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L’HOMME QUI MURMURAIT AUX OREILLES DU RN Il n’a jamais été élu au suffrage direct à un mandat majeur. Il n’a jamais mené de campagne décisive en son nom. Et pourtant, il entre aujourd’hui à l’Assemblée nationale. L’itinéraire de Édouard Jordan intrigue, interroge et divise. Car derrière cette trajectoire atypique, une question s’impose : assiste-t-on à l’émergence d’un talent politique discret… ou à la démonstration d’une stratégie parfaitement maîtrisée des rouages du pouvoir ? Tout commence dans les rangs classiques de la droite. Nous sommes en 2007. Le jeune militant s’engage chez les Jeunes UMP. Rien d’exceptionnel, en apparence. Mais très vite, le parcours se structure. Édouard Jordan apprend les codes, gravit les échelons, s’impose dans l’appareil. Référent local, puis responsable départemental, il construit patiemment son réseau. Une progression sans éclat médiatique, mais constante. En 2021, à 33 ans, il franchit un cap. Il devient secrétaire départemental des Républicains dans l’Aude, succédant à Michel Py. À ce moment-là, il incarne une relève. Une nouvelle génération censée redonner un souffle à une droite affaiblie localement. Le discours est mesuré. L’attitude, prudente. Il parle de rassemblement, de travail, d’écoute. Rien ne dépasse. Mais déjà, en arrière-plan, les lignes bougent. Car la droite traditionnelle vacille. Et avec elle, ses cadres doivent choisir. Rester. Ou évoluer. À partir de 2023, les signaux se multiplient. Le rapprochement d’Édouard Jordan avec le RPR — structure à l’inspiration gaulliste mais largement perçue comme une passerelle vers le Rassemblement National — ne passe pas inaperçu. En interne, les tensions montent. Jusqu’à la rupture. En février 2024, la sanction tombe : exclusion des Républicains, alors dirigés par Éric Ciotti. Un désaveu ? Peut-être. Mais surtout, un point de bascule. Car là où beaucoup auraient reculé, lui avance.
Il prend la tête du RPR dans l’Aude, puis en Occitanie. Une structure politique hybride, aux contours flous, mais à l’utilité stratégique évidente : servir de trait d’union entre une partie de la droite classique et l’univers du RN. Une zone grise. Un espace d’influence. Dans cette recomposition, Édouard Jordan trouve sa place. Mieux : il s’y installe. Son rapprochement avec Christophe Barthès marque un tournant décisif. Les deux hommes se connaissent de longue date. La relation dépasse le simple cadre politique. Confiance personnelle. Vision commune. Objectif partagé. Jordan devient suppléant. Puis soutien actif. Puis rouage essentiel. En 2025, il prend du galon. Nommé secrétaire régional du RPR en Occitanie par Franck Allisio, il confirme son intégration dans une stratégie plus large. Celle d’un ancrage territorial du RN et de ses satellites. La suite s’accélère. En 2026, la victoire municipale de Christophe Barthès à Carcassonne rebat les cartes. Le député devient maire. Et mécaniquement, son suppléant hérite du siège à l’Assemblée nationale. Sans vote direct. Sans campagne personnelle. Mais avec une efficacité redoutable. Une ascension silencieuse. Calculée. Implacable. Car au fond, le parcours d’Édouard Jordan repose sur une constante : la maîtrise du temps politique. Attendre le bon moment. Saisir l’ouverture. Avancer sans s’exposer inutilement. Une stratégie de l’ombre, parfaitement adaptée à une époque où les alliances se font et se défont plus vite que les convictions ne s’affichent. Dès lors, une lecture s’impose. Plus qu’un simple élu, Édouard Jordan apparaît comme un opérateur politique. Un homme de réseau. Un facilitateur de recomposition. Certains, dans les cercles locaux, le disent sans détour : Édouard Jordan, l’homme qui murmure aux oreilles du RN. Une formule frappante. Presque dérangeante. Mais révélatrice d’une influence qui dépasse les apparences. Reste maintenant l’épreuve du réel. Car devenir député, ce n’est plus organiser. Ce n’est plus coordonner. Ce n’est plus anticiper. C’est incarner. Et c’est là que tout commence. Que vaut une trajectoire construite en coulisses face à l’exigence de transparence démocratique ? Que vaut une légitimité politique sans confrontation directe avec les électeurs ? Et surtout : que vaut une parole lorsqu’elle n’a pas encore été éprouvée publiquement ? Édouard Jordan arrive à un moment charnière. Celui où la stratégie doit laisser place à la responsabilité. Acceptera-t-il ce passage ? Acceptera-t-il de répondre, d’expliquer, de débattre, y compris face à des questions directes, dérangeantes, sans filtre ? Ou choisira-t-il la prudence. Le contrôle. Le silence. Comme son prédécesseur et mentor, Christophe Barthès, face à notre micro tendu ? Car au fond, la question est simple. Et elle est politique. Peut-on durablement exercer le pouvoir sans jamais vraiment se confronter à ceux qui l’observent, le questionnent, le challengent ? Dans une démocratie vivante, le silence n’est jamais neutre. Il protège. Il évite. Il contourne. Mais tôt ou tard, il expose. À vous de répondre monsieur Le Député… _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci DESSINER LA VILLE À LA MAIN : LE PARI AUDACIEUX D’UN ARTISTE À CONTRE-COURANT DU NUMÉRIQUE15/4/2026 MONSIEUR MOUSTACHE, L’HOMME QUI DESSINE MA MAISON À l’heure où l’intelligence artificielle génère des images en quelques secondes et où les logiciels d’architecture dominent le secteur, peut-on encore défendre le dessin à main levée ? À Narbonne et dans ses environs, un artiste fait ce choix à rebours des tendances. Un choix assumé. Presque militant. Derrière le projet « Dessine-moi… », lancé le 1er janvier 2025, se cache un parcours singulier. Celui d’un professionnel du bâtiment devenu dessinateur architectural. Formé sur le terrain, au contact d’architectes, de promoteurs ou de maîtres d’œuvre, il a longtemps utilisé le croquis comme un outil. Un support d’explication. Une aide à la décision. Aujourd’hui, il en fait un art à part entière. Le virage est clair. Là où les images numériques cherchent la précision technique, lui revendique l’émotion. Le trait est libre. Parfois imparfait. Mais toujours incarné. À l’heure des logiciels et de l’IA, il fait le choix de perpétuer le dessin à la main pour procurer une autre sensation. Une autre lecture du réel. Le processus, lui, reste rigoureux. Chaque œuvre suit plusieurs étapes : analyse de la photo, croquis au crayon, encrage au feutre fin, puis mise en couleur à l’aquarelle. Une progression classique. Presque académique. Mais qui contraste avec la rapidité des outils numériques actuels. Ses réalisations s’ancrent dans le territoire. Narbonne, Gruissan, Carcassonne. Des lieux familiers, mais revisités. La cour d’honneur, le cloître, le pont des Marchands ou encore la cité médiévale deviennent des sujets artistiques. Le regard change. Les perspectives se déplacent. Le patrimoine se raconte autrement.
Ce travail ne reste pas confidentiel. Expositions, marchés d’art, collaborations locales : l’artiste s’inscrit dans une dynamique active. Présent dans plusieurs événements régionaux, il expose notamment à Narbonne, Paraza ou Ouveillan. Il bénéficie aussi d’une visibilité médiatique, avec des relais dans la presse régionale et des interviews radio. Au-delà de la production artistique, c’est une posture qui interpelle. Dans un monde saturé d’images, le retour au dessin manuel pose question. Est-ce un simple effet de mode ? Une nostalgie ? Ou au contraire une réponse à un besoin plus profond : ralentir, ressentir, redonner du sens ? Car le succès croissant des œuvres artisanales semble traduire une attente. Celle d’un lien plus direct avec la création. D’une authenticité que le numérique, malgré ses performances, peine encore à reproduire totalement. Reste une interrogation. Ce modèle peut-il s’imposer durablement face à la puissance des outils digitaux ? Ou restera-t-il une niche, réservée à quelques passionnés et amateurs d’art ? Une chose est certaine. En choisissant de dessiner à la main ce que d’autres produisent à la machine, « Dessine-moi… » ne se contente pas de créer des images. Il propose une autre manière de voir. Et peut-être, déjà, une autre manière de penser notre rapport au monde visuel. _________________________________________________________________ Ludovic BEUZERON, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci |
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