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ET SI LE TRAVAIL N’ÉTAIT PLUS LA CONDITION DE LA SURVIE ? Un nouveau livre est en préparation. Son auteur, Ludovic BEUZERON, journaliste, entrepreneur et coordinateur régional Occitanie de la Fédération Nationale des Auto-Entrepreneurs, prévoit de l’écrire au cours de l’été. Le projet s’appuie sur près de vingt-quatre mois de recherches, d’échanges et d’observations de terrain. Au fil de son engagement auprès des travailleurs indépendants, des créateurs d’entreprise et des entrepreneurs, Ludovic BEUZERON a constaté une inquiétude grandissante. Beaucoup s’interrogent sur leur avenir. Que deviendra leur activité lorsque l’intelligence artificielle, les logiciels automatisés et la robotisation transformeront plus vite les métiers que notre société ne parvient à les accompagner ? Depuis plus de deux siècles, notre modèle repose sur une mécanique simple. Travailler pour gagner un revenu. Gagner un revenu pour consommer. Consommer pour faire tourner l’économie. Et faire tourner l’économie pour créer de nouveaux emplois. Cette chaîne a construit la société moderne. Elle a accompagné l’industrialisation, l’innovation, l’amélioration des conditions de vie et l’allongement de l’espérance de vie. Elle a permis à des millions de personnes d’accéder à des biens, des soins et un confort autrefois réservés à une minorité.
Mais cette équation, longtemps considérée comme naturelle, commence à être interrogée. Car le monde du travail se transforme à une vitesse inédite. L’intelligence artificielle, la robotisation, l’automatisation et les outils numériques prennent déjà en charge une part croissante des tâches autrefois réalisées par des femmes et des hommes. Dans les usines, les entrepôts, les bureaux, les services clients, la logistique, la comptabilité ou la création de contenus, les machines assistent, accélèrent ou remplacent certaines missions humaines. La révolution qui s’annonce pourrait être comparable à celle de la machine à vapeur ou de l’électricité. Avec une différence majeure : elle touche tous les secteurs à la fois. Les métiers manuels comme les métiers intellectuels. Les grandes entreprises comme les indépendants. Les emplois peu qualifiés comme les professions les plus diplômées. Dès lors, une question devient impossible à contourner : si les machines produisent demain une part croissante de la richesse nationale, pourquoi le droit de vivre dignement resterait-il exclusivement lié au travail humain ? Il ne s’agit pas de supprimer le travail. Le travail demeure une source de revenu, mais aussi de lien social, de reconnaissance, de création et d’utilité. Il structure encore la vie de millions de personnes. Les entrepreneurs continueront d’entreprendre. Les artisans continueront de produire. Les artistes continueront de créer. Les enseignants continueront de transmettre. Les chercheurs continueront d’innover. Mais faut-il accepter qu’un citoyen soit contraint d’occuper n’importe quel emploi, dans n’importe quelles conditions, uniquement pour se loger, se nourrir et vivre correctement ? C’est ici qu’une autre idée peut être discutée : celle d’un dividende universel. Il ne s’agirait pas d’une aide sociale, ni d’une allocation versée en contrepartie de l’inaction. Il s’agirait de reconnaître à chaque citoyen une part de la richesse produite collectivement par le pays. Les infrastructures, l’école, la recherche, les réseaux, les services publics, les connaissances accumulées et la stabilité nationale rendent possible la création de richesse. Une entreprise innovante ne part jamais de rien. Elle s’appuie sur le travail de générations de chercheurs, d’ingénieurs, d’enseignants, d’entrepreneurs, de salariés et de citoyens. Aujourd’hui, lorsqu’une entreprise automatise une activité, les gains de productivité profitent d’abord aux détenteurs du capital. C’est la règle actuelle. Mais demain, une partie de ces gains pourrait-elle bénéficier à l’ensemble de la population ? Dans ce modèle, chaque Français deviendrait en quelque sorte copropriétaire d’une fraction du patrimoine productif national. Le progrès technologique ne serait plus seulement une source de profits pour quelques-uns. Il pourrait aussi devenir une garantie collective contre la précarité. L’objectif ne serait pas de rémunérer l’inaction. Il serait de garantir que personne ne soit condamné à accepter un emploi indigne, à subir une pauvreté durable ou à vivre dans l’angoisse parce que son métier a été remplacé par une machine. Le véritable enjeu n’est pas de supprimer l’effort. Il est de supprimer la peur du lendemain. Une société où la survie ne dépendrait plus uniquement du travail pourrait libérer une part considérable de l’énergie humaine. La créativité. La relation humaine. L’éducation. La culture. La solidarité. L’engagement citoyen. La recherche. La transmission des savoirs. Autant de domaines que les machines pourront accompagner, mais difficilement remplacer. Ce débat ne relève plus de la science-fiction. Il devient une question politique, économique et philosophique majeure. L’intelligence artificielle progresse. Les robots gagnent du terrain. Les outils numériques modifient les métiers à une vitesse que les lois et les protections sociales peinent parfois à suivre. La société de demain ne sera probablement ni celle du capitalisme traditionnel, ni celle des modèles collectivistes du siècle dernier. Elle pourrait inventer une autre voie : une forme de copropriété nationale de la richesse, dans laquelle chaque citoyen bénéficierait directement d’une partie de la valeur créée par les technologies qui transforment déjà notre monde. La question n’est donc pas de savoir si une société sans travail est possible. La vraie question est plus profonde : pouvons-nous construire une société dans laquelle le travail ne serait plus la condition de la dignité humaine ? À travers ce futur ouvrage, Ludovic BEUZERON souhaite ouvrir une réflexion citoyenne, sans prétendre imposer une réponse définitive. Le sujet concerne tout le monde : salariés, indépendants, entrepreneurs, jeunes, retraités, élus, employeurs et citoyens. Et vous, qu’en pensez-vous ? Le travail doit-il rester la condition première pour vivre dignement ? Les gains de productivité liés aux machines doivent-ils être mieux partagés ? Le débat est ouvert. ____________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédits : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Le portail : https://c11.media 🎬 La chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 La radio : https://radio.c11.media ✍️ Donnez votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media De Narbonne à Castel, de Limoux à Trèbes, dans l’Aude « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci
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