération. Trois mots. Trois engagements. Et une promesse : « agir ensemble, en confiance ». Reste à savoir si cette ambition saura résister à l’épreuve du terrain. Car dans un contexte de contraintes financières et de fortes attentes citoyennes, les mots devront vite laisser place aux actes. Le Limouxin entre dans une nouvelle phase. Plus exigeante. Plus attendue. Et sans doute plus décisive que jamais. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CARCASSONNE : LE CHOIX DU SILENCE POUR UN MAIRE SOUS PRESSION Il n’a rien dit. Ou presque. Et pourtant, son absence de parole a fait plus de bruit que bien des discours. Ce mercredi 8 avril, lors de l’élection du président et des vice-présidents de Carcassonne Agglo, un fait a marqué les esprits : le silence total du maire de Carcassonne, Christophe Barthès. Pendant près de trois heures de débats et de votes, le premier magistrat de la ville-centre est resté impassible. Muet. Inamovible. Une posture d’autant plus frappante que, dans le même temps, sa majorité municipale essuyait revers sur revers. Scrutin après scrutin, l’écart se creusait. Et lui, toujours silencieux. À ses côtés, un homme occupait le terrain. Florent Ghisi, fidèle parmi les fidèles. Candidat à la présidence, puis à plusieurs reprises aux vice-présidences, il a porté seul la voix du camp carcassonnais. Seize scrutins. Seize tentatives. Sans succès. Une exposition maximale. Une solitude politique aussi. Même lorsque la tension est montée avec Régis Banquet, fraîchement réélu pour un troisième mandat, le maire n’a pas réagi. Aucun mot. Aucun geste. Aucun soutien visible à son lieutenant. Une scène qui a surpris jusque dans les rangs des élus communautaires.
Pourquoi ce silence ? La question circule. Elle intrigue. Elle dérange parfois. Car en politique, ne pas parler est aussi un choix. Et ce choix semble ici s’inscrire dans une stratégie plus large. Depuis son élection à la tête de la ville, Christophe Barthès a peu cherché à nouer des alliances au sein de l’agglomération. Peu de contacts. Peu de compromis. Une posture qui peut se lire comme un refus du jeu traditionnel… mais qui, dans les faits, l’a laissé isolé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En supposant que les 27 élus de sa majorité aient voté de manière unie, il n’aurait convaincu qu’un seul des 101 autres conseillers communautaires. Un rapport de force inexistant. Une défaite annoncée avant même le vote. Fallait-il alors se battre ? Tenter de convaincre ? Construire une majorité alternative ? Ou au contraire assumer une posture de retrait, en laissant le terrain à d’autres ? Le choix a été fait. Et il interroge. D’autant que le silence observé en séance contraste fortement avec l’activité sur les réseaux sociaux. À l’issue du conseil communautaire, Christophe Barthès s’est exprimé. Il a dénoncé l’absence de vice-présidence pour les élus RN de Carcassonne. Et surtout, il a projeté déjà la suite : « Tenez bon, l’alternance arrive », écrit-il, donnant rendez-vous… dans sept ans. Un discours offensif. À distance. À froid. Qui tranche avec l’effacement observé quelques heures plus tôt. Au fond, cette séquence révèle une tension politique plus profonde. Celle d’un maire élu directement par les citoyens de la ville-centre, mais confronté à une institution intercommunale fondée sur le suffrage indirect. Deux légitimités. Deux logiques. Deux temporalités. C’est d’ailleurs ce que résume une critique relayée publiquement : à Carcassonne, les élus sont choisis par le peuple. À l’Agglo, ils le sont par les élus eux-mêmes. Une différence de nature qui alimente le débat. Et nourrit les incompréhensions. Alors, stratégie assumée ou erreur politique ? Silence tactique ou isolement subi ? Une chose est certaine. En politique, l’absence de parole n’est jamais neutre. Elle dit quelque chose. D’une intention. D’un calcul. Ou d’une difficulté. Et à Carcassonne, ce mercredi, elle a laissé une impression durable. Reste à savoir si ce silence prépare une riposte… ou s’il marque le début d’un retrait. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci PREMIÈRE FRACTURE POLITIQUE AUTOUR DE L’ARGENT PUBLIC Le ton est calme. Mais le message est tranchant. À Carcassonne, le débat sur les indemnités des élus ne se limite plus à une question budgétaire. Il devient un marqueur politique. Et dans ce face-à-face, François Mourad choisit clairement son camp : celui du refus. Lors du dernier conseil municipal, consacré notamment aux orientations financières et à la revalorisation des indemnités, l’élu d’opposition prend la parole. Pas pour nuancer. Pas pour négocier. Mais pour s’opposer frontalement. Dans une intervention directe, il affirme ne pas vouloir voter l’augmentation des indemnités. Ni pour la majorité. Ni pour le maire Christophe Barthès. Une position assumée, répétée, et construite. Car derrière ce refus, il y a une ligne. Une logique. Mourad s’appuie sur un constat simple : la majorité municipale évoque une situation financière fragile. Une dette importante, estimée à 53 millions d’euros. Une nécessité de rigueur. Une prudence affichée. Et dans le même temps, une hausse des indemnités qui interpelle. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le maire voit son indemnité passer à environ 5 700 euros brut mensuels. Une augmentation proche de 17 % par rapport au début du mandat précédent. Les adjoints suivent une dynamique encore plus marquée, avec des hausses supérieures à 20 %. Une évolution bien au-delà de la progression de l’indice de la fonction publique sur la même période. Le contraste est net. C’est précisément sur ce décalage que François Mourad construit son intervention. Il ne conteste pas le principe légal des indemnités. Il conteste leur opportunité politique. Le moment choisi. Le signal envoyé. Dans la vidéo du dernier Conseil municipal, son discours s’inscrit dans une logique d’exemplarité. Il évoque implicitement une forme de contradiction entre les efforts demandés aux habitants et les décisions prises par les élus. Mais au-delà des mots, c’est une stratégie qui se dessine. En refusant de voter cette hausse, Mourad ne se contente pas de s’opposer. Il pose un jalon. Celui d’une opposition structurée, identifiable, et audible. Une opposition qui cherche à incarner une alternative crédible. À parler au-delà de son électorat. À capter un sentiment diffus dans une partie de la population : celui d’un décalage entre le discours politique et la réalité vécue. Ce positionnement n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une séquence plus large. Celle d’un début de mandat marqué par des décisions fortes de la nouvelle majorité : arrêté anti-mendicité, choix symboliques sur les drapeaux, et désormais question des indemnités. Autant de sujets qui cristallisent les tensions et structurent le débat local. Face à lui, la majorité défend une autre lecture. Elle met en avant une réorganisation des fonctions, avec moins d’adjoints, et donc une gestion qu’elle estime plus efficace. Elle insiste sur la légalité des montants. Sur le respect des cadres fixés par le Code des collectivités. Mais dans l’arène politique, la légalité ne suffit pas toujours à convaincre. Car au fond, la question dépasse les chiffres. Elle touche à la perception. À la confiance. À la capacité des élus à incarner une certaine idée de l’engagement public. La prise de parole de François Mourad marque donc un tournant. Elle installe un rapport de force. Elle annonce une mandature où chaque décision sera scrutée, discutée, contestée. Reste à savoir jusqu’où cette opposition pourra peser. Sera-t-elle en mesure d’influencer les choix ? Ou restera-t-elle dans un rôle d’alerte ? De son côté, la majorité devra convaincre que ses décisions sont cohérentes avec les engagements pris. Une chose est sûre. À Carcassonne, le débat est lancé. Et il ne fait que commencer. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci 75 000 EUROS AU CŒUR D’UNE RUPTURE ENTRE MAIRIE ET PRESSE Trois mots répétés comme un couperet. « C’est terminé ». En fin de conseil municipal, Christophe Barthès ne se contente pas d’un effet de style. Il acte une rupture. Mais derrière cette déclaration, une réalité s’impose : celle de flux financiers précis, chiffrés, réguliers, qui interrogent aujourd’hui la nature des relations entre la mairie et une partie de la presse locale. Car les chiffres existent. Ils sont connus. Et ils méritent d’être regardés en face. Selon les éléments évoqués lors de la séance, la ville de Carcassonne consacrait 37 350 euros à des campagnes de communication confiées au groupe Dépêche, notamment pour promouvoir des événements majeurs comme le festival de Carcassonne. À cela s’ajoutaient 21 201 euros d’achats d’espaces publicitaires annuels, destinés à valoriser les actions municipales, comme les animations de Noël. Enfin, environ 17 000 euros étaient versés au titre des annonces légales, publication obligatoire que la collectivité confiait à ce même groupe. Au total, ce sont donc plus de 75 000 euros par an qui transitaient entre la municipalité et ces supports. Une somme loin d’être anodine à l’échelle locale.
Face à ces montants, la réponse du groupe Dépêche se veut claire : il ne s’agit pas de subventions, mais de prestations commerciales. Une distinction juridiquement exacte. Mais politiquement, le débat ne s’arrête pas là. Car ce que ces chiffres traduisent, c’est aussi une forme de dépendance économique indirecte. Une régularité des commandes publiques. Une visibilité financière assurée. Autrement dit, un cadre de fonctionnement confortable, que d’autres médias, notamment indépendants, ne connaissent pas. C’est précisément sur ce terrain que Christophe Barthès construit son argumentaire. En dénonçant ces pratiques, il oppose deux modèles. D’un côté, une presse installée, qui a bénéficié, pendant des années, de commandes publiques significatives. De l’autre, une presse indépendante, qui affirme se financer seule, sans recours à l’argent des collectivités, et donc sans lien direct avec le pouvoir politique local. Une opposition qui séduit. Mais qui mérite, elle aussi, d’être interrogée. Car si ces 75 000 euros annuels ne sont pas illégaux, ils posent une question de fond : peut-on parler d’indépendance totale lorsque des relations financières existent, même sous forme de prestations ? Et inversement, une presse sans soutien public est-elle mécaniquement plus libre, ou simplement plus fragile ? Dans cette affaire, la réponse du groupe Dépêche apparaît, pour certains, incomplète. Elle s’appuie sur le droit. Elle oublie le contexte. Elle ne répond pas à cette réalité simple : pendant des années, ces montants ont constitué une part non négligeable de son activité locale. Dès lors, la rupture décidée par la nouvelle majorité municipale change la donne. Brutalement. Car si pour le maire, « c’est terminé », pour le groupe de presse, une nouvelle phase commence. Une phase sans ces flux financiers. Une phase où la relation devient plus distante, voire plus conflictuelle. Et dans ce contexte, la ligne éditoriale pourrait évoluer. Se durcir. Se faire plus critique. Non par principe, mais parce que l’équilibre économique et politique a été rompu. C’est là que le débat prend toute sa dimension. Car il dépasse les personnes. Il dépasse les postures. Il touche à un enjeu central de la démocratie locale : la place réelle de la presse. Une presse qui doit être libre. Une presse qui doit être indépendante. Mais une indépendance qui ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se démontre. Elle se mesure aussi, parfois, à l’aune de ses ressources. À Carcassonne, les chiffres sont désormais sur la table. 75 000 euros par an. Une rupture politique assumée. Et une question qui reste entière : dans ce nouveau paysage, qui pourra réellement revendiquer une indépendance totale ? _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CARCASSONNE : INDEMNITÉS EN HAUSSE, DETTE EN ALERTE, UNE DÉCISION QUI FRACTURE LE CONSEIL MUNICIPAL11/4/2026 FRANCOIS MOURAD N’EST PAS D’ACCORD ET NE VOTERA PAS LA HAUSSE DES INDEMNITÉS DU MAIRE BARTHÈS Peut-on appeler à la rigueur budgétaire tout en augmentant ses propres indemnités ? À Carcassonne, la question s’invite avec force au cœur du débat politique local. Ce jeudi 9 avril, lors du conseil municipal, la majorité menée par Christophe Barthès a défendu une ligne de prudence financière… tout en validant une hausse significative des rémunérations des élus. Un choix qui suscite incompréhension, critiques et tensions jusque dans l’hémicycle. Le décor est posé dès l’ouverture du débat d’orientation budgétaire. L’adjoint aux finances, Alexandre Dumont, évoque une dette de 53 millions d’euros. Le message est clair : la ville doit maîtriser ses dépenses. Une prudence que l’opposition traduit autrement. François Mourad parle d’« année blanche ». Selon lui, les marges de manœuvre sont inexistantes. Pas de nouveaux policiers municipaux. Pas de centre de santé. Peu d’investissements structurants. Une gestion sous contrainte, presque figée. Et pourtant, dans ce même conseil, une autre décision est actée. Une augmentation des indemnités des élus. Le maire voit la sienne progresser de 17 %, passant de 4 874 euros à 5 700 euros brut mensuels. Les adjoints suivent la même tendance, avec une hausse de 24 %, de 1 449 euros à 1 801 euros. Des chiffres précis. Des évolutions nettes. Et un contraste qui ne passe pas inaperçu.
Dans la vidéo de séance, François Mourad ne laisse place à aucune ambiguïté. Le ton est ferme. La posture assumée. Il refuse de voter cette augmentation. Pas seulement par opposition politique. Mais par cohérence, dit-il. Dans un contexte budgétaire contraint, cette décision lui apparaît déconnectée. Il insiste. Il répète. Il martèle l’idée d’un mauvais signal envoyé à la population. Un refus clair. Sans détour. Autour de lui, les critiques se multiplient. Daniel Iché parle d’un geste « contradictoire ». Alix Soler-Alcaraz dénonce un décalage entre les promesses de campagne et les décisions actuelles. La baisse de la taxe foncière annoncée ne se concrétise pas. Pire, elle pourrait augmenter sous l’effet des bases nationales. Le discours politique se heurte à la réalité des chiffres. Face à ces attaques, Christophe Barthès avance un argument. Une baisse globale de 9 % de l’enveloppe des indemnités. Une justification qui repose notamment sur la réduction du nombre d’adjoints et la suppression de certains avantages. Mais là encore, les chiffres interrogent. L’enveloppe globale passe de 29 053 euros en 2020 à 33 233 euros en 2026. Une hausse réelle de plus de 4 000 euros mensuels. Soit plus de 50 000 euros supplémentaires par an. Les oppositions pointent une incohérence. Elles parlent de symbole. Elles évoquent un décalage avec le quotidien des habitants. Dans un contexte où les investissements sont limités, où les attentes restent fortes, cette décision apparaît, pour certains, difficilement défendable. Mais au-delà des chiffres, c’est une ligne politique qui se dessine. Une majorité qui assume ses choix. Une opposition qui s’organise et se structure. Et un conseil municipal qui devient le théâtre d’un affrontement plus large. Celui de deux visions de la gestion publique. Le prochain rendez-vous est déjà fixé. Le 30 avril. Le vote du budget s’annonce tendu. François Mourad et son groupe ont prévenu. Ils ne voteront pas en l’état. Ils attendent des engagements. Des actes. Pas seulement des discours. À Carcassonne, le débat ne fait que commencer. Et une chose est certaine. Les chiffres, eux, ne disparaîtront pas. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci ENTRE FINANCES, DÉCHETS ET SANTÉ, LE LIMOUXIN FACE À SES DÉFIS STRUCTURELS Derrière le protocole bien rodé des installations officielles, une autre réalité s’invite désormais dans les assemblées locales : celle d’un débat de fond sur la gestion, l’efficacité et l’avenir des territoires. Ce mercredi 8 avril 2026, à Limoux, le conseil d’installation de la Communauté de communes du Limouxin n’a pas échappé à cette règle. Au-delà des votes attendus, une voix s’est fait entendre. Celle d’une opposition qui entend peser. Et questionner. Comme le veut la tradition, une candidature symbolique à la présidence a été présentée par le groupe Tous pour Limoux, portée aux côtés de Maxime Bot. Un geste politique classique. Mais un geste qui, cette fois, s’accompagne d’un message clair : celui d’une volonté d’ouvrir le débat sur les choix structurants de l’intercommunalité. Car le ton est donné dès les premières prises de parole. Au cœur des préoccupations, un sujet sensible et déterminant : les finances. L’opposition réclame la mise en place d’un audit financier complet. Une demande loin d’être anodine. Il y a cinq ans, la Cour des comptes pointait déjà du doigt la gestion de l’intercommunalité. Aujourd’hui, la question se pose avec acuité : où en est réellement la situation ? Quelles sont les marges de manœuvre ? Et surtout, quelles économies peuvent encore être réalisées sans fragiliser les services publics ? Cet audit, s’il venait à être engagé, permettrait également de lever le voile sur des dossiers précis, à commencer par le coût de fonctionnement du pôle culturel. Un équipement emblématique. Mais aussi potentiellement coûteux. L’idée d’une délégation de service public sur une partie de la programmation est évoquée. Une piste qui interroge. Faut-il externaliser pour mieux maîtriser les dépenses ? Ou au contraire préserver une gestion publique garante d’une politique culturelle ambitieuse ?
Autre point de friction : la gestion des déchets. Avec une taxe d’enlèvement des ordures ménagères fixée à 18,25 %, soit le double de la moyenne nationale estimée autour de 9 %, le sujet devient explosif. Pour l’opposition, une chose est certaine : il est possible de faire mieux. Et moins cher. Reste à savoir comment. Réorganisation du service ? Mutualisation ? Réduction des coûts structurels ? Autant de pistes qui nécessitent des choix politiques assumés. Dans ce contexte, certaines propositions se veulent plus offensives. Comme la création d’une cuisine centrale intercommunale. Derrière ce projet, une ambition multiple : améliorer la qualité des repas dans les cantines, soutenir les circuits courts, valoriser les producteurs locaux et renforcer l’éducation alimentaire des jeunes générations. Une idée qui s’inscrit dans l’air du temps. Mais qui suppose des investissements lourds et une coordination fine entre les acteurs. La question de la santé, elle aussi, s’impose comme un enjeu majeur. Le territoire n’échappe pas à la problématique des déserts médicaux. Pour y répondre, l’opposition propose d’élargir les dispositifs d’aide à l’installation des professionnels de santé. Une mesure incitative, déjà expérimentée ailleurs, mais dont l’efficacité dépend largement de son attractivité réelle et de l’accompagnement proposé. Sur le volet économique, le Limouxin entend également jouer une carte stratégique : celle de l’œnotourisme. La création d’un groupement d’intérêt public est évoquée pour structurer l’offre et fédérer les acteurs publics et privés. L’objectif est clair : faire du territoire une destination incontournable, capable de valoriser ses atouts viticoles. Une ambition cohérente. Mais qui nécessitera une gouvernance solide et une vision partagée. Autre dossier emblématique : celui de la distribution des eaux d’Alet. Un sujet sensible, ancré dans les attentes locales. L’opposition appelle à accélérer le projet et à mieux écouter les habitants. Là encore, la question de la gouvernance et de la transparence se pose avec force. Enfin, une dimension politique plus large s’invite dans le débat. L’appel à travailler avec Julien Rancoule, également membre de l’assemblée, traduit une volonté de dépasser les clivages pour obtenir des résultats concrets. Subventions, développement économique, accès aux soins : les leviers existent. Encore faut-il les activer efficacement. Au fond, ce conseil d’installation marque peut-être un tournant. Celui d’une intercommunalité appelée à sortir d’une logique de gestion routinière pour entrer dans une dynamique de débat et d’action. L’opposition, de son côté, affiche ses intentions : être présente, vigilante, constructive. Mais aussi exigeante. Reste une question essentielle. La Communauté de communes du Limouxin saura-t-elle devenir autre chose qu’une simple chambre d’enregistrement ? Sera-t-elle capable d’incarner un véritable lieu de décision, au service du territoire ? Dans un contexte économique tendu et face à des attentes croissantes, le défi est immense. Et le temps, lui, ne suspend jamais son cours. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci CARCASSONNE AGGLO : LA VILLE CENTRE ÉCARTÉE, LA POLÉMIQUE ENFLE AUTOUR D’UNE GOUVERNANCE CONTESTÉE10/4/2026 L’ANCIEN DÉPUTÉ MAIRE PEREZ EST EN COLÈRE ET NE MÂCHE PAS SES MOTS Carcassonne peut-elle être gouvernée sans Carcassonne ? La question, brutale, s’impose depuis la mise en place du nouvel exécutif de l’agglomération. Car derrière une mécanique institutionnelle bien huilée, une fracture politique et territoriale apparaît au grand jour. Et elle fait déjà réagir. Dans un message sans détour, Jean-Claude Perez exprime sa colère. Le ton est grave. Les mots sont forts. « Carcassonne humiliée, bafouée, supprimée », écrit-il, dénonçant l’absence de représentation de la ville centre au sein de l’exécutif de l’agglomération. Une situation qu’il juge incompréhensible au regard du poids de la commune : 40 % de la population, près de la moitié de la fiscalité. Au-delà de l’indignation, l’ancien élu avance un argument politique. Selon lui, la question ne se limite pas à l’opposition issue du Rassemblement National. Il rappelle l’existence de 11 conseillers communautaires « républicains » carcassonnais qui, à ses yeux, auraient pu être associés à la gouvernance. Une manière de pointer un choix assumé d’exclusion plutôt qu’un simple effet mécanique des équilibres électoraux. Le débat dépasse rapidement les cercles politiques. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient. Certains habitants dénoncent une forme d’injustice démocratique. D’autres rappellent que le maire de Carcassonne, élu au suffrage universel, ne peut être ignoré dans la construction intercommunale. « Les Carcassonnais ont voté, c’est leur choix », écrit un internaute, interrogeant la cohérence d’un système où la ville principale contribuerait financièrement sans participer aux décisions.
Face à ces critiques, Jean-Claude Perez maintient sa position. Il rappelle un précédent. À la création de l’agglomération, sous l’impulsion de Raymond Chesa, un consensus avait été trouvé entre élus urbains et ruraux. Un équilibre politique, mais aussi territorial, qui avait permis de bâtir une gouvernance partagée. « Sans ce consensus, rien n’aurait été possible », insiste-t-il. Il pointe également une responsabilité historique. Selon lui, la démission passée de certaines équipes municipales carcassonnaises a contribué à fragiliser cette représentation au sein de l’exécutif. Une situation dont les conséquences se feraient encore sentir aujourd’hui. Au fond, c’est bien la question de l’équilibre du territoire qui est posée. Urbain contre rural ? Majorité contre opposition ? L’équation est complexe. Car l’intercommunalité repose précisément sur cette articulation fragile entre communes. « Le rural n’est rien sans l’urbain, et inversement », rappelle l’ancien maire. Une évidence théorique. Mais une réalité politique parfois plus difficile à traduire. Dans cette affaire, un autre enjeu apparaît en filigrane : celui de la représentation démocratique. Faut-il intégrer toutes les sensibilités au sein de l’exécutif, au nom du pluralisme ? Ou respecter strictement les rapports de force issus des urnes ? La réponse n’est pas simple. Elle engage une vision de la gouvernance locale. Une chose est sûre. Cette séquence laisse des traces. Et pourrait avoir un coût politique à moyen terme, comme le suggère Jean-Claude Perez lui-même. Car au-delà des institutions, c’est la perception des citoyens qui se joue. Celle d’un pouvoir partagé… ou confisqué. Alors, Carcassonne est-elle réellement mise à l’écart ? Ou assiste-t-on à l’application stricte d’un rapport de forces démocratique ? Entre légitimité électorale et nécessité de compromis, la gouvernance intercommunale révèle ici toutes ses tensions. Et pose, une fois encore, une question essentielle : comment faire coexister efficacité politique et représentation équitable d’un territoire ? _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci INDEMNITÉS EN HAUSSE : UNE DÉCISION LÉGALE MAIS POLITIQUEMENT EXPOSÉE C’est un moment clé qui s’ouvre cet après-midi à Carcassonne. À peine installé, le nouveau maire Rassemblement national Christophe Barthès engage déjà un choix fort, hautement politique : celui d’augmenter les indemnités des élus. Une décision qui interroge. Une décision qui marque. Et surtout, une décision qui pose une question simple mais essentielle : comment un pouvoir fraîchement élu entend-il incarner sa promesse auprès des citoyens ? Ce jeudi 9 avril à 16 heures, le conseil municipal se réunit pour la première fois depuis l’élection du 29 mars. À l’ordre du jour, plusieurs délibérations financières. Mais deux d’entre elles concentrent déjà toutes les attentions : celles concernant les indemnités du maire, de ses adjoints et des conseillers municipaux délégués. Car les chiffres sont clairs. Et ils parlent d’eux-mêmes. L’indemnité mensuelle brute du maire passe de 4 875 € en 2020 à 5 700 € aujourd’hui. Une hausse de 826 €, soit +17 %. Dans le même temps, l’indice de base servant au calcul, lui, n’a progressé que de 5,70 %. Un écart significatif. Une stratégie assumée. Christophe Barthès choisit en effet d’appliquer un taux de base inférieur au maximum autorisé, mais compense largement grâce aux majorations possibles liées au statut de Carcassonne : chef-lieu de département, ville touristique, commune éligible à certaines dotations. Résultat : une indemnité finale qui atteint 138,70 % de l’indice brut terminal, bien au-dessus des 125,50 % appliqués en 2020. Le message politique est subtil, mais réel. Sur le papier, le maire peut affirmer ne pas utiliser le maximum légal de base. Dans les faits, le mécanisme des majorations permet d’atteindre un niveau proche de celui des grandes villes. Une ligne de crête entre affichage de modération et optimisation réglementaire.
Même logique du côté des adjoints. Ils sont désormais 10, contre 12 auparavant. Mais chacun voit son indemnité grimper à 1 801 € brut mensuel, soit une hausse de plus de 24 % par rapport à 2020. Une augmentation bien supérieure à l’évolution de l’indice. L’argument avancé par la majorité repose sur la réduction du nombre d’adjoints : moins nombreux, donc plus impliqués, donc mieux rémunérés. Pourtant, là encore, les chiffres nuancent cette lecture. L’enveloppe globale des indemnités des adjoints augmente malgré tout. Quant aux conseillers municipaux délégués, leur indemnité progresse plus modestement, passant de 472 € à 501 €, soit +6,20 %. Une évolution cette fois cohérente avec celle de l’indice de référence. Mais le sujet ne s’arrête pas aux seules fonctions municipales. Christophe Barthès cumule également un mandat de conseiller régional, pour lequel il perçoit 2 709 € mensuels. En ajoutant ses nouvelles indemnités de maire et celles liées à l’agglomération, le total approche les 8 400 € brut mensuels, soit à seulement quelques centaines d’euros du plafond légal autorisé. Une situation parfaitement légale, mais politiquement sensible dans un contexte où la question du pouvoir d’achat reste centrale. Au total, l’enveloppe globale des indemnités votées aujourd’hui atteint 33 233 € mensuels, contre 29 053 € en 2020. Soit une hausse de plus de 4 000 € par mois. Plus de 50 000 € supplémentaires par an. Une progression de 14,40 %, là encore très supérieure à l’évolution des indices. Alors que penser de cette première décision structurante du mandat ? Pour ses soutiens, il s’agit d’un ajustement logique, rendu possible par les règles en vigueur, et compensé par une organisation plus resserrée. Pour ses opposants, c’est un signal politique contradictoire, en décalage avec le discours d’un "parti du peuple". Une chose est certaine : ce premier conseil municipal ne se limite pas à une simple délibération technique. Il fixe une méthode. Il donne un ton. Il trace une ligne. Et au fond, la question dépasse les chiffres. Elle est ailleurs. Dans la perception. Dans la cohérence. Dans la confiance. Car en politique, surtout au début d’un mandat, chaque décision compte. Et celle-ci pourrait bien rester comme l’un des premiers marqueurs forts de l’ère Barthès à Carcassonne. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci |
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