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SÉCURITÉ LOCALE : LA FIN D’UNE COOPÉRATION QUI INTERROGE La sécurité peut-elle devenir un enjeu politique local au point de fragiliser tout un territoire ? À Lézignan-Corbières, la question se pose avec acuité. La décision de mettre fin à la convention de police pluricommunale, qui liait la ville centre à six communes voisines, provoque incompréhension, inquiétude… et parfois colère. Le dispositif, mis en place en 2025, répondait pourtant à une réalité simple. Des villages confrontés à des incivilités du quotidien. Dépôts sauvages. Dégradations. Stationnements anarchiques. Excès de vitesse. Autant de problématiques concrètes. Et des moyens limités pour y faire face. D’où cette coopération, jugée alors « évidente » par le maire de Lézignan, Gérard Forcada, lors de sa signature en décembre 2024. Concrètement, deux policiers municipaux intervenaient chaque semaine dans six communes : Ferrals, Fabrezan, Fontcouverte, Boutenac, Luc-sur-Orbieu et Cruscades. Trois à cinq heures de présence. Peu sur le papier. Mais souvent déterminant sur le terrain. Une présence visible. Rassurante. Efficace. Un équilibre fragile. Mais un équilibre qui semblait fonctionner. Jusqu’au 10 avril dernier. Au lendemain des élections à la tête de la communauté de communes, Gérard Forcada annonce la non-reconduction de la convention. Une décision brutale. Et justifiée par des tensions politiques. « Il n’est plus acceptable que les efforts des Lézignanais servent un système où le chantage politique devient une méthode », déclare-t-il.
Dans les communes concernées, les réactions varient. Mais toutes traduisent un malaise. À Boutenac, la déception est palpable. « C’est une surprise », confie la maire Sylvie Raynaud. Elle évoque une décision « prise à la va-vite ». Et surtout un manque de dialogue. « Ça aurait mérité au moins un appel », regrette-t-elle. Sur le fond, elle insiste : les services étaient payés. Et jugés utiles. À Fabrezan, l’heure est à l’interrogation. Isabelle Gea s’interroge sur la suite. « Est-ce que la discussion est encore possible ? » demande-t-elle. Le constat est clair : les agents connaissaient le terrain. Le lien était établi. L’efficacité reconnue. Même ton à Cruscades. Son maire, Jean-Claude Morassuti, pointe une annonce « soudaine ». Trop rapide pour permettre une anticipation. Trop brutale pour organiser une alternative. D’autres élus adoptent une posture plus mesurée. À Luc-sur-Orbieu, Philippe Lézina rappelle qu’il avait déjà envisagé de ne pas reconduire la convention. Une autre option est en cours : la création d’un poste de garde champêtre. Une solution locale. Plus autonome. À Ferrals, Alain Valéro reste dans l’attente. Aucune notification officielle. Mais l’espoir d’un rebond. D’une nouvelle organisation. Peut-être sous une autre forme. Derrière ces réactions, une réalité s’impose. Celle d’un territoire rural confronté à des besoins de sécurité croissants. Et à des moyens limités. La coopération apparaissait comme une réponse pragmatique. Sa disparition pose une question simple : comment faire désormais ? Car au-delà des tensions politiques, ce sont les habitants qui pourraient en subir les conséquences. Moins de présence. Moins de prévention. Et potentiellement, plus d’incivilités. Reste un point juridique. La convention, conclue pour trois ans, prévoit un préavis de six mois en cas de rupture. Une donnée qui pourrait encore ouvrir la voie à des discussions. À condition de le vouloir. Dans ce dossier, une certitude. La sécurité ne peut être une variable d’ajustement. Elle engage la confiance. Et la cohésion d’un territoire. Alors, cette décision marque-t-elle une rupture définitive ? Ou un épisode dans un bras de fer politique ? L’avenir le dira. Mais une chose est sûre. Dans les villages concernés, l’inquiétude, elle, est bien réelle. _________________________________________________________________ Jean Michel JUMEAU, journaliste indépendant. C11.MEDIA et La Voix des Citoyens Membre actif de la #fnjmi 🇫🇷 Rédaction : Press’K - Tous droits réservés 2026 Crédit photographique : DR, image d’illustration, Buzee Prod 📱 Téléchargez notre application : https://c11.media 🎬 Vous regardez notre chaine TV sur : https://tv.c11.media 🎤 Vous écoutez la radio sur : https://radio.c11.media ✍️ Donner votre avis sur : https://fr.trustpilot.com/review/c11.media Dans l’Aude : « C’est le média qui vous donne la parole » #c11media #journaliste #information #citoyen #aude #occitanie #vousdonnelaparole ⚠️ Pour nous soutenir, n’oubliez pas de LIKER cet article et le partager… Merci
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